Après avoir sèchement recadré le général de Villiers devant un parterre militaire à la veille du 14 juillet, en lui reprochant, sans le nommer, d’avoir mis de façon “indigne” une polémique budgétaire “sur la place publique”, le Président a enfoncé le clou dimanche en n’excluant pas de lui retirer sa confiance.

“La défense ne pouvait pas échapper aux réductions budgétaires”, juge au contraire dans le même journal le général Jean-Paul Palomeros, ancien chef d’état-major de l’Armée de l’air proche de Emmanuel Macron. 

Dans l’attente du dénouement de la crise entre le président et son chef d’état-major des armées, les spéculations allaient bon train autour du nom d’un éventuel successeur.

Le maintien ou non en poste du chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, agitait lundi les milieux militaires, d’autant qu’Emmanuel Macron multiplie depuis plusieurs jours les rappels à l’ordre brutaux à son égard.

dans une tribune au Monde. “Un chef qui humilie un grand subordonné et serviteur de l’Etat laisse aussi place au doute et à la méfiance dans la communauté militaire”, estime-t-il encore.

“Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change” Macron dans les colonnes du Journal du Dimanche

Le chef de l’Etat et le général de Villiers, qui doit être reçu vendredi à l’Elysée, “vont prendre une décision ensemble“, a tenté de temporiser lundi le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

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