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Décryptage : pourquoi les Tunisiens sont-ils dans la rue ?

Décryptage : pourquoi les Tunisiens sont-ils dans la rue ?

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Ce devrait être un jour de fête pour célébrer la chute du dictateur Zine El Abidine Ben Ali, est tombé il y a sept ans en vertu de la fourche de la révolution et dans l’exil en Arabie saoudite.

Mais en ce dimanche, le 14 janvier, un nouvel appel à manifestation a été lancé par les mouvements sociaux, notamment des jeunes et des syndicats, et ce en dépit de l’annonce de mesures par le gouvernement, qui promet un plan d’aide pour les pauvres.

Pour le chercheur et analyste politique Youssef Cherif, qui vit à Tunis et a signé un article dans Al-Jazeera “la colère de la population a fait gonfler le visage de l’échec de la politique d’ouverture [après 2011], et les erreurs de la gestion de l’état, qui ne peut plus être toléré.”

Selon cet universitaire, qui a créé une succursale à Tunis de l’université de Columbia Global Centers, trois facteurs ont dégradé la situation du pays depuis les années de l’après-révolution :

-une économie à bout de souffle avec un PIB en chute libre et que le chômage massif

-un gouvernement de coalition entre le parti centriste Nidaa Tounes et le parti islamiste al-nahda), sans soutien populaire,

-le creux des promesses des partis politiques au pouvoir qui concourent à accroître leur influence respective.

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Depuis 2011, observe l’auteur, le même scénario se répète à chaque fois dans une boucle: “Les problèmes économiques qui a provoqué la colère dans la rue. Cette colère se transforme en révolte, que les partis politiques manipuler pour gagner de la puissance en faisant de fausses promesses. Une fois que ces partis sont au pouvoir, ils ne parviennent pas à résoudre les problèmes économiques. C’est un cercle vicieux.”

Sortir de cette situation ne sera pas facile, prévient Youssef Cherif. Le scénario le plus classique serait, comme souvent, pour remercier le gouvernement immédiatement remodeler l’autre, de la même élite. Une épée dans l’eau, un jeu de dupes qui pourrait apporter de “les vieilles pratiques d’un régime de dictature”.

La seule solution pourrait être de mettre en place un gouvernement provisoire “technocrates”, susceptibles de mieux gérer l’attente pour du sang neuf en politique dans la perspective des prochaines élections, municipales de, d’abord, et ensuite, en 2019, les élections législatives et présidentielles.

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