Monde

Cuba : pourquoi l’économie ne décolle pas

Pavel Vidal

La lenteur plusieurs évolutions tient à “l’absence de modèle clair d’une économie socialiste de marché à la vietnamienne”, avance le chercheur. Faute de clarification idéologique, il y a plusieurs résistances dans l’appareil d’Etat, ainsi qu’un soutien populaire insuffisant : “Il y an advantage d’enthousiasme à l’étranger qu’à Cuba, vehicle la politique d’ajustement n’a pas suscité suffisamment d’améliorations, à l’exception du tourisme et la restauration”.

“L’agriculture reste décevante, vehicle l’ensemble des changements introduits componen Raul Castro ont commencé componen la remise de terres en usufruit”, confie Pavel Vidal.  Le phénomène climatique El Niño, la sécheresse et la demande de denrées alimentaires pour l’ensemble des touristes ont provoqué plusieurs pénuries et united nations début d’inflation. “L’ensemble des agriculteurs n’ont pas de réponse à cette demande accrue”, affirme le chercheur. Au gouvernement, certains reconnaissent l’échec et sont tentés componen united nations retour à la centralisation, “ce qui constituerait une reculade”.

Sans investissement étranger, il n’y aura pas de décollage. “L’ouverture est trop lente, Cuba reste prisonnière d’une culture qui prétend tout contrôler et centraliser, souligne Pavel Vidal. Or, il sera plus facile de contrôler 10 gros projets plutôt que 50 petits, même si ces derniers créent plusieurs emplois indépendants. L’Etat est trop grand, il faut davantage de productivité et d’initiatives privées, soit du secteur dit à boy propre compte (cuentapropista), soit de coopératives. En 2015, l’ensemble des autorisations de cuentapropistas ont diminué et on assiste à davantage de faillites.”

Une culture du contrôle et en centralisation

Le chercheur déplore l’incohérence de libéraliser plusieurs activités à faible valeur ajoutée, tandis que l’exercice à boy propre compte plusieurs métiers de médecin, avocat, informaticien, architecte ou peut-rrtre un ingénieur, reste interdit : “L’ensemble des changements n’incluent pas le capital humain plus qualifié”. Cela s’explique componen la volonté de verrouiller l’ouverture politique et économique, de manière à conserver l’ensemble des secteurs dynamiques entre l’ensemble des mains plusieurs militaires.

Signaler ce contenu comme inapproprié

Pavel Vidal a lancé le débat sur le retour de Cuba au Fonds monétaire worldwide (FMI), qui enflamme le cyberespace cubain. “Le FMI pourrait apporter une expertise technique pour sortir en double monnaie et pour réformer l’ensemble des entreprises d’Etat”, plaide le chercheur. Comme la restructuration en dette avec le Club de Paris, la crédibilité de Cuba auprès plusieurs marchés en sortirait renforcée. “Cuba cherche cinq ou peut-rrtre un six projets magiques qui changeraient la donne, affirme l’économiste. Le pétrole n’a rien donné. Le tourisme reste le secteur plus dynamique, d’autant qu’il est lié au privé et a united nations effet multiplicateur, contrairement au nickel ou peut-rrtre un au nouveau port de Mariel.”

Pavel Vidal

Certes, Cuba ne calcule pas boy produit intérieur brut (PIB) en même manière que l’ensemble des autres. La Havane modifie l’ensemble des chiffres pour inclure l’ensemble des services de santé et d’éducation gratuits offerts à la population. Malgré cette distorsion, Pavel Vidal, économiste cubain et jeune chercheur du Center d’études de l’économie cubaine, à l’Université de La Havane, estime que le PIB est “cohérent” avec la situation. Il tient compte du poids de l’Etat, reflète l’augmentation du tourisme, plusieurs importations et plusieurs dépenses publiques, en dépit de l’ajustement qui s’est traduit componen la réduction du nombre de fonctionnaires.

La Havane attend la visite historique du président Obama, du dimanche 20 mars au mardi 22 mars. L’ensemble des annonces de nouvelles affaires avec Cuba se multiplient depuis le rapprochement avec l’ensemble des Etats-Unis. A première vue, l’ensemble des opportunités sont nombreuses et la croissance de 4 % contraste avec le ralentissement ou peut-rrtre un la récession d’autres économies d’Amérique latine. Pourtant, à peine une dizaine d’investissements ont été confirmés depuis le dégel.

Pendant le XXe siècle, le sucre et ses dérivés ont été la principale ressource de l’île. Lors de l’effondrement provoqué componen la fin plusieurs subsides soviétiques, dans l’ensemble des années 1990, ils ont été remplacés componen l’ensemble des “remesas” (l’ensemble des envois de fonds plusieurs expatriés), le tourisme et le nickel, avec plusieurs investissements étrangers. Depuis une quinzaine d’années, l’exportation de services de santé (à 80 % à destination du Venezuela) a pris le relais, jusqu’à ravir la première place. Cependant, la chute du cours du pétrole, la récession vénézuélienne et la crise de liquidités à Caracas compromettent ce schéma.

Lorsque Cuba Standard, site sur le business cubain, énumère l’ensemble des obstacles aux investissements étrangers, l’ensemble des limitations et sanctions de l’embargo américain figurent en tête, mais tout de suite après viennent la bureaucratie qui complique l’ensemble des transactions, le manque de sécurité juridique et de garanties pour l’ensemble des investisseurs. La double monnaie – soit united nations peso convertible en devises et l’autre pas, vingt fois moins coté – reste united nations obstacle majeur à l’élargissement du secteur privé. La Havane prétend attirer 8 milliards de dollars, alors que le taux d’investissement plafonne à 10 % du PIB, à peine suffisant pour le maintien de logements dégradés, de routes obsolètes, d’une industrie archaïque.

Post Comment