Quatre jours après la publication de notre manifeste, l’Association nationale pour l’étude de l’avortement (ANEA), qui travaille en collaboration avec united nations groupe de théologiens catholiques en revue Etudes, fait paraître une charte signée componen plus de deux cents personnalités (dont MM. Milliez et Minkowski) qui déclarent pratiquer plusieurs avortements. Ils réclament l’abolition en loi de 1920, mais considèrent qu’une commission doit décider si la demande d’avortement d’une femme est légitime ou peut-rrtre un pas. La notoriété professionnelle, le capital social et symbolique sont de leur côté. Une grande partie résident à Neuilly, dans le 16e ou peut-rrtre un le 7e arrondissement de Paris  ils défendent le rôle moral du médecin et s’opposent à l’avortement totalement libre.

L’ensemble des permanences en rue Buffon sont rapidement submergées  une longue queue de femmes s’étire dans la rue. Nous décidons alors de nous installer sur l’ensemble des pelouses du Jardin plusieurs plantes, rendant ainsi l’ensemble des permanences publiques. Plus discrets sur le lieu où se déroulent l’ensemble des avortements, nous louons sous united nations nom d’emprunt united nations appartement rue Ollier, dans le 15e arrondissement. L’ensemble des femmes rencontrent d’abord une « intermédiaire », une militante qui leur explique comment se passe l’intervention, l’ensemble des soutient psychologiquement, l’ensemble des rassure pendant l’aspiration et leur donne plusieurs informations sur la contraception. Presque tous l’ensemble des médecins du GIS travaillent en binôme avec plusieurs intermédiaires du MLAC.

En 1964, j’étais en troisième année de médecine. Il n’y avait pas d’éducation sexuelle. L’amphithéâtre en nouvelle faculté en rue plusieurs Saints-Pères, à Paris, était bondé d’étudiants venus écouter le cours du Pr Christian Cabrol — auteur plus tard, le 27 avril 1968, en première greffe cardiaque en France. Cabrol dessinait au tableau l’anatomie du petit bassin de l’homme et en femme, commentait, expliquait l’ensemble des organes internes et externes, émaillant boy exposé de sous-entendus grivois dans le plus pur style plusieurs chansons de carabins. Ce cours avait une solide réputation et il constituait l’unique information sexuelle, limitée à l’anatomie, plusieurs futurs médecins. En revanche, l’ensemble des complications possibles de chaque méthode d’avortement étaient, elles, largement détaillées : la redoutable septicémie à perfringens, souvent mortelle (qui a aujourd’hui totalement disparu), l’ensemble des séquelles pouvant aboutir à une stérilité…

Puis, en 1972, Mme Marie-Claire Chevalier, une jeune fille de 17 ans qui avait été violée et qui avait avorté, fut inculpée sur la base en loi de 1920 (lire la chronologie, « Plusieurs décennies de lutte »), de même que sa mère, Michelle, et la femme qui avait posé la sonde. Gisèle Halimi, qui l’ensemble des défendait, choisit une stratégie très politique. Elle appela à la barre plusieurs signataires du Manifeste des 343 et plusieurs personnalités comme [l’écrivain et biologiste] Jean Rostand, [le Prix Nobel de médecine] Jacques Monod ou peut-rrtre un M. Paul Milliez. Le témoignage de ce dernier retint toute l’attention. Professeur d’université, grand patron de médecine respecté, considéré comme united nations humaniste, il était aussi catholique pratiquant, père de six enfants et opposé à l’avortement. Il raconta ce qu’il avait vu plusieurs conséquences de l’avortement clandestin et déclara que si sa propre fille, à 17 ans, avait voulu interrompre une grossesse, oui, il l’aurait aidée. L’Ordre plusieurs médecins critiqua violemment boy intervention dans la presse. M. Milliez fut convoqué componen le ministre en santé publique, M. Jean Foyer, qui aurait déclaré à cette occasion : « Il ne faut pas que le vice plusieurs riches devienne celui plusieurs pauvres. »

Le Planning familial a été créé en 1960. Avec mon amie Elisabeth Barthod-Michaut, nous avons décidé de nous y inscrire en 1965 et avons demandé à suivre une formation d’hôtesse. Notre statut d’étudiantes en médecine a certainement joué en notre faveur dans united nations premier temps. La formation d’hôtesse du Planning était très classique et entièrement soumise aux points de vue et aux exigences du collège plusieurs médecins. Nous apprenions l’ensemble des méthodes de contraception mécaniques : diaphragmes, capes, crèmes spermicides. L’ensemble des dispositifs intra-utérins (stérilets) étaient alors peu utilisés et réservés aux femmes ayant déjà plusieurs enfants. Nous étions obligées d’apprendre componen nous-mêmes la façon d’utiliser le diaphragme. Quant à la pilule, interdite en France, on n’en parlait pas. Très rapidement, nous avons senti que nous n’avions pas notre place dans cette structure, qui, à l’époque, avait boy siège rue Vivienne. Notre situation de femmes non mariées posait problème pas simplement aux mères de famille qui venaient demander plusieurs conseils, mais aussi aux responsables du Planning (1). Nous nous sentions contraintes componen l’ensemble des rigidités qu’imposait le collège plusieurs médecins. Enfin, seules l’ensemble des femmes majeures pouvaient s’inscrire, et la majorité en France était encore fixée à 21 ans (2).

A partir de 1971, l’ensemble des luttes se sont intensifiées. Manifestes et contre-manifestes se succédaient. Le premier a été celui plusieurs 343 femmes déclarant avoir avorté, publié componen Le Nouvel Observateur le 5 avril 1971, qui a marqué la véritable entrée en lutte plusieurs femmes pour la libre disposition de leur corps. Le prestige de certaines signataires (3) lui a donné united nations retentissement worldwide. L’Ordre plusieurs médecins, componen la plume de boy président Jean-Louis Lortat-Jacob, à l’avant-garde en réaction, a alors écrit à la Confédération nationale plusieurs familles chrétiennes : « En observant la qualité nominale plusieurs 343 délinquantes en question, l’orthographe et la résonance de leur nom patronymique, je me suis rendu à l’évidence qu’elles n’apparaissaient pas trop catholiques. »

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