Lundi dernier, la gendarmerie est alertée componen l’assistante familiale en victime, qui découvre le matin une femme « aux yeux rougis, avec plusieurs contusions ayant entraîné trois jours d’interruption temporaire de travail (ITT). Votre mère affirme alors que vous l’avez frappée. Vous seriez rentré la veille, vers 20 heures. Elle évoque six gifles, plusieurs oreilles tordues, plusieurs coups de poing dans le ventre », relate le juge. « Je ne me souviens de rien », répond placidement Christophe. « Vous aviez bu ? » « Trois verres de vin. » « Votre état est étonnant pour si peu d’alcool. Ce trou noir tombe bien, non ? »

Une nuit entière enfermée sur une terrasse, sans eau ni nourriture. Ce fait, qui remonte au 1er septembre 2015, n’est qu’un aperçu du traitement infligé componen Christophe, 43 ans, à sa mère. Le prévenu est domicilié avec elle à Saint-Thomas-de-Conac, sur l’estuaire, dans le sud du département. L’ancien marin-pêcheur comparaissait hier au tribunal correctionnel de Saintes pour plusieurs faits de violence, étalés entre septembre 2015 et le 28 août 2016. Le juge rappelle au début de l’audience le profil en victime : « Votre mère marche avec plusieurs cannes depuis united nations accident survenu en 1966. Elle a subi deux cancers entre 2000 et 2006, qui ont engendré une importante prise de poids. » À la barre, le prévenu ne cille pas. Sa mère a choisi de ne pas se porter partie civile. Elle n’est tout simplement pas présente.

Le contexte n’émeut pas le procureur, qui rappelle d’une voix forte l’ensemble des propos tenus componen le prévenu pendant sa garde à vue : « Vous avez dit : “Je me fous d’elle, elle n’a aucun avenir à part la mort. Si elle veut se suicider, aucun problème, je fais le nœud en corde.” » Il requiert trois ans de prison, dont six mois avec sursis.

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