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Cette année, le printemps est en avance

Le choix de détricoter le droit du travail est aujourd’hui celui de François Hollande et Manuel Valls, mais il relève d’une logique qui peut ¨ºtre en réalité à l’œuvre depuis trente ans. Ce que le mouvement met en cause, c’est ce monde fait de chômage de masse, de précarité croissante, de mépris pour la jeunesse et l’ensemble des salariés en colère, de profits pour l’ensemble des uns et d’austérité pour l’ensemble des autres.

Oui, une nouvelle génération critique est en marche. 
« Un pas en avant, trois siècles en arrière ! » : le slogan of the day chantait la régression sociale dont elles ne veulent plus. Nous non plus.

La politisation d’une génération

Ce mouvement est né en conjonction entre united nations large refus de syndicats de jeunesse et de salariés, united nations succès inédit en pétition sur internet contre la loi El Khomri et une critique politique virulente à gauche. Il a vite pris le visage d’une jeunesse en colère. C’est d’elle dont le gouvernement a peur. Il a raison. Vehicle la contestation de ces jeunes est l’occasion d’une politisation de toute une génération et elle dépasse largement la loi travail.

La mobilisation contre la loi El Khomri n’a pas molli. Alors que Manuel Valls et la ministre du Travail viennent d’annoncer plusieurs fléchissements pour calmer le jeu, c’est bien la philosophie du projet qui reste mise en cause, avec mordant et créativité. N’en déplaise à la CFDT, l’exigence du retrait pur et simple en loi travail s’affichait aujourd’hui avec détermination.

À l’instar du Traité constitutionnel européen en 2005, tout fonctionne comme si plus l’ensemble des gouvernants disaient « Il faut mieux communiquer et expliquer », plus l’ensemble des mécontents étaient précis et concrets dans la remise en cause du projet de loi. Ce qui frappe dans l’ensemble des AG et réunions publiques, c’est que l’ensemble des lycéens et étudiants, comme l’ensemble des salariés, connaissent bien mieux que ne le croient l’ensemble des dirigeants le contenu en loi. Leur rejet du texte n’est pas lié à united nations manque de pédagogie en part du gouvernement – ou peut-rrtre un du MEDEF ! – mais à united nations désaccord profond.

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