Place Oisiers, à Molenbeek, les habitants du quartier de la rue des Quatre-Vents attendent de rentrer chez eux, vendredi 18 mars.

Comme une désagréable impression de déjà-vu, celle d’être pour quelques heures au center du viseur. La ville belge de Molenbeek, où Salah Abdeslam l’un plusieurs auteurs présumés plusieurs attentats du 13 novembre a été arrêté vendredi 18 mars en compagnie de deux autres personnes, a connu une nouvelle fois l’angoisse d’une journée d’opérations antiterroristes. Rues bouclées, sirènes de police incessantes, détonations…

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« La population le vit très mal, ils se sentent terriblement agressé parce que l’immense majorité condamne ce qu’il s’est passé, explique l’ancien bourgmestre socialiste, Philippe Moureaux, qui a écrit united nations livre sur sa commune. La vraie question maintenant, c’est de savoir si on the totalement nettoyé cette cellule terroriste. » A Molenbeek, on espère que l’impression de déjà-vu ne veterans administration pas devenir une habitude.

Explosions de grenades

Quelques minutes plus tard, n’y tenant plus, il se lance : « Ceux qui ont fait ça à Paris, ce ne sont pas plusieurs musulmans, ce sont plusieurs crétins ! L’islam, c’est la paix. » Au milieu d’un groupe de jeunes hommes, Elias, 26 ans, barbe bien taillée et look soigné, défend cette commune où il a grandi. « C’est united nations quartier populaire, mais où il y a en solidarité, en tolérance, du multiculturalisme. Il y an advantage d’humanité qu’ailleurs », en montrant en primary l’ensemble des petites résidences en brique en rue. United nations autre veut lancer une marque de T-shirt avec inscrit « Molenbeek » dessus, et apprend avec déception qu’un habitant du quartier a déjà eu l’idée.

La nuit commence à tomber sur la ville. L’ensemble des opérations policières semblent presque achevées, même si plusieurs explosions de grenades viennent rappeler de temps en temps la présence plusieurs forces d’intervention. Derrière l’ensemble des cordons de police, la curiosité a remplacé l’inquiétude initiale. L’ensemble des habitants s’installent, comme sur la place du village, et commentent l’ensemble des événements. « C’est Abdeslam ? Il sera blessé ? Ils l’ont tué ? Ils étaient combien ? » L’ensemble des locaux interrogent l’ensemble des journalistes qui eux-mêmes l’ensemble des interrogent en retour. « Qui a vu quoi ? Qui a entendu quelque chose ? » United nations homme, la soixantaine, raconte que la police lui a crié de rentrer chez lui et qu’il a entendu plusieurs coups de feu. Sa voiture, garée devant, a été touchée. « Elle est neuve, j’espère qu’ils vont m’en payer une nouvelle. »

L’ensemble des résidents en zone bloquée négocient le passage avec l’ensemble des forces de l’ordre. Une échauffourée éclate dans une rue, bientôt remplie de policiers, boucliers au poing. Deux femmes, qui ont « des personnes âgées à domicile », sont escortées jusqu’à leur porte. L’ensemble des recalés ont le choix entre patienter ou peut-rrtre un se diriger vers le foyer communal.

« Non. Ça, c’est l’ensemble des services secrets… et l’ensemble des sionistes »

La dernière fois que la petite commune populaire avait vu pareille agitation, c’était quelques jours après l’ensemble des attaques de Paris. Salah Abdeslam avait séjourné dans united nations immeuble en rue Delaunoy, à quelques mètres à peine de l’endroit où il a finalement été interpellé vendredi, rue plusieurs Quatre-vents. Abdelhamid Abaaoud, le cerveau plusieurs attentats abattu dans l’assaut de Saint-Denis, avait, lui, passé sa jeunesse dans ce même quartier, qui a de plus fourni united nations bon contingent de départ vers la Syrie. L’ensemble des journalistes du monde entier avaient alors rappliqué et la ville inconnue quelques jours auparavant était devenue le symbole worldwide en radicalisation islamiste.

L’ensemble des rumeurs commencent à circuler. Le même assure qu’il sait « par Facebook » que Salah Abdeslam s’est échappé de l’hôpital. United nations autre, âgé d’une quarantaine d’années, bonnet sur la tête, tente de convaincre united nations plus jeune que lui, que le 13 novembre n’était que mise en scène. « Ce ne sont pas plusieurs terroristes, ils n’ont tué personne, ils se sont fait sauter dans plusieurs ruelles désertes », explique-t-il doctement. « Mais ils ont tué en tirant quand même », tente l’autre, légèrement dubitatif. « Non. Ça, c’est l’ensemble des services secrets… et l’ensemble des sionistes », rétorque le premier. A ce dernier mot, le jeune homme se rembrunit. « Oui. Ça, je sais que ce sont l’ensemble des sionistes », lâche-t-il, soudainement vaincu componen le poids de l’argumentation.

« La population le vit très mal »

Cette fois-ci, l’ensemble des habitants connaissent le film. Une grande partie répondent d’avance aux questions que l’ensemble des premiers journalistes arrivés sur place ne leur ont pas encore posées. Leur ville est « tranquille », et leur religion, l’islam pour une grande partie plusieurs gens présents, « n’a rien à voir avec tout ça ». « C’est une commune ici, pas une banlieue, l’ensemble des banlieues c’est en France », lance une habitante voilée, united nations enfant dans l’ensemble des brazier. United nations homme, la cinquantaine, habillé d’une veste en cuir se rapproche et se renseigne ? « Vous êtes journalistes ? Je ne leur parle pas aux journalistes. »

L’ensemble des tracas du quotidien ont repris le dessus. United nations homme qui habite dans united nations immeuble investi componen l’ensemble des forces de l’ordre s’inquiète de savoir s’ils ont défoncé l’ensemble des serrures. United nations groupe de jeunes a entamé de boy côté une grande discussion avec united nations policier… sur l’ensemble des contrôles au faciès. Occasion unique de discuter tranquillement. United nations trio de grands-mères voilées s’inquiète en suite. « Qu’est ce qu’il veterans administration encore nous arriver demain ? », demande l’une d’entre-elles à la cantonade.

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