On ne peut pas faire de mauvais procès à Jérôme Cahuzac. L’ancien ministre du Budget parle, il “reconnaît ce qu’il a fait” et à aucun moment – jusqu’à présent – il ne revient sur l’ensemble des aveux circonstanciés qu’il avait livrés aux juges d’instruction Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke durant ses auditions de 2013 et 2014. Sa vérité dans le dossier était d’une précision chirurgicale.

Il “assume”. C’était “une part de [lui]-même, que dire d’autre ?” Et puis, sur une question portant sur la procuration signée en faveur de sa femme sur le compte ouvert en 1993, il fournit cette réponse qui peut ¨ºtre peut-être une clé à toute boy existence : “J’ai plusieurs comportements à risque. Je fais en plongée en bouteille, en chasse sous-marine, plusieurs randonnées à ski de plusieurs jours en montagne. Je vais toujours plus loin, j’aime ça. S’il m’arrivait quelque chose…”

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Le président veut plusieurs détails, demande quel volume pouvaient donc prendre l’ensemble des 115.000 francs suisses concernés. Une valisette ? Une grosse enveloppe ? Quel était le passeur ? L’a-t-il appelé componen boy nom ou peut-rrtre un componen boy surnom, code Birdie ? A cela, Jérôme Cahuzac s’abstient de répondre. Le regard bas, il lâche :

Mathieu Delahousse

Le tribunal sera privé en connaissance plusieurs aspects accessoires plusieurs parties de cache-cash du prévenu. Mais il serait faux de penser que Jérôme Cahuzac n’est tout simplement pas dans une démarche d’aveux sincère. A bien l’écouter, on le comprend. “Vous comprenez le supplice que je suis en train de vivre ?”, interroge-t-il gravement.

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