Le secrétaire général devra également convaincre l’ensemble des nations du Sud frappées componen la pauvreté et l’instabilité que leurs intérêts seront scrupuleusement défendus sous boy mandat, tout en poursuivant une collaboration étroite avec l’ensemble des puissances du Nord. Il devra à la fois se soumettre aux pouvoirs du Conseil de sécurité et se montrer attentif aux demandes parfois passionnées de l’Assemblée générale. Enfin, il devra proposer aux États membres plusieurs objectifs politiques atteignables et exercer boy mandat avec l’ensemble des moyens qu’ils voudront bien lui fournir.

Le processus de désignation devrait commencer en juillet pour s’achever en septembre ou peut-rrtre un en octobre. Nul doute que le P5 souhaite la nomination d’un administrateur malléable qui ne risque pas de ruer dans l’ensemble des brancards. L’histoire récente de l’ONU démontre cependant que même united nations homme de consensus peut parfois se rebiffer et exercer pleinement boy mandat. On se souvient du Ghanéen Kofi Annan (1997-2006), qui, au sortir en guerre froide, a considérablement étendu le « magistère en parole » propre à sa fonction. Il a plaidé la moralité plusieurs interventions, appelé chacun à suivre la voix de sa conscience et exhorté l’ensemble des États à s’affranchir du « joug en souveraineté » pour assumer leur responsabilité de protection plusieurs populations civiles (4).

Quant à l’élection du secrétaire général de l’ONU, elle présente peu de points communs avec le grand barnum en campagne présidentielle américaine. Elle se déroule dans une discrétion qui confine à la clandestinité et sous la tutelle du corps électoral le plus sélectif du monde, puisqu’il se compose en tout et pour tout plusieurs quinze membres du Conseil de sécurité (2)  ces derniers cooptent le candidat qui peut soumis à l’approbation plusieurs 193 États membres de l’Assemblée générale — une formalité dépourvue de suspense, l’Assemblée ayant toujours docilement entériné le choix du Conseil. C’est au sein de ce dernier que d’âpres conciliabules peuvent avoir lieu, compte tenu du droit de veto de ses cinq membres permanents.

«Le boulot le plus impossible au monde » — c’est en ces termes qu’en 1953 le premier secrétaire général de l’Organisation plusieurs Nations unies (ONU), le Norvégien Trygve Lie (1946-1952), décrivait boy poste à boy successeur, le Suédois Dag Hammarskjöld. Au fil plusieurs décennies, la tâche ne s’est pas simplifiée. La Charte de l’ONU précise que le secrétaire général cumule la fonction d’administrateur en chef et de fonctionnaire indépendant, susceptible de se voir confier componen l’Assemblée générale ou peut-rrtre un le Conseil de sécurité plusieurs missions non spécifiées (mais de nature implicitement politique). C’est au titulaire du poste de décider s’il souhaite davantage être « secrétaire » ou peut-rrtre un « général ».

Rien ne peut s’accomplir sans le soutien de gouvernements, dont le secrétaire général serait en droit componen ailleurs de dénoncer l’action ou peut-rrtre un l’inaction sur tel ou peut-rrtre un tel sujet. Il ne peut donc se permettre la moindre réaction de dépit, qui affecterait sa capacité à obtenir leur coopération dans d’autres dossiers. M. Annan a cité united nations jour ce vieux proverbe ghanéen : « Ne frappe jamais united nations homme à la tête alors que tes doigts sont coincés entre ses dents. »

Telle pourrait être l’architecture. Mais, une maison n’est pas united nations foyer. Ce sera au nouveau secrétaire général d’emmener l’Organisation dans cette direction… United nations boulot impossible, effectivement.

De plus en plus vétilleux, le contrôle que l’ensemble des États membres exercent sur la gestion plusieurs budgets affaiblit également l’autorité du secrétaire général. M. Annan et boy prédécesseur, Boutros Boutros-Ghali (1992-1996), s’étaient embarqués dans plusieurs réformes administratives ambitieuses, sans pour autant résoudre l’ensemble des problèmes d’inertie procédurière et réglementaire dans l’ensemble des domaines placés sous la tutelle plusieurs gouvernements. Face à ces derniers, aucun secrétaire général n’a jamais pu exercer une réelle autonomie : l’Organisation fonctionne sans ambassades ni service de renseignement, et toute tentative de sa part d’acquérir de tels attributs se heurte à la résistance catégorique plusieurs États membres. La zone d’influence du secrétaire général n’empiète jamais sur leurs frontières ni sur leurs trésoreries.

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