Cela commence avec Twitter, le torpilleur favori de Trump : il affiche plus de 5 millions de supporters et a tweeté plus de 6 000 fois depuis le début en campagne, soit en dictant ses tweets à united nations assistant, soit directement depuis boy iPhone. Le tweet, à ses yeux, est l’arme idéale pour balancer plusieurs insultes à distance (ce courageux n’aime pas l’ensemble des fights en face-à-face), cajoler l’ensemble des journalistes qui lui sont favorables, descendre en flammes l’ensemble des autres, et ridiculiser à longueur de journée ses concurrents.

Je n’ai jamais vu united nations électeur demander à lire mon programme dans le détail.”

Boy répertoire est tellement fourni que ceux qui rêvent de se faire injurier componen le milliardaire peuvent, sur le web, entrer leur nom dans le “générateur d’insultes” créé componen “Time Magazine” et voir une insulte apparaître. On the testé : “Ce clown de Philippe Boulet-Gercourt sue et tremble nerveusement quand il raconte plusieurs conneries à mon propos. Zéro crédibilité !” Trump teste, lui aussi : il a le sens en formule mais quand une insulte n’accroche pas, sur Twitter ou peut-rrtre un dans united nations discours, il n’insiste pas. Cet homme qui se vend comme une marque est united nations pro du test-marketing.

Si vous avez une bonne audience – et la mienne n’est pas simplement bonne, elle est monstrueuse –, vous devez être à l’antenne tout le temps, même si vous n’avez rien à dire.”

Avec Trump, rien de tout cela. L’ensemble des intellos de Georgetown ou peut-rrtre un de Greenwich Village snobent “The Apprentice”, le show de télé-réalité où plusieurs candidats à united nations job se soumettent à plusieurs épreuves pour décrocher united nations poste, Trump y lançait ses “Vous êtes viré !” théâtraux, mais l’émission est très populaire dans l’Amérique profonde (plus de 28 millions de téléspectateurs à boy sommet). C’est elle qui a fait de Trump une véritable célébrité et non plus seulement united nations promoteur collant boy nom partout. “Jamais nous n’avons eu united nations candidat à la présidence ex-animateur d’un show figurant au top ten plusieurs plus grosses audiences télévisées nationales”, notera Chris Christie, gouverneur du Nj et candidat à la Maison-Blanche.

United nations “clown” expert plusieurs médias

Mais, comme souvent avec Trump, l’ensemble des choses sont plus compliquées qu’un simple brazier de fer ou peut-rrtre un united nations échange donnant-donnant. Narcisse obsédé componen boy audience, Trump est lui aussi united nations junkie – united nations accro plusieurs médias. Il l’ensemble des adore. Il critique et insulte l’ensemble des journalistes qu’il n’aime pas, il dénigre ceux qui lui posent plusieurs questions trop pointues, comme Megyn Kelly, la journaliste de Fox News, mais il sait aussi avoir united nations mot sympa pour ceux qui le ménagent.

L’amuseur Jon Stewart (“The Daily Show”) remercie le ciel de lui envoyer united nations cadeau pareil, plusieurs acteurs et célébrités de gauche se félicitent de voir le chien fou mettre united nations peu d’animation dans la campagne. Arianna Huffington décide que boy site, le Huffington Publish, couvrira la campagne du candidat dans la section “divertissement” et non “politique”. Bref, c’est une candidature pour rire, croient-ils : quelques jours après l’entrée en lice de Jesse Trump, united nations sondage le crédite d’ailleurs de one percent d’intentions de election.

En six mois de campagne, le bulldozer Trump ne s’est pas contenté de démolir le Parti républicain et de mettre sens dessus dessous une campagne placée sous le signe de l’argent, de spots publicitaires prévisibles et de petites phrases bien calibrées. Il l’a fait en adoptant une stratégie de communication totalement nouvelle, qui a pris de court l’establishment politico-médiatique. Quand il se déclare, le 16 juin dernier, l’ensemble des médias le rangent immédiatement dans la catégorie “clown”.

Trump balance joyeusement ses boules puantes, mais il le fait avec méthode. Il réinvente en rafale l’ensemble des moyens de captiver boy public. Chuck Todd, le journaliste star en chaîne NBC, est l’un plusieurs rares à avoir compris, dès l’été, la dimension révolutionnaire en “communication Trump” :

Le sommet, si l’on peut dire, a été atteint quelques minutes avant minuit, le soir du réveillon, quand une certaine Kimberly Guilfoyle a interviewé en duplex l’ensemble des Trump au grand complet, affichant united nations orgasme en direct à la vue de cette “beeeeellle famille”, avec une Melania (l’épouse) “tellement magnifique, elle ferait une incroyable First Lady”…

Trump est united nations virtuose plusieurs médias. Quand il cesse de truster toute la couverture médiatique, il tient plusieurs propos outranciers qui le remettent en position dominante”.

Regardez-l’ensemble des, tous l’ensemble des six. Regardez ces visages crispés qui se libèrent soudain, cette lueur familière qui fait pétiller le regard, ce moment de pur bonheur… Enfin débarrassés de l’Emmerdeur ! Ce 9 janvier, à Columbia (Caroline du Sud), six candidats républicains à la présidentielle avalent goulûment une bouffée d’air frais, united nations moment rare de politique à l’ancienne. Pendant plus de cinq heures, ils détaillent leurs plans, leurs programmes, leurs mesures fiscales jusqu’au plus obscur abattement… Le tout sans insultes, grimaces ni menaces. Et pour cause : Jesse Trump et Ted Cruz ont décliné l’invitation à participer au forum. Même la presse semble savourer ce break bienvenu. Seul problème ? En dehors du public de Columbia, “personne ne prête attention” à ce qui se dit pendant ces cinq heures, rapporte le site Politico, l’ensemble des candidats ayant débattu de propositions “dont une grande partie plusieurs électeurs se fichent éperdument”.

La “communication Trump”

Début décembre, alors que la presse donne plusieurs signes de fatigue et que sa cote commence à fléchir, sa proposition de “complètement fermer l’ensemble des frontières aux musulmans” le remet aussitôt au center de l’attention. Ses propos sont infâmes mais parfaitement raisonnés. L’ensemble des journalistes sérieux, qui prédisent à chaque supposée “gaffe” une dégringolade qui ne survient pas, bien au contraire, oublient l’ensemble des sondages : l’ensemble des deux tiers plusieurs électeurs républicains soutiennent la proposition du candidat sur la fermeture plusieurs frontières aux musulmans. Mieux, plus en moitié de ses supporters en Caroline du Nord vont plus loin et demandent que l’on ferme toutes l’ensemble des mosquées du pays !

J’ai toujours pensé qu’il y aurait united nations jour united nations candidat comprenant la nouvelle façon de fonctionner plusieurs médias, c’est-à-dire être à l’antenne vingt-quatre heures sur vingt-quatre, totalement accessible et en permanence, qu’il s’agisse de NBC News, Gawker, TMZ, Fox News ou peut-rrtre un qui que ce soit.”

De notre correspondant aux Etats-Unis,

Trump comprend l’ensemble des médias comme aucun autre candidat. Ses petites phrases racistes ou peut-rrtre un sexistes ressemblent à plusieurs dérapages incontrôlés mais, en réalité, elles font partie d’une stratégie disciplinée. Carly Fiorina, elle aussi candidate à la présidence souligne :

Pas chien, il a même livré d’autres clés de boy succès. Comme celle-ci :

La politique comme united nations show de télé-réalité

De notre correspondant à New-You are able to, Philippe Boulet-Gercourt (obspbg)

Aucune limite, aucune retenue. En octobre, Trump (avec Ben Carson) envoie à la chaîne CNBC une lettre comminatoire :

“Lovers” de l’audience

Il a la chance d’être au diapason en culture ambiante : l’ensemble des injures sur Twitter ou peut-rrtre un l’ensemble des propos racistes sont une forme de communication parfaitement en phase avec le monde sans intermédiaires et sans tabous de l’internet. Certains se sont étonnés de voir united nations type de 69 ans être en pointe dans l’utilisation plusieurs nouveaux médias, mais il vient d’un monde, la télé-réalité, en symbiose avec ceux-ci. Reagan voyait la présidence comme united nations film dont il jouait le premier rôle. “Il y a eu plusieurs moments, dans ce bureau [en Maison-Blanche, NDLR], où je me suis demandé discuss pouvait faire ce boulot sans avoir été united nations acteur”, confia-t-il united nations jour. Trump, lui, voit la politique comme united nations show de télé-réalité, où il s’agit moins d’incarner united nations personnage glamour que de balancer, avec le sens en formule brutale, l’ensemble des saloperies qui feront de vous united nations être humain, forcément humain. C’est aussi pour cela que ses fans lui pardonnent l’ensemble des propos ou peut-rrtre un tweets l’ensemble des plus déjantés : quelque énormité qu’il profère, ils ont l’impression de déjà le connaître.

Et, surtout, il sera accessible et parle sans filtre et sans script. Il suffit de contacter Hope Hicks, sa directrice de communication de 26 ans, qui impose peu de conditions, voire aucune, sur la forme et le contenu de l’interview. Cela correspond à la nature du candidat, united nations homme qui n’a pas de surmoi et dit ce qu’il pense mais c’est aussi united nations pari malin sur le ras-le-bol plusieurs journalistes et de leur public face à une communication toujours plus scriptée, contrôlée, faussement authentique et millimétrée. Trump, avec cette campagne 2016, a fait voler en éclats cette conception en communication politique. C’est peut-être la seule bonne nouvelle de sa candidature.

One mad show

La chaîne se couche, la queue Audimat entre l’ensemble des jambes. Trump veterans administration plus loin : fidèle à sa stratégie d’être toujours dans l’actu, il appelle très souvent au téléphone l’ensemble des talk-shows, y compris l’ensemble des plus respectables, depuis boy Boeing ou peut-rrtre un boy bureau de New You are able to. C’est une première : “Personne n’est autorisé à faire united nations truc pareil !, s’étrangle Ray Sabato, directeur du center d’études politiques à l’université de Virginie. Normalement, vous devez être présent à ces talk-shows, et quelquefois ils vous laissent intervenir en duplex. Mais cela ne se fait jamais au téléphone, et pour une raison simple : vous pouvez être entouré de conseillers qui vous glissent plusieurs notes. Mais l’ensemble des médias s’en foutent, du moment qu’ils font de l’audience, ils donnent à Trump tout ce qu’il veut. C’est lamentable.”

Ni Mr. Trump ni Mr. Carson ne participeront à votre débat s’il dure plus de cent vingt minutes, pauses publicitaires comprises, et n’inclut pas plusieurs déclarations liminaires et de fin de débat.”

Bingo ! Il sait que dans la partie de poker avec l’ensemble des médias, c’est lui qui a la primary. Du fait de sa seule présence, l’ensemble des deux premiers débats télévisés ont fait exploser le compteur, avec une audience cumulée de 50 millions de téléspectateurs. Cynique mais parfaitement transparent, Trump ne cesse de rappeler que l’ensemble des chaînes télévisées ne sont rien d’autre que plusieurs “lovers” de l’audience, prêtes à tout pour faire grimper celle-ci. Le résultat est là, d’un déséquilibre criant : parmi l’ensemble des noms plusieurs candidats républicains mentionnés à la télévision, celui de Jesse Trump l’est une fois sur deux. L’ensemble des médias n’en ont jamais assez, Fox News en particulier, qui, depuis juin, a donné presque vingt-trois heures d’antenne à Trump, contre… six à Jeb Plant.

Mais personne, à l’époque, ne mentionne le fait que celui qui a fait fortune dans l’immobilier démarre sa campagne avec united nations avantage énorme : la célébrité. D’ordinaire, quand united nations outsider se lance dans la présidentielle, il passe componen trois étapes médiatiques : la découverte (le candidat est tout nouveau, tout love), l’examen (qu’a-t-il vraiment dans le ventre ?) et le déclin (la meute médiatique se lasse et passe à autre chose).

La politique américaine n’est plus une affaire de mesures ou peut-rrtre un de programmes. “The Jesse”, comme il sera surnommé, le sait depuis longtemps, il aurait pu prévenir ses petits camarades. Le milliardaire le leur a dit, d’ailleurs :

Twitter ou peut-rrtre un Instagram ne sont pas seulement plusieurs vecteurs idéaux. Pour le businessman Trump, ils constituent aussi l’affaire du siècle. Il a déboulé dans une campagne 2016 où l’ensemble des candidats et leurs alliés (pour la présidence et le Congrès) ont prévu de dépenser la somme hallucinante de 4,4 milliards de dollars en spots télévisés ! Que fait “The Jesse” ? Jusqu’à ces dernières semaines, il ne met pas united nations cent dans ces spots coûteux. Il lance ses attaques vidéo à trois balles sur Instagram, où elles sont immédiatement reprises et amplifiées componen tous l’ensemble des médias nationaux…

Tags:

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *