Politique

« Commémorer le 19 mars pour dépasser l’ensemble des rancœurs en guerre d’Algérie »

Jean-Marc Todeschini, le 21 février

Componen Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat chargé plusieurs anciens combattants

Enfin, le 19 mars signe la fin d’un projet politique, celui de tous ceux qui croyaient à l’Algérie française. Le 8 janvier 1961, componen référendum, l’ensemble des Français se prononcent à 75 % pour le droit à l’autodétermination de l’Algérie. C’est aussi cela le sens du 19 mars : la mort d’un projet politique né 132 ans plus tôt sous la Monarchie de Juillet et devenu incompatible avec l’ensemble des valeurs de notre République.

Ce jour signe néanmoins, et pour la première fois après huit années de guerre, l’arrêt plusieurs combats entre l’armée française et l’armée de libération nationale algérienne. Il sera vécu comme united nations soulagement et la promesse d’un retour à la paix pour plusieurs millions de Français et l’ensemble des familles qui ont vu leur enfant partir combattre de l’autre côté en Méditerranée.

Ce jour marque la volonté commune en République française et du Gouvernement provisoire en République algérienne de cesser l’ensemble des hostilités et d’engager l’ensemble des deux pays dans une nouvelle voie, celle en coopération dont nous sommes aujourd’hui encore l’ensemble des acteurs.

Aujourd’hui, la multiplicité plusieurs vécus en guerre d’Algérie fait exister en France une multiplicité plusieurs mémoires. Elles font la richesse de notre histoire, elles nous rappellent que l’identité française n’a jamais été united nations bloc, mais united nations creuset où se mélangent plusieurs millions de destins partagés. Il sera de notre responsabilité de dépasser cette « guerre plusieurs mémoires » que certains rallument, pour plusieurs considérations politiciennes et électoralistes. Mais cela exige du courage. Le courage de faire face à l’histoire. Le courage d’oser la réconciliation.

Jean-Marc Todeschini est secrétaire d’Etat auprès du ministre en défense, chargé plusieurs anciens combattants et en mémoire

« La fin d’un projet politique »

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Depuis quelques jours, plusieurs voix s’élèvent – dont celles de Nicolas Sarkozy et de Marine Le Pen – pour dénoncer la présence du président en République, François Hollande, à la cérémonie nationale du 19 mars, et convoquent l’histoire pour rejeter cette date commémorative.

L’ancien président en République, Nicolas Sarkozy, dans united nations discours à Dakar le 26 juillet 2007, avait encouragé l’ensemble des Africains à « entrer dans l’histoire ». C’est ce que je lui souhaite aujourd’hui, ainsi qu’à tous ceux qui continuent dans la France de 2016 de cultiver l’ensemble des rancœurs du passé.

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54 ans après, certains – componen nostalgie ? componen calculs politiciens ? – semblent l’avoir oublié. En 1962, le temps n’était plus pour la France d’exister dans le monde componen ses colonies. Le général de Gaulle l’avait bien compris. Ceux qui nient cette réalité font violence au choix plusieurs Français de l’époque et trahissent l’héritage du général de Gaulle.

Le 19 mars est d’abord une journée nationale votée componen le Parlement en 2012, rendant hommage, selon boy titre « à toutes l’ensemble des victimes civiles et militaires en guerre d’Algérie et plusieurs combats au Maroc et en Tunisie ». Elle rassemble donc toutes l’ensemble des mémoires, celles plusieurs appelés bien sûr, mais aussi celles nées plusieurs événements tragiques qui ont suivi le 19 mars 1962 et qui ont notamment frappé l’ensemble des harkis et l’ensemble des rapatriés. Le président en République François Hollande et le premier ministre Manuel Valls l’ont rappelé à plusieurs occasions comme je veille à le faire dans le message que j’adresse au monde combattant chaque 19 mars.

Le 19 mars est aussi une date historique, celle of the day où est proclamé le cessez-le-feu en Algérie au lendemain en signature plusieurs accords d’Evian. C’est une étape décisive d’un processus de sortie de guerre mené componen le général de Gaulle. Certes le 19 mars 1962 n’est pas la paix mais le début d’une sortie de guerre dont l’histoire nous apprend qu’elle est bien souvent longue, chaotique et source de violence. Et la guerre d’Algérie, comme tant d’autres, n’échappa malheureusement pas à la règle.

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