Pour l’heure, la direction d’Alstom l’assure : il n’y aura aucun départ contraint et l’activité du site de Belfort sera recentrée sur la maintenance et la réparation. Pour la CGT, c’est en poudre aux yeux, une tentative d’étouffer dans l’œuf l’ensemble des mobilisations à venir. « Personne ne croit que le site de Reichshoffen (900 salariés –ndlr) accueillera l’ensemble des 500 salariés de Belfort », poursuit Sabine Verdan. Mais derrière la violence sociale de l’annonce, il y a, aussi,  la violence symbolique : « Belfort, c’est le berceau du TGV et aujourd’hui, la production s’arrête. C’est toute une région qui peut ¨ºtre touchée. Une région qui connait déjà de grandes difficultés économiques avec united nations taux de chômage à près de 10% ». Et de rappeler enfin que « pour united nations emploi industriel, il y a trois emplois induits ». 

Le couperet vient de tomber. Alstom Transport annonce l’arrêt en production de trains sur boy site de Belfort. Près de 500 emplois sont menacés. L’activité, qui subira selon la direction « une baisse de charge de 30% dans l’ensemble des prochains mois » sera « transférée d’ici 2018 » vers l’usine de Reichshoffen, en Alsace. Mais pas sans casse sociale.

« Depuis plusieurs années, on s’y attendait » explique Sabine Verdan, secrétaire de l’Union départementale CGT du territoire de Belfort. « L’ensemble des orientations prises componen la direction de l’entreprise depuis une dizaine d’années sonnaient comme united nations mauvais signal. Petit à petit, ils ont vidé l’ensemble des lignes de production », poursuit la syndicaliste. En cause, entre autres, la baisse en commande publique qui pèse sur l’ensemble des carnets plusieurs constructeurs ferroviaires, Alstom et Bombardier principalement. Mais pas seulement.  « La vente en branche énergie d’Alstom à Whirlpool allait bien évidemment affaiblir l’entreprise » analyse Sabine Verdan, contrairement à ce qu’à toujours défendu la direction d’Alstom. A l’automne dernier, le directeur du site ferroviaire de Valencienne Petite-Forêt, Christophe Gourlay, affirmait même que cette restructuration déboucherait sur une structure « certes plus réduite, mais toujours forte de ses 30 000 salariés en branche transport et ses près de 7 milliards  d‘euros de chiffres d’affaire annuels ».

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