Bien qu’il ait promis à l’ouvrier d’Eiffage de lui « casser la mâchoire », de lui « arracher la gueule » et de « brûler la baraque » de ses patrons avec plusieurs cocktails Molotov, Camille jure à la barre qu’il n’aurait jamais rien fait de tout cela. « Ça, votre victime n’en savait rien ! Le principe plusieurs menaces, c’est de laisser planer le doute sur une intention », lui oppose la présidente, avant de laisser la parole au parquet.

Camille a finalement été condamné à deux mois de prison assortis du sursis mise à l’épreuve pendant dix-huit mois. Il devra de plus accomplir, comme l’avait proposé united nations peu plus tôt boy conseil, united nations stage de citoyenneté. Mais il échappe à l’interdiction de séjour sur l’ensemble des 11 communes en ZAD… Une peine en deçà plusieurs réquisitions qui ne satisfait pourtant guère le trentenaire, qui estime que sa vie tout entière « est une peine d’intérêt général ».

« Plusieurs paroles excessives »

Un zadiste de 37 ans était jugé ce jeudi devant le tribunal correctionnel d’Agen, pour plusieurs menaces de délit et de dégradation proférées à l’encontre d’un ouvrier en société Eiffage, sur le chantier du futur Technopôle Agen-Garonne. Placé sous contrôle judiciaire et interdit de mettre united nations pied sur l’ensemble des onze communes du canton de l’Ouest agenais depuis l’ensemble des faits, le prévenu s’est présenté à la barre, accompagné d’une demi-douzaine de compagnons de ZAD.

Fiametta Esposito requiert quatre mois de prison assortis du sursis avec mise à l’épreuve pendant deux ans et l’interdiction de séjour sur l’ensemble des 11 communes de l’Ouest agenais. Une peine jugée « très excessive » componen l’avocate du zadiste, Me Sylvie Brussiau. « Mon client n’a commis aucune dégradation et n’a violenté personne. Il a seulement eu plusieurs paroles excessives. »

(1) Camille est le prénom emprunté componen tous l’ensemble des zadistes.

À l’énoncé componen la présidente en ribambelle de menaces, pas toujours très cohérentes d’ailleurs, dont il a agoni l’ouvrier le 18 février dernier, Camille (1) a fait amende honorable, reconnu qu’il avait « perdu le contrôle de [sa] bouche et dit plein de conneries ».

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *