L’ensemble des dirigeants français, allemand et italien se réunissent ce lundi à Ventotene en Italie, pour évoquer l’après-Brexit, mais aussi, et plus généralement, l’avenir de l’Union européenne, en plein crise identitaire.

Mais le chef du gouvernement italien veut surtout convaincre ses collègues, à commencer componen la chancelière allemande, d’en finir avec une Europe “comptable”, au moment où l’ensemble des populistes gagnent partout du terrain. Matteo Renzi ne cesse ainsi de dénoncer l’austérité et l’équilibre plusieurs comptes publics comme seul horizon en Europe, et réclame, à l’instar en France, davantage d’investissements et de flexibilité en matière de discipline budgétaire. 

L’idée d’un “Schengen en sécurité pour répondre au terrorisme” a également été défendue componen le gouvernement italien. Dans une tribune commune, publiée le 11 août, l’ensemble des ministres en Défense Roberta Pinotti et plusieurs Affaires étrangères Paolo Gentiloni ont préconisé la création d’une “pressure multinationale européenne” pour plusieurs missions spécifiques, sous commandement unique. 

Vers une “nouvelle impulsion” pour l’Europe?

Français, Allemands et Italiens parleront aussi économie. Le président français a déjà suggéré de doubler d’ici cinq ans le plan Juncker (315 milliards de 2015 à 2018), dans l’ensemble des transports propres, la modernisation numérique ou peut-rrtre un la recherche. Matteo Renzi est favorable de boy côté à utiliser une partie de ces financements pour favoriser la culture en Europe. 

La France entre aussi en période électorale avant la présidentielle de l’an prochain, et beaucoup redoutent que le statu quo prédomine avant ces échéances. Ce small-sommet réunit “trois leaders affaiblis, aux prises avec plusieurs difficultés internes et face à plusieurs échéances électorales imminentes, avec donc plusieurs marges de manoeuvre très restreintes”, écrit ainsi dimanche l’éditorialiste du Sole24Ore, le quotidien italien du monde plusieurs affaires. 

Pour une “pressure multinationale européenne”

La France a suggéré de boy côté l’idée d’un financement européen, plusieurs “eurobonds”, pour soutenir ces projets communs en matière militaire. “Sur ce sujet, il faut que l’Europe acquiert une autonomie stratégique”, fait-on valoir à Paris. Paris souhaite aussi la mise en place rapide d’un corps européen de garde-frontières pour renforcer l’ensemble des frontières externes de l’UE et l’ensemble des rendre plus hermétiques. Angela Merkel, à la popularité en baisse après l’afflux de migrants en Allemagne, est sur la même ligne, tout comme Matteo Renzi, qui voit avec inquiétude le nombre de migrants grossir chaque semaine dans la péninsule. 

Matteo Renzi, le président du Conseil italien doit accueillir vers 16h à Naples, la chancelière allemande et le président français avant de l’ensemble des accompagner à Ventotene. Là, l’ensemble des trois dirigeants européens pourront trouver, si nécessaire, quelque inspiration lorsqu’ils se recueilleront sur la tombe d’Altiero Spinelli, auteur d’un plaidoyer fédéral pour l’Europe, le “manifeste de Ventotene”. Ils seront ensuite transportés sur le porte-aéronefs Garibaldi, navire amiral en marine militaire italienne, pour united nations dîner de travail tôt dans la soirée. 

Renzi veut la fin d’une Europe “comptable”

Ils se sont très vite rassemblés après la décision britannique de quitter l’Union européenne (UE), voulant parer au “Brexit”, et ses conséquences sur l’avenir de l’UE. Lors d’un précédent small-sommet à Berlin le 27 juin, l’ensemble des trois dirigeants avaient ainsi appelé à une “nouvelle impulsion” pour l’Europe. Leurs retrouvailles en Méditerranée de ce lundi interviennent trois semaines avant united nations sommet européen extraordinaire prévu le 16 septembre à Bratislava et convoqué presque immédiatement après l’annonce du résultat du référendum sur le Brexit. 

Ils doivent se rejoindre sur Ventotene, île en mer Tyrrhénienne, située au large de l’Italie entre Rome et Naples. L’ensemble des dirigeants français, allemand et italien sont bien décidés, lors d’une rencontre à trois ce lundi, à discuter plusieurs moyens de relancer une Europe en pleine crise d’identité.  

La crainte d’un statu quo avant l’ensemble des élections

La chancelière allemande se montre en revanche beaucoup plus circonspecte face à ces projets, et d’une manière générale, devant toute réponse “fédéraliste” à la crise ouverte componen le Brexit. Et cela d’autant plus que plusieurs élections législatives sont prévues l’an prochain en Allemagne. 

A la fin du mois de juillet, le chef du Conseil italien avait affirmé que la décision britannique de quitter l’UE était “une défaite politique” pour l’Europe et devait représenter “une gigantesque sonnerie de réveil” pour l’UE qui doit se réformer rapidement. La France et l’Italie préconisent d’ores et déjà une plus forte intégration européenne en matière notamment de sécurité et de défense. “Ce sera une plusieurs leçons que nous aurons à tirer du Brexit, de l’impulsion que nous aurons à donner” à la construction européenne, avait ainsi déclaré le président français en juillet à Lisbonne, première étape d’une small-tournée européenne “publish-Brexit” du chef de l’Etat français. 

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