“La garrigue a repoussé, Jérémy, lui, ne reviendra jamais, souffle David Fontaine, qui a réintégré le Sdis cet hiver. Quand je porte l’uniforme, c’est à lui que je pense.”  Comme ses deux autres compagnons d’armes, le Montpelliérain de 42 ans, grièvement brûlé aux jambes, se remet peu à peu. 

“Il faisait 900 °C dehors, je croyais que j’allais mourir, je suis resté debout en me disant : ‘Ah, la vie finit comme ça ? C’est dégueulasse'”, ajoute-t-il. Un an après, le jeune homme s’est mis en couple et s’apprête à reprendre ses études de droit.

“Je marche, je vais bientôt pouvoir conduire (…). En 2024, je vais faire les Jeux paralympiques en vélo”, se réjouit Lucas Canuel, 23 ans, ancien pompier volontaire qui s’est remis des trois mois de coma consécutifs à l’incendie, mais a dû être amputé des deux mains. “Le jour du drame, comme ses trois camarades, il est sorti du camion encerclé par le feu qui était devenu une fournaise”, rappelle le quotidien régional. 

“Le 10 août 2016 est la pire journée de ma vie. Une année s’est écoulée, la douleur et le manque sont toujours là. On essaye de vivre sans lui.” “Lui”, c’est Jérémy Beier, pompier montpelliérain mort lors de l’incendie de Gabian (Hérault), il y a exactement un an. Son frère et trois de ses anciens collègues, eux aussi grièvement blessés par le feu, témoignent dans Midi libre.

Jeudi 10 août 2017, un an après le drame, le nouveau colonel en charge du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de l’Hérault a souhaité rendre hommage au pompier décédé. L’occasion pour ses proches de faire le point sur leur deuil et leur nouvelle vie.

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