Alexandre Leroy, président de la FAGE, à Matignon, le 11 mars 2016.

Invités à Matignon, vendredi 11 mars, dans la dernière ligne droite en concertation sur la future loi travail, après l’ensemble des manifestations du 9 mars qui ont réuni une centaine de milliers de jeunes, l’ensemble des syndicats étudiants (UNEF et FAGE) et lycéens (FIDL, UNL, SGL) sont restés sur leur faim. L’UNEF et l’ensemble des trois organisations lycéennes ont jugé que le gouvernement campait sur ses positions, et appelé à amplifier la mobilisation pour obtenir le retrait du projet. Le gouvernement veterans administration devoir amadouer la FAGE s’il veut diviser l’ensemble des opposants au projet, éviter une fronde généralisée, et garder united nations partenaire de négociation du côté plusieurs étudiants. Est-il prêt à en payer le prix ?

Manuel Valls, qui a reçu l’ensemble des organisations de jeunesse avec le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, et la ministre du travail, Myriam El Khomri, a dit vouloir « bâtir united nations compromis dynamique et ambitieux ». Il semble difficile à atteindre avec l’UNEF ou peut-rrtre un l’ensemble des syndicats lycéens. A Matignon, explique le président de l’UNEF, William Martinet, « aucune de nos propositions n’a été discutée sérieusement, mais à chaque fois reportée à united nations autre débat, une autre négociation, united nations autre projet de loi »… Sa délégation a notamment demandé – sans succès – de conditionner l’ensemble des exonérations de cotisations sociales difficile l’ensemble des primes à l’embauche à la conclusion d’un CDI. L’ensemble des annonces de Manuel Valls seront scrutées de près, mais l’heure est à la préparation en suite : journée d’action lycéenne et étudiante jeudi 17 mars, grève et manifestation interprofessionnelle le 31 mars.

« Le gouvernement a maintenant le choix entre la négociation et la confrontation, prévient Alexandre Leroy, le président en FAGE. L’ensemble des 130 000 jeunes qui sortent chaque année du système scolaire sans qualification sont vraiment précaires. Cela justifie que l’on puisse encore sauver ce projet de loi pour ce qu’il devait être au départ. Mais c’est au gouvernement d’en décider. »

La concurrence exacerbée entre l’ensemble des deux premiers syndicats étudiants peut néanmoins servir M. Valls. En progression ces dernières années, la FAGE est désormais au coude-à-coude, en termes de représentativité, avec l’UNEF. A Matignon, la FAGE a défendu la reconnaissance d’un « droit universel à la formation ». La ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a qualifié vendredi cette proposition d’« intéressante ». En pratique, la FAGE propose de muscler le compte personnel d’activité, en le dotant de beaucoup plus de droits que dans le projet initial. Et elle demande united nations engagement d’étendre aux 900 000 jeunes aujourd’hui sans aucune qualification le dispositif « garantie jeunes », qui en concerne aujourd’hui 50 000. Or Myriam El Khomri était en visite, vendredi après-midi, dans une mission locale aux Ulis (Essonne), pour vanter ce dispositif, qu’elle a qualifié de « réponse intelligente » au chômage plusieurs 18-25 ans.

Mais l’annonce d’un simple « paquet jeunesse » ne suffira pas. « Nos propositions ne sont pas à choisir à la carte. Si on l’ensemble des intègre, on aura united nations projet de loi intéressant, sinon, c’est que le gouvernement veut la rupture du dialogue », estime Alexandre Leroy. Effectivement, il demande aussi le retrait de quatre mesures « agressives » du projet de loi : hausse du temps de travail plusieurs apprentis, facilitation plusieurs licenciements économiques, plafonnement plusieurs indemnités de licenciement abusif et droit unilatéral de l’employeur de modifier l’organisation plusieurs horaires de travail. Le prix à payer pour éviter de consommer la rupture avec l’ensemble des jeunes.

Au coude-à-coude

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La FAGE laisse jusqu’au lundi 14 mars à Manuel Valls pour adopter ses amendements. Lundi, effectivement, le premier ministre fera la « restitution » plusieurs entretiens avec l’ensemble des partenaires sociaux et pourrait annoncer plusieurs inflexions. Reste à savoir si elles seront suffisantes :

Mesures « agressives »

Expérimentée depuis 2013, la « garantie jeunes » est united nations contrat d’un an entre united nations jeune et une mission locale pour l’emploi, qui lui garantit une indemnité équivalente au revenu de solidarité active (RSA) et united nations accompagnement personnalisé vers le retour à l’emploi, à la formation, à united nations stage. A ce stade, elle est financée componen une initiative européenne pour l’emploi plusieurs jeunes. « Une évaluation est en cours mais l’ensemble des premières remontées montrent que 50 % à 60 % plusieurs jeunes sortent du dispositif en ayant remis le pied à l’étrier, avec united nations emploi en CDD, voire en CDI, ou peut-rrtre un une formation », explique Antoine Dulin, rapporteur d’un avis sur le sujet au Conseil économique, social et environnemental.

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Sans quoi, dès lundi soir, il mobilisera ses troupes. « Nous avons montré à la rentrée, avec la mobilisation plusieurs filières Staps ou peut-rrtre un plusieurs infirmiers, que nous savons organiser plusieurs cortèges », ajoute-t-il. Entre-temps, le syndicat étudiant devait être présent, samedi 12 mars, sur l’ensemble des places plusieurs grandes villes avec l’ensemble des autres syndicats « réformistes » (CFDT, CFTC, UNSA…) pour informer et débattre en future loi travail.

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