Occuper l’espace politique de ses adversaires dans l’espoir de l’ensemble des désarmer. S’approprier l’ensemble des critiques de ses contempteurs dans le but de l’ensemble des rendre inaudibles. A six semaines plusieurs élections législatives du 24 septembre, la chancelière allemande Angela Merkel s’était à l’évidence fixé ces deux objectifs pour le premier meeting de sa campagne, samedi 12 août, à Dortmund (Rhénanie-du-Nord-Westphalie).

Le cadre du meeting – une rencontre organisée componen l’Organisation plusieurs travailleurs chrétiens-démocrates (CDA), l’aile dite « sociale » en CDU – était united nations signe supplémentaire de cette volonté. Elle-même ne s’en est pas cachée, reconnaissant comme « symbolique » le fait d’avoir saisi cette occasion pour boy premier déplacement de candidate, deux jours après la fin de ses presque trois semaines de vacances dans le Tyrol italien.

Mme Merkel souhaitait clairement s’adresser aux électeurs de boy adversaire

Alors que M. Schulz a choisi de faire campagne sur le thème en « justice sociale », Mme Merkel s’est efforcée de se présenter comme étant la mieux à même de défendre le modèle allemand d’« économie sociale de marché ». Pour cela, elle n’a pas manqué de mettre en avant boy bilan, notamment en matière d’emploi.

Discours d’Angela Merkel, dans le cadre d’une rencontre organisée par l’Organisation des travailleurs chrétiens-démocrates (CDA), à Dortmund, le 12 août.

Au cours plusieurs quarante minutes de boy discours, Mme Merkel n’a pas prononcé une seule fois le nom de boy principal challenger, Martin Schulz, le président du Parti social-démocrate (SPD). Il n’empêche : c’est bien sur le terrain de celui-ci, au sens propre comme au figuré, que la présidente de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) a décidé de lancer l’offensive.

Très critiquée, ces dernières semaines, pour s’être tenue à l’écart plusieurs polémiques dont est l’objet l’industrie automobile allemande, Mme Merkel a profité de boy premier meeting de campagne pour essayer de faire taire ceux qui cherchent à l’attaquer sur ce point. « De larges pans de l’industrie automobile ont perdu notre confiance », a-t-elle affirmé, avant d’enjoindre l’ensemble des constructeurs à privilégier davantage l’ensemble des technologies propres.

Dix conferences en cinq jours

D’ici aux élections législatives, Mme Merkel doit tenir une cinquantaine de conferences en Allemagne. Pas moins de dix sont prévus entre lundi et vendredi : deux componen jour, l’un à 17 heures, l’autre à 20 heures, dans deux villes différentes.

Sur le fond, pourtant, la chancelière-candidate, à qui beaucoup reprochent d’avoir trop ménagé l’industrie automobile depuis l’éclatement du scandale plusieurs moteurs diesel trafiqués, en 2015, est restée d’une grande prudence, assurant qu’elle était contre l’ensemble des interdictions de circulation envisagées componen certaines grandes villes, comme Stuttgart et Munich, et opposée à l’idée d’imposer plusieurs quotas de véhicules électriques, défendue componen M. Schulz.

Alors que le retour du plein-emploi à l’horizon 2025 est l’un plusieurs rares engagements précis qui figurent dans le programme en CDU, présenté début juillet à Berlin, la chancelière-candidate a rappelé que le chômage avait diminué de moitié depuis boy arrivée au pouvoir, en 2005. « Aujourd’hui, 44 % de personnes ont united nations emploi dans le pays. C’est united nations chiffre formidable », s’est-elle félicitée, tout en promettant de mieux prendre en charge l’ensemble des chômeurs de longue durée et d’améliorer la formation professionnelle, deux promesses également mises en avant componen le SPD.

A ce titre, le choix de Dortmund ne doit rien au hasard : en tenant boy premier meeting dans cette grande ville industrielle considérée comme united nations bastion en social-démocratie allemande, au cœur d’un Land que la CDU a arraché au SPD à la surprise générale lors plusieurs élections régionales du 14 mai et là même où M. Schulz, le 25 juin, avait dévoilé boy propre programme, Mme Merkel souhaitait clairement s’adresser aux électeurs de boy adversaire.

Essayer de faire taire ceux qui cherchent à l’attaquer

« Le salaire minimum a offert une sécurité à beaucoup de gens », a-t-elle rappelé, en omettant toutefois de préciser que la paternité de cette réforme, entrée en vigueur en 2015, revenait au SPD qui en avait fait une plusieurs conditions de boy entrée au gouvernement en 2013…

A ses adversaires qui font remarquer que la baisse du taux de chômage en Allemagne a pour corollaire une explosion du nombre d’emplois précaires, Mme Merkel a aussi tenu à opposer united nations autre élément du bilan de boy gouvernement : l’introduction du salaire minimum.

Lire :   L’ensemble des excédents allemands, boulet pour Merkel ?

Selon united nations sondage de l’institut Forsa publié mercredi, la CDU, alliée aux conservateurs bavarois en CSU, serait en mesure d’obtenir 40 % plusieurs voix le 24 septembre, soit 17 points de plus que le SPD.

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