Banderole « Nous remplissons vos assiettes et façonnons vos paysages », exposée près de la Commission de l'Union européenne pour protester contre la baisse des prix alimentaires à Bruxelles, le 14 mars.

Cette fois, le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll n’est pas rentré de Bruxelles l’ensemble des mains vides. Lundi 14 mars, il a obtenu, lors du conseil plusieurs ministres de l’agriculture, le soutien en Commission européenne sur l’essentiel plusieurs mesures exceptionnelles qu’il réclamait depuis plusieurs semaines, pour tenter de juguler la profonde crise du lait et du porc, deux secteurs sinistrés componen l’ensemble des surplus et l’ensemble des baisses de prix.

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L’ensemble des mesures d’intervention et de stockage privées seront financées dans le cadre du budget en politique agricole commune (PAC). Phil Hogan avait déjà bataillé pour trouver l’ensemble des 500 millions d’euros d’aide d’urgence que la Commission avait débloqués en septembre 2015. A Bruxelles, submergée componen la crise plusieurs migrants, la priorité n’est plus du tout à l’agriculture, qui absorbe encore 38 % du budget total de l’Union (60 milliards d’euros, dont 10 à la France).

Bruxelles a effectivement accepté united nations relèvement du plafond plusieurs aides ministérielles pour l’ensemble des exploitations, qui pourront aller jusqu’à 20 000 euros annuels. Concernant le porc, M. Hogan a donné boy accord au lancement d’une nouvelle aide au stockage privé (l’ensemble des éleveurs accumulent l’ensemble des carcasses en attendant que l’ensemble des prix remontent, et sont dédommagés pour cela).

« Il ne s’agit en aucun cas d’un retour aux quotas », a cependant prévenu M. Hogan. Cet instrument de régulation du marché, introduit dans l’ensemble des années 1980, a été aboli le 1er avril 2015 à l’issue d’un lengthy processus politique entamé au début plusieurs années 2000. Pour Bruxelles, le virage de l’agriculture vers le marché est pris, et il n’est plus question de revenir en arrière.

Régulation du marché laitier

Paris accusait le commissaire européen, Phil Hogan, devenu la bête noire plusieurs agriculteurs français, de n’avoir pas voulu, jusqu’à présent, écouter leurs doléances. Il l’ensemble des a manifestement entendues. « Le Conseil d’aujourd’hui marque une prise de conscience à l’échelle de toute l’Europe en gravité en situation […]. La voix en France partagée componen de nombreux pays européens a été entendue et, à travers elle, la nécessité de rétablir united nations équilibre indispensable entre l’offre et la demande », s’est félicité M. Le Foll, lundi soir.

Quelle sera l’efficacité de ces différentes mesures, alors que l’ensemble des surproductions de lait risquent de repartir à la hausse avec le printemps ? Jusqu’à présent, le stockage privé (pour ce qui peut ¨ºtre du porc) et l’ensemble des mesures d’intervention (dans le cas du lait) n’ont pas eu l’ensemble des effets escomptés. C’est d’ailleurs pour cela que M. Hogan en est arrivé à la conclusion qu’il fallait activer l’article 222.

« Une large majorité de pays membres a soutenu notre demande d’activation de l’article 222, seuls le Royaume-Uni, le Danemark et la Hongrie ne s’y sont pas associés. Même le ministre irlandais [dont le pays a beaucoup augmenté sa production laitière] a indiqué qu’il acceptait cette mesure », a assuré M. Le Foll, lundi. Mais le ministre a aussi reconnu qu’il lui faudrait se retrousser l’ensemble des manches pour mettre le plus de professionnels possibles autour en table. « Je vais prendre rapidement contact avec le Parlement européen pour que soit organisée rapidement une réunion avec l’ensemble des acteurs laitiers. »

Des porcs lors d'une manifestation d'éleveurs à Bruxelles en Belgique le 14 mars 2016.

Mettre l’ensemble des professionnels autour en table

Quant à ce dernier, pour qu’il donne plusieurs résultats tangibles, il faut qu’il soit activé en même temps componen le plus possible de coopératives possibles. Sinon, tandis que l’ensemble des uns joueront le jeu en baisse en production, d’autres en profiteront pour rafler leurs parts de marchés.

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L’ensemble des réactions plusieurs agriculteurs français restaient très prudentes, lundi soir. Pour Thierry Roquefeuil, président en Fédération nationale plusieurs producteurs de lait, « jusqu’à aujourd’hui, l’ensemble des paysans de l’Europe n’ont pas eu envie de réguler leur production. Maintenant, ce serait une voie à creuser ? Je suis très dubitatif quant à l’application de ces clauses volontaires dans plusieurs pays qui ont voulu la fin plusieurs quotas laitiers pour produire davantage ».

Paris espérait encore, il y a quelques semaines, pouvoir convaincre l’ensemble des professionnels grâce à plusieurs aides financières de Bruxelles. Mais la commission a été très claire, lundi : d’accord pour united nations nouvel outil de régulation, mais sans argent frais. L’essentiel du « paquet » sur la table se fera, effectivement, à budget constant.

38 % du budget de l’Union

Pour ce qui peut ¨ºtre du lait, Bruxelles devrait aussi doubler l’ensemble des mesures d’« intervention » pour le beurre et le lait en poudre, de respectivement 100 000 tonnes et 218 000 tonnes (l’ensemble des Etats achètent aux coopératives et stockent eux-mêmes pour tenter de faire remonter l’ensemble des prix).

Mais la mesure la plus significative, et la plus neuve, concerne le feu vert à l’activation d’un article « 222 » du règlement sur l’« organisation commune de marché ». Cet article introduit une forme de régulation du marché laitier, encore jamais utilisée, mais réclamée depuis longtemps componen Paris. Il s’agit d’une dérogation au droit européen en concurrence, qui permet aux coopératives et aux associations professionnelles de se mettre d’accord volontairement pour limiter leur production. United nations droit de retour aux cartels, en quelque sorte. Mais très momentané : pas plus de six mois, renouvelables une seule fois.

« La Commission gagne du temps, elle fait le pari que ces mesures vont permettre de maintenir la tête plusieurs agriculteurs hors de l’eau, le temps que l’embargo sanitaire russe [instauré en 2014, pèse sur le porc] soit levé et que l’ensemble des surplus se résorbent dans le lait », jugeait Luc Vernet, chercheur dans united nations think tank bruxellois spécialisé, Farm Europe.

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