Détail d’une photo rendue publique le 5 septembre par l’Agence spatiale européenne, montrant l’atterrisseur Philae renversé sur la comète Tchouri.

In extremis, la sonde européenne Rosetta a retrouvé le petit atterrisseur Philae sur la comète « Tchouri », Churyumov-Gerasimenko, a annoncé l’Agence spatiale européenne (ESA), lundi 5 septembre. Le robot, en raison d’une défaillance du harpon qui devait le figer au sol, avait rebondi sur la comète le 12 novembre 2014 et s’était ensuite perdu dans le décor. Il avait renvoyé plusieurs données pendant quelques jours, mais était ensuite entré en hibernation pour ne plus reprendre contact que brièvement, en juin et juillet 2015.

Images précisant la position de Philae sur la comète « Tchouri ».

Pas question de reprendre contact, mais cette découverte réconforte l’ensemble des responsables en mission, et pas seulement pour plusieurs raisons sentimentales : « Cette nouvelle formidable signifie que nous disposons maintenant de l’information manquante sur la réalité de terrain pour replacer l’ensemble des trois jours d’acquisition de données dans leur contexte, maintenant que nous savons de quel terrain il s’agit réellement », explique Matt Taylor, responsable scientifique en mission Rosetta à l’ESA.

Renversé avec une « patte » en l’air, Philae se trouvait effectivement en mauvaise posture pour communiquer avec Rosetta. Celle-ci arrive au terme de sa mission : elle doit se poser sur « Tchouri » le 30 septembre, collectant le maximum de données à l’approche de ce choc fatal.

Schéma précisant la position de Philae, renversé sur le flanc avec une de ses trois  « jambes » en l’air. Une posture peu propice aux télécommunications.

L’ensemble des responsables en mission soupçonnaient qu’il se trouvait dans la région accidentée d’Abydos, sur le lobe le plus petit en comète. De nouvelles images à haute résolution, prises à 2,7 km en surface le 5 septembre, ont permis de l’identifier.

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