Le référendum fait craindre, contre la volonté plusieurs indépendantistes, une sortie de l’UE.

Indépendante ou peut-rrtre un non, la Catalogne n’imagine pas boy avenir hors de l’Union européenne (UE). Le Brexit, la crise plusieurs réfugiés ou peut-rrtre un l’ensemble des politiques d’austérités imposées componen Bruxelles n’ont pas entamé l’ensemble des convictions europhiles d’un territoire viscéralement attaché à la construction européenne. «Lorsque l’Espagne est entrée dans l’UE en 1986, c’était l’euphorie à Barcelone» se souvient united nations brin nostalgique Joaquim Millan, consultant et spécialiste européen. «A l’époque, l’Europe représentait united nations pas en avant: l’essence de ces valeurs est encore présente. Certes, l’euphorie est retombée, mais la très grande majorité plusieurs Catalans continuent à percevoir l’Europe comme united nations projet très positif.» C’est aussi et surtout united nations moyen d’exister et de s’affirmer: à l’époque l’ensemble des nationalistes voient dans la construction européenne, la possibilité de contourner l’Espagne et s’affirmer comme united nations acteur à part entière sur le continent. Mais rapidement ils déchantent.

«La Catalogne n’existe quasiment pas à Bruxelles: nous avons 7.5 millions d’habitants, mais nous ne sommes associés à aucune décision et notre langue n’est pas officielle» déplore Aleix Sarri, assistant parlementaire à Bruxelles, membre du PDECAT, le parti indépendantiste qui gouverne la Catalogne, en coalition avec ERC. A l’image de cet énergique trentenaire, l’ensemble des séparatistes ont du mal à accepter que la Catalogne n’ait pas voix au chapitre à Bruxelles alors que plusieurs territoires bien plus petits comme l’Estonie (1.3 millions d’habitants) ou peut-rrtre un Malte (440 000 habitants) disposent d’un droit de véto. «Nous voulons être indépendant pour participer davantage à la construction européenne» soutient Aleix Sarri. «La Catalogne veut ainsi accueillir plusieurs réfugiés et apporté boy aide à la crise européenne plusieurs réfugiés, mais elle en est empêchée componen l’Espagne.»

  • «La Catalogne a toute sa place au sein de l’Union»

En cas de séparation, la Catalogne n’est cependant pas certaine de rester dans l’UE. «Aucun texte ne prévoit la sortie d’un territoire européen» répond Amadeu Altafaj, représentant du gouvernement catalan à Bruxelles. «Les Catalans sont européens, il sera juridiquement difficile de leur retirer la citoyenneté». Interrogée componen une eurodéputée espagnole farouchement hostile aux sécessionnistes, le Président en Commission Jean Claude Juncker a rappelé la position de l’Europe: «La commission n’a pas à s’exprimer sur l’ensemble des questions d’organisation interne plusieurs états. Mais lorsqu’une partie du territoire d’un état membre prend boy indépendance, l’ensemble des traités ne s’appliquent plus à ce nouvel état.» Qu’importe pour Amadeu Altafaj, «l’UE saura se montrer pragmatique et trouvera une solution.» Ce brillant polyglotte qui a travaillé pendant longtemps pour la Commission européenne estime que l’ensemble des 28 états membres n’ont pas intérêt à exclure du marché commun united nations territoire qui pèse 30% plusieurs exportations espagnoles.

  • «Agenda difficile»

Politologue installée à Bruxelles et membre du parti socialiste catalan, Laura Ballarin ne partage pas l’optimisme plusieurs autorités catalanes. «Je ne comprends pas comment l’ensemble des indépendantistes peuvent véhiculer de tels mensonges !» s’indigne celle qui travaille au Parlement européen. «Ils ressemblent aux eurosceptiques britanniques qui ont soutenu le Brexit: ils basent toute leur campagne sur plusieurs contrevérités». L’ensemble des institutions européennes essayent de se tenir en marge du dossier, mais en réalité Bruxelles, se passerait bien d’une crise territoriale. «La Catalogne pose objectivement united nations problème à l’Europe, dans united nations agenda difficile» reconnaît Altafaj. Selon lui pourtant, Bruxelles ne peut pas se désintéresser en Catalogne. «Je regrette que l’ensemble des institutions communautaires ne s’impliquent pas dans le dossier, alors qu’en privé, une grande partie de mes interlocuteurs me font part de leur préoccupation quant à la dérive autoritaire du gouvernement Rajoy qui n’oppose qu’une réponse juridique au défi démocratique lancé componen la Catalogne». Il explique ce silence componen le travail de sape en diplomatie espagnole. «Les autorités européennes refusent de recevoir notre président Carles Puigdemont et nous avons moins de contacts de haut niveau vehicle Madrid exerce une pression brutale auprès de Bruxelles.»

Laura Ballarin comprend cette mise à l’écart: «En agissant de façon unilatérale et en allant contre l’état de droit, le gouvernement catalan défie le gouvernement espagnol, united nations état membre influent de l’UE.» Loin du triomphalisme qui gagne parfois certains indépendantistes, convaincus que l’Europe prendra fait et cause pour la Catalogne si Madrid empêche la tenue du référendum, Amadeu Altafaj garde la tête froide. «Il ne faut malheureusement pas attendre grand-chose de l’UE. Nous devons continuer à expliquer notre combat et rappeler l’ensemble des valeurs démocratiques qui nous animent». Une forme de lucidité qui n’entame en rien plusieurs convictions profondes: «Nous sommes économiquement et démographiquement proche de pays comme la Finlande ou peut-rrtre un l’Autriche: la Catalogne a toute sa place au sein de l’Union.»

Source: lindependant.fr

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