Le gouvernement britannique a décidé de réagir après une  série d’attaques . En mai dernier, le service de santé (NHS) a été victime d’un virus qui a largement perturbé son bon fonctionnement. Pendant plusieurs jours, l’accès aux données était bloqué et des examens médicaux ont été annulés ou perturbés.

Le gouvernement tient à s’assurer que certains services essentiels, tels que l’eau, l’énergie, les transports et  la santé , sont suffisamment protégés.

« Nous avons besoin de jeunes pour explorer ce monde virtuel comme ils exploreraient le monde réel », soutient-il, ajoutant que le Royaume-Uni « manque cruellement » de personnel hautement qualifié dans le numérique. Et de conclure : « Mettez de côté vos peurs de devenir un geek : au contraire, il faudrait en être fier. »

« Endroit le plus sûr au monde »

Et cela a des conséquences économiques. Selon une étude conduite par ISP Beaming, les cyberattaques ont coûté pas moins de 30 milliards de livres (33 milliards d’euros) aux entreprises britanniques en 2016. Le  phishing et les virus sont ainsi les failles de sécurité les plus courantes.

Pour se prémunir des cyberattaques, certains développent des idées originales. Robert Hannigan, ancien directeur des services de renseignement électronique du Royaume-Uni (GCHQ) estime que la planche de salut pourrait venir des jeunes. « Si vous passez tout votre été à tenter, en vain, de priver votre enfant de Wi-Fi ou de ses appareils électroniques, ne désespérez pas […] Votre mauvaise attitude en tant que parent pourrait les aider et sauver notre pays », écrit-il dans une tribune publiée dans le « Telegraph  ».

Le gouvernement espère ainsi que les entreprises mettront en place de meilleures formations sur la cybersécurité pour les employés, et qu’elles seront capables de répondre immédiatement à tout type d’intrusions.

Manque des « protections élémentaires »

Le gouvernement britannique entend s’attaquer aux carences des entreprises dans la  cybersécurité .

Selon une  étude publiée en avril , près de 46 % des entreprises interrogées outre-Manche déclaraient avoir subi une attaque informatique au cours de l’année écoulée. Ce rapport, commandé par le gouvernement, pointait du doigt un « nombre conséquent » de sociétés qui n’avaient pas mis en place les « protections élémentaires ».

Les jeunes, planche de salut ?

Le ministre chargé du numérique, Matt Hancock, soutient que les amendes ne seraient infligées « qu’en dernier recours ». « Nous voulons que le Royaume-Uni soit l’endroit le plus sûr au monde en ligne, avec nos services préparés pour faire face au risque de cyberattaque “, a poursuivi le ministre.

Londres réfléchit à l’instauration d’une amende pouvant aller jusqu’à 17 millions de livres (18,7 millions d’euros), ou 4 % de leur chiffre d’affaires mondial, pour les sociétés qui n’auraient pas pris la menace au sérieux.

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