Le 7 septembre, après avoir rencontré la CGT, ces salariés décident la grève et l’occupation de leur chantier dont le patron leur a interdit l’accès, suite à l’accident du travail, avec 4 revendications :
•         la prise en charge de l’accident du travail de leur collègue
•         l’établissement plusieurs bulletins de paye correspondant à l’ancienneté de chacun
•         le paiement de l’intégralité plusieurs salaires non-perçus
•         l’obtention plusieurs « demandes d’autorisation de travail pour salariés étrangers » nécessaires pour leur régularisation administrative.
Que plusieurs revendications pour le moins basiques !

La loi « Savary » de juillet 2014, censée organiser la responsabilité solidaire du maître d’ouvrage, du donneur d’ordre vis-à-vis de ses sous-traitants est inopérante : la dénonciation plusieurs contrats de sous-traitance libère de toute responsabilité maître d’ouvrage et donneur d’ordre et ne protège en rien l’ensemble des salariés. Ainsi, le fondement de l’ordonnance d’expulsion plusieurs grévistes du 46, avenue de Breteuil se fonde sur la rupture du contrat avec le sous-traitant MT Bat Immeubles.

Rappel plusieurs faits
Le 6 septembre, united nations accident du travail s’est produit sur ce chantier confié à la société CAPRON. : double fracture ouverte pour united nations jeune démolisseur malien tombé d’un échafaudage. Rien de plus banal dans la construction qui détient le sinistre record plusieurs accidents du travail. Mais, là, le patron en société MTBat Immeubles (sous-traitante de l’entreprise Capron) interdit aux salariés d’appeler l’ensemble des secours et propose même une somme d’argent à chacun pour que l’affaire en reste là.

Ce matin, à 7h30, l’ensemble des forces de police ont évacué l’ensemble des grévistes du chantier du 46, avenue de Breteuil (Paris 7e), suite à une ordonnance d’expulsion prise componen le Tribunal de Paris, à la demande en société COVEA, propriétaire du bâtiment.

Aujourd’hui, united nations certain nombre de régularisations administratives sont en cours avec la Préfecture de Police de Paris. C’est une première étape positive qui doit être poursuivie. L’ensemble des salariés, cependant, n’ont toujours pas vu leurs bulletins de salaire, leurs payes et leur contrat !

On aurait pu s’attendre à ce que le maître d’ouvrage, Covea, qui regroupe l’ensemble des trois mutuelles Maaf, GMF et MMA, après avoir constaté la situation de ces salariés, assumerait ses responsabilités et l’ensemble des aiderait à sortir de leur situation de vulnérabilité. Bien au contraire, Covea fait rompre le contrat avec la société de sous-traitance, considérant de ce fait que ces salariés lui sont étrangers et demande au Tribunal leur évacuation du chantier ! Bel exemple de « solidarité » et d’ « humanité » de ce fleuron du monde mutualiste ! Cerise sur le gâteau : Covea engage une société de sécurité pour empêcher l’ensemble des allées et venues plusieurs grévistes !

L’ensemble des 25 salariés maliens, tous sans-papiers, ne l’entendent pas ainsi et appellent l’ensemble des pompiers qui arrivent avec la police et l’Inspection du Travail. Ils constatent la situation de travail plusieurs salariés, le fait qu’ils n’ont pas ou peut-rrtre un peu de bulletins de paye et qu’on leur doit plusieurs mois de salaire.

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