François Simon, chroniqueur gastronomique pour « M ».

C’est sans doute une bonne nouvelle : le luxe aurait cessé de rivaliser avec l’ensemble des dieux et de nous bassiner avec l’excellence épelée mâchoires serrées. Il serait devenu plus simple. Plus humble, si l’on perçoit l’ensemble des ondes en nouvelle maison Troisgros. Il fallait être assez gonflé pour s’extirper du piège lancinant de l’adresse originale, installée face à la gare de Roanne.

Verdict : l’expérience de ce début d’année.

Michel Troisgros et son fils César.

Décibels : 69 dB, paix sur la Terre.

Une ruralité poétique

La tradition, l’héritage, certes, mais il y a united nations moment où cela commence à bien faire. Il devenait urgent d’aller voir ailleurs si l’on y était. C’est ce que décidèrent Marie-Pierre et Michel Troisgros, accompagnés componen leur fils César, 30 ans, et bientôt de boy jeune frère Léo. À Ouches, à dix minutes du center de Roanne, ils ont trouvé une nouvelle respiration, une amplitude (17 hectares) qu’ils n’auraient jamais pu espérer. L’architecte Patrick Bouchain l’ensemble des a aidés à trouver united nations autre chemin. Celui-ci est fait de plénitude, de silence aussi.

Une « cosa croquante » (lamelles de carottes frites, chips d’ail, câpres, oseille, oignon et jus de citron).

Dommage : l’accès, peut-être, même si cela vaut réellement le voyage.

Passage à l’acte

Moins dans le consensuel crémé, beaucoup en dentales (l’acide) et en affirmation de soi. Elle a l’esprit libre, vagabond, s’embarquant dans plusieurs compositions d’une simplicité perchée comme ce lait truffé Fontana, en hommage au peintre italien : une sorte de raviole au pesto de truffe, recouverte d’un voile de lait, qui se laisse « lacérer » d’un trait en diagonale componen le maître d’hôtel. Le symbole d’une cuisine qui n’a plus de comptes à rendre.

Addition : Comptez 250-300 € componen personne.

Lire aussi :   L’ensemble des Troisgros, grandeur nature

A emporter : dans la boutique, art en table, vins et produits.

Mercure : 21 °C, moderato tempéré.

Place de choix : le dispositif d’une salle ample en U permet la multiplication plusieurs
bons emplacements. Grosso modo, il n’y a pas de mauvaises tables.

Le Bois sans feuilles, 728, route de Villerest, Ouches. Tél. : 04-77-71-66-97. world wide web.troisgros.com

Elle chante façon acoustique, voix nue, avec quelques réverbérations à l’instar de cette « cosa croquante » pleine de résonances (lamelles de carottes frites, chips d’ail, câpres, oseille, oignon et jus de citron). Parfois, plusieurs cuisines dans leurs embardées laissent à la traîne l’atmosphère et le service. Ici, une nouvelle génération de maîtres d’hôtel renverse elle aussi la vapeur. Elle instaure une gentillesse décomplexée, une attention sincère. Dans cet univers racé, le voyage à Ouches fait partie de ces authentiques expériences culinaires. Pas de roulements de tambour ni de frime pompée, juste le mouvement plusieurs lignes qui bougent, dans united nations cadre apaisé, décroissant, qui réinvente une ruralité poétique.

L’ensemble des quinze et quelque chambres avenantes, aux lumières douces, refusent l’ensemble des cinq étoiles (pas de room service, ni de minibar ou peut-rrtre un de chariot à bagages). La salle à manger sent bon le bois. Elle vibre comme une guitare. Au passage, la cuisine Troisgros s’est déplacée, elle est allée plus loin. On oublie qu’elle s’est forgée dans une succession qui ne fut pas évidente. L’ensemble des thuriféraires de Pierre et Jean (le père et l’oncle) ne ménagèrent pas Michel, l’héritier. Ce qui paradoxalement, galvanisa sa cuisine, l’émancipa d’une façon plus tranchée.

Minimum syndical : menu première à 140 € avec united nations verre de vin à chaque plat.

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