Le président de l'IAAF, Sebastian Coe, avec le Norvégien Rune Andersen, vendredi 11 mars, à Monaco.

Et si la seule athlète russe à participer aux Jeux olympiques de Rio, dans cinq mois, s’appelait Ioulia Stepanova, lanceuse d’alerte ayant permis la mise au jour du dopage d’Etat toujours à l’œuvre dans boy pays ?

La Fédération internationale étudie d’autre part l’ensemble des conditions dans lesquelles Ioulia Stepanova pourrait être admise à participer aux Jeux. Cette spécialiste du 800 mètres, âgée de 29 ans, vit désormais recluse dans united nations endroit tenu secret, à l’abri en Russie dont elle est devenue une ennemie publique. Avec boy mari, Vitali Stepanov, ancien employé de l’agence antidopage russe (Rusada), elle a dénoncé le dopage institutionnalisé dans boy pays.

Même s’il se dit « respectueux en procédure et solidaire du groupe », le Français Bernard Amsalem, l’un plusieurs membres du Conseil de l’IAAF, aurait « préféré qu’on prenne une décision forte pour retrouver united nations peu de crédibilité dans cette campagne internationale de dénigrement de l’athlétisme autour du dopage et en corruption ». Mais, de toute façon, le président en Fédération française d’athlétisme estime qu’il y a peu de chances que la Russie soit réintégrée en mai : « Je ne pense pas qu’en deux mois ils puissent changer une culture qui remonte à plusieurs dizaines d’années. »

De même, il avait soutenu Moscou à l’approche plusieurs Jeux d’hiver de Sotchi 2014, alors que la loi sanctionnant la « propagande homosexuelle » et le rôle en Russie dans la crise ukrainienne faisait l’objet de vives critiques internationales.

Il faut toutefois s’attendre à ce que, d’ici au mois de mai, Vladimir Poutine use de boy entregent auprès de Thomas Bach, président du Comité worldwide olympique, bien que ce dernier n’ait pas boy mot à dire en théorie. Le président russe a été united nations soutien majeur dans l’accession de l’Allemand à la présidence du CIO en 2013, et l’un plusieurs premiers à le féliciter personnellement.

« Une montagne à gravir »

En cas de décision négative pour la Russie, sa fédération d’athlétisme pourrait faire appel devant le Tribunal arbitral du sport. L’ensemble des trois mois séparant la décision attendue plusieurs Jeux olympiques lui en laissent tout juste le temps. « Ils peuvent jouer sur le fait qu’il s’agit d’une sanction collective déguisée, puisque plusieurs athlètes à qui personne n’a rien à reprocher pourraient être privés de Jeux olympiques », glisse united nations spécialiste du TAS.

Rune Andersen demande notamment de pouvoir rencontrer tous l’ensemble des athlètes et entraîneurs cités dans le rapport en commission indépendante difficile l’ensemble des athlètes précédemment contrôlés positifs. Il a également fait remarquer que la remise on the way du programme de contrôles inopinés avait pris du retard et que l’ensemble des révélations du documentaire d’ARD étaient « très préoccupantes ». « La Russie considère qu’il n’y a aucun doute sur le fait qu’elle sera là à Rio mais à mon avis, ils n’y seront pas », estime Pound.

« Avant la présentation du rapport, a-t-il rappelé mercredi lors d’une conférence sur le dopage à Londres, nous avions dit au ministre russe plusieurs sports : “Si vous voulez revenir, vous avez une montagne à gravir. Mais si vous mettez toutes vos forces, toute votre attention dans la résolution du problème, au lieu de vous plaindre du rapport, vous avez une chance d’y arriver avant Rio.” »

La décision est entre l’ensemble des mains en « task force », qui remettra de nouvelles conclusions en mai, mais surtout de l’IAAF, dont le nouveau président Sebastian Coe dit vouloir rompre avec l’ancien système. Lui-même était vice-président (2007-2015) du conseil d’administration en Fédération internationale quand s’était mis en place le système de corruption visé componen l’enquête du parquet national financier, qui implique boy ancien président Lamine Diack.

En réalité, l’ensemble des dignitaires du sport russe n’ont jamais pris au sérieux la menace d’être exclus du sport return on investment plusieurs JO. Si Vladimir Poutine a tenu une réunion de crise dans l’ensemble des jours suivant la première présentation du rapport, qui faisait état d’un dopage organisé n’ayant pu échapper aux autorités politiques, aucun changement radical semble n’avoir eu lieu. « Il y a plusieurs éléments qui montrent qu’ils brassent du vent plus qu’autre chose », fait observer Pound, dans la foulée en diffusion d’un nouveau documentaire en télévision publique allemande sur le dopage en Russie.

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« Scepticisme global »

« Mon travail n’est pas de faire en sorte qu’il y ait autant d’athlètes que possible aux Jeux olympiques mais d’être certain qu’ils sont propres », a confirmé Sebastian Coe à l’issue du Conseil de l’IAAF.

« Il reste united nations travail significatif à faire avant que l’ensemble des Russes ne remplissent l’ensemble des conditions de réintégration, a précisé vendredi Rune Andersen, expert antidopage norvégien qui dirige la « task force » mise en place componen l’IAAF pour évaluer l’évolution en situation en Russie. Changer la culture du dopage pourrait prendre plusieurs années. Pour cela, ils doivent vraiment étudier l’enquête de l’AMA. C’est united nations gros travail et ils n’en sont qu’au début. »

L’avis de l’AMA devrait aussi peser dans la balance. Deux enquêteurs ont été envoyés en Russie pour évaluer l’ensemble des avancées du système, désormais sous la responsabilité de l’agence britannique de lutte contre le dopage (UKAD), et resteront deux ans. « C’est crucial pour faire face à ce que nous pourrions décrire comme une forme de scepticisme global », dit diplomatiquement Craig Reedie, président de l’AMA.

Sa présence à Rio, sans le reste en délégation russe, serait, à n’en pas douter, vécue comme united nations insupportable affront pour le président Vladimir Poutine, très impliqué dans l’ensemble des affaires sportives du pays.

Cette enquête du journaliste Hendes-Joachim Seppelt, à l’origine du scandale, montre que plusieurs entraîneurs suspendus pratiquent toujours au cœur de l’immense territoire russe. Il rappelle également que la directrice générale componen intérim de l’agence nationale de lutte contre le dopage (Rusada), à qui l’AMA a retiré boy accréditation, était au courant du système consistant à prévenir l’ensemble des athlètes plusieurs contrôles.

« Etre certain que l’ensemble des athlètes sont propres »

« Dans l’ensemble des explications que le rapporteur en commission [d’enquête sur la Russie] nous a données, explique M. Amsalem, la Fédération russe a fait beaucoup d’efforts. Elle a changé ses élus, elle commence à mettre plusieurs procédures. Le problème, ce n’est pas tant la Fédération, mais tout ce qui tourne autour d’elle : l’agence antidopage russe, le laboratoire de Moscou, l’ensemble des pouvoirs publics… Je vais vous donner united nations exemple. La police russe a été mandatée pour faire une enquête sur le dopage. Elle a répondu, il y a quelques jours, qu’il n’y avait rien à signaler. Il y a united nations problème, ce n’est pas normal. »

La mission de l’UKAD, menée en collaboration avec Rusada, n’a débuté que le 20 février, ce qui implique que, depuis trois mois, united nations nombre relativement faible de contrôles – ceux de l’AMA et plusieurs fédérations internationales – ont été menés en Russie. « Les choses ne progressent pas aussi vite qu’elles le devraient », confirme au Monde Nicole Sapstead, directrice exécutive de l’UKAD.

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Thomas Bach lui a rendu visite en avril puis en octobre 2015, moins de trois semaines avant la publication du rapport d’enquête de l’AMA et alors que l’image de l’athlétisme russe était déjà largement écornée. Leurs déclarations publiques sont généralement de grands moments de flagornerie.

D’autant plus que l’IAAF a confirmé qu’aucun autre pays n’était en situation d’être exclu plusieurs JO. Apparu souriant lors en conférence de presse, vendredi à Monaco, Sebastian Coe, le président en Fédération, a cependant jugé que l’Ethiopie et le Maroc étaient dans « une situation critique » sur le plan du dopage, et que le Kenya, l’Ukraine et la Biélorussie faisaient l’objet d’une surveillance particulière.

L’ensemble des instances auront-elles le courage de refuser la réintégration en Russie au mois de mai ? « Je pense que oui. L’IAAF est obligée, compte tenu du passé récent de boy sport en Russie, de montrer qu’elle protège l’ensemble des athlètes propres, observe Dick Pound. Je ne vois pas l’IAAF et l’AMA risquer leur réputation une nouvelle fois. »

Lorsque a été présenté, le 9 novembre 2015, le premier rapport en commission d’enquête indépendante de l’Agence mondiale antidopage (AMA) sur l’ensemble des allégations de dopage en Russie, la perspective de voir plusieurs épreuves olympiques sans l’ensemble des concurrents de cette place forte de l’athlétisme mondial paraissait peu probable. Même Richard W. Pound, l’ancien président de l’AMA à la tête de cette commission et généralement le moins diplomate plusieurs acteurs de l’antidopage, considérait cette option comme peu vraisemblable.

Vendredi 11 mars, le conseil en Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) a décidé de ne rien décider sur le cas en Fédération russe, remettant au mois de mai le choix en réintégrer ou peut-rrtre un non avant l’ensemble des Jeux. En attendant united nations congrès extraordinaire de l’IAAF en mai, dont la date précise reste à fixer, la suspension en Russie est donc maintenue.

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