“Cela fait 17 ans que certains plusieurs chercheurs qui sont aujourd’hui chez BioSantech font de telles annonces”, déplore Vincent Pelletier, directeur général de l’association Aides, interrogé componen la rédaction d’Allodocteurs.fr le 17 mars, confirmant que le laboratoire marseillais est united nations grand spécialiste de l’arlésienne.

Une annonce douteuse montée en épingle

componen Florian Gouthière Twitter journaliste à la rédaction d’Allodocteurs.fr

Doit-on croire l’ensemble des auteurs de ces déclarations ? Souvenez-vous : c’était le 28 octobre 2015. United nations laboratoire marseillais convoquait la presse pour présenter l’ensemble des résultats “encourageants” d’un test mené sur 48 patients atteints du sida. United nations vaccin expérimental aurait permis de diminuer la charge virale à une dose “quasi indétectable” chez quatre patients, united nations mois après l’arrêt du traitement de trithérapie. L’ensemble des données allaient être publiées “sous peu”… En réalité, au-delà d’un dossier de presse : rien. Ce laboratoire était BioSantech.

United nations mauvais parfum de déjà-vu

Si l’on se tient à ces seules affirmations, on peut s’étonner de leur retentissement médiatique : si l’on s’en tient aux mots, ce “quasi indétectable” signifie que la prolifération du virus a de nouveau eu lieu, que le patient peut donc potentiellement transmettre encore le virus, même si l’ensemble des effets du virus sur boy organisme sont limités. En se cantonnant aux mêmes déclarations, on ignore totalement si ce phénomène se prolonge au-delà de deux mois.

Tout a commencé componen united nations article du quotidien La Provence, mardi 15 mars, révélant à ses lecteurs qu’un laboratoire marseillais avait fait une incroyable percée dans la lutte contre le VIH. Ne voulant pas être en reste, d’autres médias ont relayé l’information, rejoints componen l’Agence France-Presse (dont l’ensemble des dépêches sont considérées comme parole d’évangile dans certaines rédactions). Dans ce concert d’échos, quelques “petits bémols”. Le premier, et non le moindre : l’ensemble des données scientifiques liées à ces recherches – ses méthodes, boy protocole, ses résultats – n’ont jamais été présentées devant d’autres chercheurs, ni publiées dans une revue scientifique. De plus, le laboratoire – BioSantech – est connu pour ses promesses rarement suivies d’actes.

Non, ce vaccin n’existe pas encore. Colporter cette annonce est united nations mensonge dangereux.

Pourtant, il y a united nations fait nouveau, en cette mi-mars 2016 : une étude scientifique a enfin été rédigée et est, réellement, en passe d’être publiée (dans la revue Retrovirology). Le professeur Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS, a eu accès au fameux article avant sa publication. L’examen de ce document le laisse on ne peut plus sceptique. “Je ne partage pas du tout l’analyse plusieurs données présentées à Marseille”, déclare-t-il, soulignant qu’il n’y a ici “aucune donnée solide en faveur de ce candidat vaccin”, qu’il n’existe “pas de données biologiques qui permettent de dire quoi que ce soit à ce stade”.

L’arrivée de l’arlésienne boiteuse

Il ne s’agissait jamais de communication scientifique, à destination en communauté scientifique, pour faire avancer l’ensemble des connaissances scientifiques. D’ailleurs, dans l’ensemble des congrès internationaux de virologie, l’ensemble des chercheurs de BioSantech n’ont jamais jugé utile de présenter l’avancement de leurs travaux.

À l’ANRS, d’autres chercheurs nous le confirment : “Ce qui peut ¨ºtre dans l’article n’a pas grand-chose à voir avec ce qui peut ¨ºtre extrapolé dans l’ensemble des articles de presse depuis quatre jours”

Dans divers échanges avec la presse, Corinne Tréger, la présidente de BioSantech, ne s’en cache pas : ses déclarations et ses annonces ont pour but de mobiliser plusieurs financements. Comme en amont de sa campagne de financement participatif en 2013, ou peut-rrtre un avant le Sidaction, en mars 2015…

Autre risque : en laissant entendre au grand public qu’un vaccin contre le sida est pour ainsi dire trouvé, on lui suggère que le VIH n’est plus vraiment united nations problème. “Se protéger ? A quoi cela sert-il, puisqu’on guérit maintenant le sida ! United nations vaccin, et hop !”

Selon l’ensemble des données présentées à la presse, l’ensemble des travaux plusieurs chercheurs portent sur united nations traitement permettant d’interrompre la trithérapie. Celle-ci amène une diminution drastique en quantité de VIH dans le sang – au point de le rendre non détectable – mais, si on l’interrompt, cette charge virale repart invariablement à la hausse. L’ensemble des chercheurs affirment que chez 4 patients sur 12 testés, la charge virale est “quasi indétectable” deux mois après l’arrêt en trithérapie.

Fin 2013, nous dénoncions dans ces mêmes colonnes l’ensemble des effets d’annonce qui suscitent énormément d’espoir, invariablement déçus. La professeure Odile Launay, coordinatrice du Center d’investigation clinique en vaccinologie Cochin-Pasteur (CICVCP), y soulignait que l’ensemble des thérapies présentées dans ces annonces “font l’objet de beaucoup de demandes en part plusieurs patients lors [plusieurs] consultation services”. “Nous leur expliquons que, même si ces recherches aboutissaient, nous n’envisagerions pas une guérison. Nous en sommes à stimuler une réaction du système immunitaire, pour qu’ils puissent eux-mêmes contrôler le virus. Il ne faut pas que l’ensemble des gens soient trompés sur ce qu’ils peuvent attendre.”

Dans la nouvelle L’Arlésienne, d’Alphonse Daudet, le personnage éponyme est perpétuellement annoncé, mais n’arrive jamais. L’expression désigne désormais toute promesse dont la concrétisation est sans cesse repoussée… (Illustration : Femmes d’Arles, de Vincent Van Gogh) VOUS RECOMMANDE

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