Un an après une séparation, l’homme garde la résidence conjugale dans 43% des cas, contre 32% pour la femme. Les deux ont quitté le domicile conjugal dans 20% des cas, ou cohabitent encore sous le même toit pour 5% d’entre eux. 

La donne change plus d’un an après la séparation. La proportion des hommes gardant le logement conjugal monte à 47% (contre 28% pour les femmes) si le couple n’a pas eu d’enfant, et descend à 40% (contre 34%) lorsqu’il a eu un ou plusieurs enfants.

La contribution de chacun dans les ressources du couple fait partie des principaux facteurs contribuant à garder le domicile, précise l’étude de l’Insee. Quand l’homme participe à hauteur de 60% ou plus aux revenus du couple, il garde la résidence conjugale dans 47% des cas, contre 28% pour les femmes. L’écart hommes-femmes est plus faible quand les deux conjoints avaient des revenus équivalents. Dans cette situation, 38% des hommes gardent le logement, contre 31% des femmes. 

Le mode de garde des enfants joue aussi un rôle important dans l’occupation du domicile conjugal. Le parent qui garde les enfants après une séparation a plus de chance de rester dans son logement. 41% des femmes ayant la garde exclusive des enfants restent ainsi dans la résidence conjugale. Mais en cas de garde alternée ou exclusivement confiée au père, l’homme occupe plus souvent le domicile (respectivement 55% et 56% des cas).

Sur l’ensemble des couples avec enfants se séparant, la situation reste plus favorable pour les hommes, explique l’Insee. 

Les ressources et le type de garde en jeu

C’est une réalité qui concerne pas moins de trois couples séparés sur quatre en France. Chez 75% des couples mariés ou pacsés s’étant séparés entre 2011 et 2014, l’un des conjoints occupait toujours le logement conjugal un an après leur rupture. Et régulièrement, il s’agit de l’homme, en particulier si le couple n’a pas d’enfant, annonce une étude de l’Insee publiée lundi 17 juillet. 

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