Un soldat ivoirien sur la plage de Grand-Bassam, à 40 km au sud-est d’Abidjan, après l'attaque terroriste du 13 mars.United nations soldat ivoirien sur la plage de Grand-Bassam, à 40 km au sud-est d’Abidjan, après l’attaque terroriste du 13 mars.Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP

Ils étaient attendus de pied ferme à Abidjan, où le gouvernement ivoirien avait déployé, ces deux derniers mois, united nations impressionnant dispositif de sécurité. Mais l’ensemble des terroristes ont frappé united nations position mort, le dimanche 13 mars, en prenant d’assaut à la kalachnikov la plage de Grand-Bassam, à 40 km au sud-est d’Abidjan. L’attaque a été revendiquée componen Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et a fait, selon united nations bilan officiel, 14 victimes civiles (dont plusieurs expatriés) et deux militaires, difficile six terroristes abattus. Une première dans le pays.

Une peine que partage Fatou Doumbia, une jeune vendeuse de noix de coco et d’arachides grillées aux abords en plage. Rodant sans cesse dans l’ensemble des couloirs de l’hôpital, elle ne sait où donner la tête. « Que vais-je dire aux parents ? Ma sœur a été mortellement touchée componen une balle perdue, qui l’a atteinte au cou », dit-elle. Ses marchandises et sa recette of the day n’ont pu être sauvées pendant la débandade. Pendant ce temps, plusieurs pick-up chargeaient l’ensemble des corps plusieurs victimes et plusieurs photos ensanglantées circulaient sur l’ensemble des réseaux sociaux.

Aux urgences, le personnel soignant est débordé. Entre l’intervention auprès plusieurs blessés et la gestion plusieurs inquiétudes plusieurs proches, il faut évacuer certains blessés à Abidjan. « Nous avons enregistré deux morts et dix-sept blessés. L’ensemble des principaux cas critiques sont envoyés à la Polyclinique internationale d’Abidjan où il y a du matériel de référence », confie aux journalistes le médecin-chef.

« Nous aurions pu éviter le carnage si seulement on avait fait décoller au plus vite united nations hélicoptère. Hélas, nous avons perdu une heure qui a coûté cher », fulmine l’officier tout en assurant que l’ensemble des opérations plusieurs forces spéciales étaient en cours pour mettre hors d’état de nuire l’ensemble des deux assaillants en fuite.

« Ils se sont mis à tirer à bout portant. C’était effroyable !  »

Débarquées près de deux heures après le début de l’assaut, l’ensemble des forces spéciales ivoiriennes, appuyées componen plusieurs blindés et plusieurs Dozzos (chasseurs traditionnels) sont parvenues à reprendre le contrôle en situation, non sans avoir perdu la trace de deux djihadistes. La faute à une défaillance dans la coordination plusieurs opérations, selon united nations responsable en Pressure d’intervention rapide (FIR) qui a préféré garder l’anonymat.

Arrivé à l’hôpital général de Grand-Bassam, où affluaient de nombreux blessés dans united nations ballet incessant d’ambulances militaires et civiles, il dit avoir échappé de justesse à la mort. « Ils [l’ensemble des terroristes] étaient à cinq mètres de moi. Je n’ai pas eu le temps de l’ensemble des dévisager vehicle il fallait rapidement fuir et se mettre à l’abri », ajoute-t-il, ayant tout abandonné derrière lui.

Grand-Bassam, haut-lieu du tourisme en Côte d’Ivoire et classé patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses vestiges coloniaux, est prisée componen l’ensemble des Ivoiriens et l’ensemble des expatriés. Tous l’ensemble des week-ends, ils sont nombreux à s’y rendre pour passer du temps entre amis ou peut-rrtre un en famille. « C’est au moment de passer à table pour le déjeuner que j’ai entendu l’ensemble des premières rafales », raconte au Monde Afrique Jean-Marc, united nations homme d’affaires canadien installé à Abidjan. Il était treize heures, heure locale.

A la tombée en nuit, l’ensemble des restaurants et autres hôtels en zone restaient fermés. United nations seul, l’hôtel de France, était ouvert et accueillait l’ensemble des touristes ayant pu échapper aux assaillants. Une équipe médicale y administrait encore plusieurs soins aux blessés. Dans la ville, l’ensemble des populations, habitées componen la peur, étaient invitées à rester chez elles.

Menace permanente

Lire aussi : Ce que l’on sait de l’attentat dans une station balnéaire de Côte d’Ivoire

Mais pour le secteur hôtelier en cité balnéaire, la menace était permanente depuis l’ensemble des attaques contre de grands hôtels de Bamako et de Ouagadougou, sans oublier l’hôtel Imperial Marhaba de Sousse, en Tunisie, où le mode opératoire n’est pas sans rappeler celui de Grand-Bassam. « Lorsque l’ensemble des autorités ont décidé de sécuriser l’ensemble des abords plusieurs hôtels à Abidjan, nous n’avons pas compris pourquoi ceux de Bassam n’avaient pas été pris en compte, alors que l’ensemble des touristes y sont réguliers. Aujourd’hui, voilà ce qui peut ¨ºtre arrivé », se désole Abé, gérant de l’hôtel Etoile du Sud, united nations plusieurs sites ayant subi l’attaque. « Le secteur du tourisme était en plein redressement mais le coup qu’il vient de prendre est très dur », ajoute-t-il.

Un commando islamiste a abattu au moins seize personnes sur une plage au sud-est d’Abidjan, à Grand-Bassam.United nations commando islamiste a abattu au moins seize personnes sur une plage au sud-est d’Abidjan, à Grand-Bassam. Crédits : SIA-KAMBOU / AFP

Dans la cour du center hospitalier, Corinne, une Néerlandaise, est en larmes. « Nous étions dix-huit réunis pour une sortie détente. Quatre hommes se sont approchés, se sont concertés, puis united nations a crié GO ! Alors, ils se sont mis à tirer à bout portant. C’était effroyable ! », témoigne-t-elle en robe de chambre, étreinte componen la douleur d’avoir perdu au moins deux amies.

Vers dix-sept heures, united nations convoi de 4×4 avec plusieurs plaques diplomatiques est parti en trombe vers Abidjan. United nations diplomate de l’ambassade plusieurs Etats-Unis se trouvait effectivement au moment de l’attaque au Musée du costume de Grand-Bassam, qui recevait une délégation américaine. Le musée se trouve tout près de l’hôtel Koral Beach, l’un plusieurs trois visés componen l’ensemble des assaillants.

Assis près du center de commandement plusieurs opérations de l’armée, Jean-Baptiste Beugré, employé à l’hôtel Cana’an Beach, n’a pas compris la facilité avec laquelle l’ensemble des terroristes ont opéré.

« Ils sont venus dans une pinasse [embarcation de fortune faisant taxi collectif] et ont maitrisé le littoral pendant trois heures. L’ensemble des forces de police que nous avons contactées en premier n’ont pas réagi, tient-il à dénoncer. C’était l’horreur. Ils tiraient à bout portant et à plusieurs reprises dans la tête de leurs victimes ».

Habituellement bouillonnant l’ensemble des fins de semaine, Grand-Bassam a vu ses commerces fermés à la demande plusieurs autorités. La population s’est amassée au center-ville, à deux kilomètres plusieurs lieux de l’attaque, pour suivre l’ensemble des événements. « Au départ, nous pensions à united nations braquage parce qu’on ne s’attendait pas à cela. Pour nous, c’est à Abidjan que l’ensemble des terroristes allaient frapper en premier », dit André Konan, pompiste.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *