C’est une carte postale classique, à ceci près qu’elle a été écrite il y a… quarante-trois ans. Postée à Nice (Alpes-Maritimes) et adressée à un certain Raymond Côtard à Lorient (Morbihan), le courrier, qui fait figurer la promenade des Anglais sur son recto, est l’un de ces petits messages sans grand intérêt que l’on s’envoie durant les vacances.

Mais l’histoire n’a pas encore trouvé sa conclusion. Car le fameux Raymond, destinataire de la carte, n’habite plus à l’adresse indiquée. “J’ai cherché un peu. Interrogé l’ancienne patronne du bar situé en face de l’adresse. Mais ça ne lui disait rien”, raconte l’employée de La Poste, qui n’a pas non plus trouvé plus d’indice à l’état civil de Lorient. Et de conclure : “Je vais poursuivre mes recherches. Si je ne trouve rien, je la garderai en souvenir.”

Dans les colonnes du quotidien, la factrice s’interroge sur les raisons de cet inhabituel retard. “Est-ce que quelqu’un l’a trouvée et remise en circulation en la déposant dans une boîte à lettres ? Est-elle restée nichée dans un coin ou coincée derrière un casier dans une poste à Nice, puis est-elle réapparue à la suite d’un nettoyage ?”

“Cher Raymond, après de nombreux chassés-croisés, nous voici, enfin, réunis avec Marie-Louise et Raymond, chez qui nous sommes venus déjeuner. Nous quittons Nice demain pour aller à Menton pendant une semaine”, est-il écrit au début de la missive, datée du 21 mai 1974. “Le cachet de la poste de Nice fait foi, ainsi que le timbre de 50 centimes de Francs”, précise Ouest-France, qui raconte l’histoire.

“Cette carte est arrivée dans la caisse de ma tournée, à La Poste du quai des Indes, dans le centre-ville de Lorient, le 22 juillet dernier”, raconte une factrice lorientaise. “Une fois arrivée à l’adresse, rue Jules-Legrand, je me suis aperçue que le nom ne correspondait pas.”

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