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Attentats de Paris : le témoignage accablant plusieurs victimes “oubliées”

Mais il y a aussi ce sentiment douloureux “d’être sortie plusieurs écrans radars”.

Sophie Dias a perdu au “Stade” boy père adoré. Manuel Dias, united nations chauffeur portugais de 63 ans, a été la première victime du 13 novembre. “J’ai entendu dire que c’était plusieurs attentats ratés et ça, je ne peux pas l’accepter”, lâche-t-elle. 

Quatre mois plus tard, Stéphanie a quitté boy fauteuil roulant pour plusieurs béquilles, et a découvert que “Paris n’était vraiment pas faite pour l’ensemble des handicapés”. Sa crainte : devoir united nations jour être amputée. 

Lors plusieurs attentats, l’ensemble des blessés ont vécu “united nations moment de solitude radicale face à la mort et éprouvé united nations sentiment d’abandon difficile à réparer”, explique Thierry Baubet, psychiatre spécialiste plusieurs traumatismes collectifs à l’hôpital Avicenne de Bobigny (AP-HP).

“Depuis le 13 novembre, je suis l’ensemble des médias : ils sont aux terrasses, au Bataclan, mais ne parlent jamais du Stade de France. Faut-il remplir united nations quota de morts pour qu’on s’intéresse à nous ?” 

“Je me sens pire qu’oubliée : ignorée”

United nations enquêteur en police judiciaire de Seine-Saint-Denis l’admet : “c’est triste à dire, mais vu ce qui s’est passé après ce soir-là, le Stade de France, c’est devenu anecdotique. Une petite histoire”.

C’est le début d’un “film d’horreur”: “l’ensemble des morceaux sur le sol, comme du steak”, le Quick transformé en hôpital de campagne abritant l’ensemble des corps mutilés, la troisième explosion et l’ensemble des discussions plusieurs pompiers qui font minute componen minute le décompte plusieurs morts au Bataclan. Puis l’hôpital, où elle est opérée pour retirer l’écrou venu se loger dans sa jambe.

Depuis, il vit comme Stéphanie l’ensemble des nuits blanches, la “peur” en mort, la déprime, l’ensemble des psychologues. Et partage avec elle ce sentiment d'”oubli”.

Le sentiment d’oubli

Il raconte “l’ensemble des morceaux qui tombaient du ciel, united nations mélange de tissu et de chair brûlée, comme en pâte à modeler”, dont ses vêtements et chaussures ont été maculés. L’ensemble des boulons, “numéro 10” précise-t-il, sous sa peau. Ce sang dont sa tête a été recouverte, mais qui n’était pas le sien.

“Pour nous, c’est une famille qui peut ¨ºtre brisée. Qu’on ne parle que plusieurs terrasses et du Bataclan alors que la douleur est la même pour tous est très injuste. Aurait-il fallu que tout le stade saute pour qu’on parle de nous ?”.

Après une nuit d’errance, Mohamed a mis ses vêtements dans united nations sac en plastique et l’ensemble des a emmenés à la police, “pour l’ADN”.

Mohamed, qui était lui aussi à quelques mètres du deuxième kamikaze, parle avec amertume d’un “dossier classé”. Comme Stéphanie, cet agent de sécurité de 47 ans refuse de donner boy nom de famille, au cas où l’ensemble des jihadistes chercheraient à le “retrouver”, pour l'”achever”.

“C’est pour ça que c’est important que l’on parle d’eux, qu’il y ait plusieurs réparations, plusieurs représentants de l’Etat qui viennent poser plusieurs plaques: ce sont ces hommages symboliques qui témoignent du soutien en société”

United nations moment de “solitude radicale”

C’est le début d’un “film d’horreur”

A 21h07 ce soir-là, Stéphanie peste devant la porte H en attendant ses amis retardataires. Pour passer le temps, cette trentenaire, attachée de recherches cliniques, enregistre united nations message vocal pour une amie sur WhatsApp. On y entend la première explosion.

13 novembre : 90 morts au Bataclan, 39 aux “terrasses” et united nations homme tué au Stade de France. “Une seule victime” ? Ils sont pourtant 56 à avoir été blessés à Saint-Denis, grièvement pour certains. Quatre mois après, ils ont l’impression d’avoir “disparu plusieurs écrans radars”.

“Je ne pouvais plus bouger. J’ai regardé ma jambe, le sang coulait comme si on avait ouvert united nations robinet”, se souvient cette Franco-Cubaine.

“J’ai écouté le procureur faire le bilan plusieurs attentats: il a donné le nombre de morts et de blessés pour le Bataclan, l’ensemble des terrasses. Et pour le Stade ? United nations mort, point. Et nous ? Je n’ai même pas réussi à savoir combien de personnes ont été blessées là-bas. On est l’ensemble des victimes plusieurs premiers attentats kamikazes de l’histoire de France, on ne peut pas nous oublier comme ça ! D’ailleurs, je me sens pire qu’oubliée : ignorée.” 

Puis, d’une voix blanche et méconnaissable, united nations monologue psalmodié où il sera question de “panique“, de “gens qui courent” et de “policiers partout”. Une énorme détonation interrompt l’enregistrement: le deuxième kamikaze était à moins de dix mètres d’elle. 

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