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Eddy Bellegueule alias Edouard Louis, Riadh.B alias « Reda » et le féroce juge Bourla

Comment united nations livre pourrait-il rendre identifiable quelqu’un dont même ses avocats ignorent la véritable identité ?

L’affaire semble donc déjà fort mal engagée. Quand s’ouvre le débat au fond, le jeu de massacre continue. L’ensemble des avocats exposent l’ensemble des raisons pour lesquelles leur client est identifiable. Comme le  Reda de Histoire en violence, le plaignant a plusieurs fossettes, plusieurs yeux marron, plusieurs sourcils noirs, united nations visage lisse de type maghrébin, il sera homosexuel, consomme du cannabis, travaille de temps à autre comme plombier au noir, fréquente la place en République et boy père immigré a vécu dans united nations foyer Sonacotra à boy arrivée en France. La défense a love jeu de répliquer qu’une telle description est susceptible de concerner beaucoup de monde à Paris aujourd’hui.

En l’absence plusieurs deux hommes, représentés componen leurs avocats, le seul vrai personnage de cette audience a été le juge Alain Bourla, qui ressemble à s’y méprendre à Anton Ego, le terrifiant critique gastronomique du film Ratatouille. La leçon ne fut pas de cuisine mais de droit et s’est abattue avec férocité sur l’ensemble des deux jeunes conseils du plaignant, dont une présomption d’inexpérience justifierait qu’ils bénéficient du même anonymat que leur client.

– C’est une erreur de plume, plaident-ils.

Le juge Bourla se saisit alors plusieurs quatre attestations versées componen l’ensemble des avocats à l’appui en plainte. Signées de proches de Riadh B., elles affirment qu’il est parfaitement identifiable dans Histoire en violence. Nouvelle épreuve pour l’ensemble des deux conseils : ces attestations ne sont pas conformes aux règles, elles sont tapées à la machine alors qu’elles devraient être manuscrites. « Je remarque d’ailleurs que deux d’entre elles sont d’ailleurs tapées sur la même machine », dit le juge. Aucune de ces attestations ne comporte de plus la mention obligatoire relative au risque encouru en cas de faux témoignage. En matière de droit en presse et de l’édition, la procédure est implacable. Exit donc l’ensemble des attestations.

Le juge :

L’écrivain et Le Seuil demandent l’euro symbolique pour procédure abusive. Le jugement a été mis en délibéré au 15 avril.

Faire cesser, avez-vous écrit, répète le juge.

La seule réalité, c’est que l’identification de Riadh B. ne s’est pas faite sur le livre d’Edouard Louis, mais sur boy ADN, conclut Me Pierrat.

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Première salve : le juge observe que, dans une lettre adressée au Seuil avant l’ensemble des poursuites, l’ensemble des défenseurs de Riadh B. ont d’abord tenté d’obtenir de l’éditeur l’insertion d’un encart dans chaque exemplaire de l’ouvrage, informant l’ensemble des lecteurs que ce récit « porte atteinte à la présomption d’innocence et à la vie privée de… ». Suivaient, en toutes lettres, le nom et le prénom du plaignant.

Le juge poursuit en relevant que, lors de boy arrestation, Riadh B. a donné aux enquêteurs quatre alias distincts et que, dans leurs écritures, ses avocats évoquent eux-mêmes deux identités différentes, ce qui dans une procédure pour atteinte à la présomption d’innocence et à la vie privée est effectivement fort ennuyeux.

Alain Bourla fronce l’ensemble des sourcils :

– Donc, si le Seuil avait obtempéré, le public aurait été informé du nom de votre client…

Donc, je m’interroge : qui peut ¨ºtre véritablement le demandeur ? Qui peut ¨ºtre votre client ?

L’ensemble des deux avocats baissent la tête.

Il a appuyé sur ces deux mots, « faire cesser « . Il enchaîne :

On annonçait united nations passionnant débat juridico-littéraire, vendredi 18 mars devant le juge plusieurs référés à Paris. Il devait opposer l’écrivain Edouard Louis, alias Eddy Bellegueule, à celui qui l’accuse d’atteinte à la vie privée et à la présomption d’innocence, Riadh B, alias « Reda », le personnage décrit componen l’écrivain dans Histoire en violence (Seuil) comme l’ayant violé et tenté de l’étrangler une nuit de décembre 2012. Le jeune homme, united nations Marocain sans papiers, a été arrêté en janvier 2016 dans une autre affaire, quelques semaines après la publication du livre. Il sera actuellement détenu et mis en examen pour « viol » et « tentative d’homicide » après que boy ADN a été identifié comme correspondant à celui prélevé au domicile d’Edouard Louis, qui avait porté plainte trois ans plus tôt.

Je m’interroge à nouveau : en quoi la teneur de cet encart peut-elle  faire cesser l’ensemble des atteintes ?

Me Emmanuel Pierrat, l’avocat d’Edouard Louis renchérit :

Vous écrivez, je cite, que « la seule possibilité de faire cesser l’ensemble des atteintes manifestes à ses droits est l’insertion d’un encart ».

L’ensemble des deux avocats bafouillent. L’un tente :

Le juge examine maintenant l’ensemble des demandes de réparation plusieurs avocats : 50 000 euros de dommages et intérêts, modification du prénom « Reda » dans toutes l’ensemble des rééditions de l’ouvrage et insertion d’un encart en première page de chaque exemplaire du livre.

Eh bien, le lecteur lira ce livre de façon différente…

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