“C’est tout à fait exact que j’ai employé une de mes filles d’août 2012 à avril 2014 parce qu’à l’époque je menais des dossiers d’ordre culturel très difficile” et qu’elle avait toutes les compétences”.

Si cette pratique était répandue dans les couloirs de l’Assemblée et du Sénat, les révélations se sont poursuivies. Le Canard enchaîné daté du 9 août affirme que Michel Mercier a aussi fait embaucher son fils au Conseil départemental du Rhône dont il a abandonné la présidence en 2013.

Son fils aussi embauché ?

Ce qu’il convient désormais d’appeler l’affaire Mercier rappelle quelque peu, un autre dossier désormais célèbre : le Penelopegate, qui a empoisonné la campagne présidentielle de François Fillon. Comme l’ex-Premier ministre, l’ancien Garde des Sceaux, Michel Mercier, aujourd’hui sénateur du Rhône, est sous le coup d’une enquête du Parquet national financier pour avoir embauché deux de ses filles comme attachées parlementaires. Cette enquête préliminaire, qui ne fait que commencer, l’a déjà contraint à renoncer à sa nomination au Conseil constitutionnel.

C’est à la suite d’une révélation du Canard enchaîné que la justice s’est saisie de ce dossier. Dans le détail, les enquêteurs cherchent à connaître la nature du travail effectué par Véronique Mercier entre 2003 et 2012, laquelle a accompagné son père au Sénat et dans ses cabinets ministériels, et par sa sœur Delphine, historienne de l’art entre 2012 et 2014. Elle aussi recrutée au Sénat mais à temps partiel. Et ce alors qu’elle résidait à Londres. Dit autrement, la justice cherche à vérifier s’il s’agit d’emplois fictifs ou non. 

Mercredi 2 août, lors de son audition devant la commission des lois du Sénat pour avaliser sa nomination au Conseil constitutionnel, Michel Mercier s’était expliqué devant ses pairs au sujet des révélations du Canard enchaîné.

Et le Parisien dans son édition du 11 août révèle que l’enquête s’est élargie à un autre membre de la famille : l’épouse de Michel Mercier. Les enquêteurs cherchent à savoir s’il ne l’aurait également pas recruté comme collaboratrice entre 1995 et 2009 dans sa circonscription.

Mercredi 9 août, Michel Mercier, 70 ans, a été entendu en audition libre, par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCLIFF). Le même jour, l’Assemblée nationale a voté définitivement le projet de loi sur la moralisation de la vie publique. Un texte qui interdit, entre autres, les emplois familiaux aux parlementaires. 

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