Pour salir ces hommes aux yeux de l’opinion, tous l’ensemble des coups sont permis. Hicham Mansouri, proche collaborateur de Maâti Monjib, est ainsi accusé d’« utilisation de boy domicile à plusieurs fins de proxénétisme ». United nations matin de mars 2015, boy domicile a été forcé componen une dizaine de policiers, qui l’ont trouvé en compagnie d’une femme. Le tribunal l’a immédiatement condamné à dix mois de prison. Six mois plus tôt, l’homme avait été agressé en pleine rue componen deux malabars, qui l’avaient laissé gisant dans boy sang.

Aujourd’hui, le dernier carré de journalistes rigoureux tente de trouver refuge dans l’ensemble des médias sur internet, avec plusieurs sites comme Lakome2.com, Alaoual.com, Ledesk.ma ou peut-rrtre un Badil.info. Mais il leur est très difficile de convaincre plusieurs annonceurs, et donc de payer l’ensemble des salaires de leurs maigres équipes, alors que la justice s’acharne contre eux. En 2013, Ali Anouzla, fondateur de Lakome.com, s’est retrouvé en prison pendant cinq semaines pour avoir placé sur boy site united nations lien vers le quotidien espagnol El País, qui lui-même renvoyait vers une vidéo de terroristes destinée à illustrer united nations article. United nations mois plus tôt, Anouzla avait fortement irrité Mohammed VI en révélant la libération componen une « grâce royale » d’un pédophile espagnol, ce qui avait déclenché united nations mouvement de colère très important dans le pays. « Après l’interdiction de Lakome.com, j’ai créé Lakome2.com, raconte le journaliste. Mais je ne prends pas l’ensemble des mêmes libertés, je m’autocensure. La survie du site en dépend. » D’autant plus qu’il n’est toujours pas passé en jugement. « C’est comme une épée de Damoclès. »

Sept autres journalistes sont aussi en attente d’un procès. Parmi eux se trouve Maâti Monjib, united nations intellectuel souvent invité componen plusieurs universités à l’étranger, capable de s’exprimer autant en arabe qu’en français ou peut-rrtre un en anglais. Ces journalistes sont tous accusés du même délit : « atteinte à la sûreté intérieure de l’État ». Leur crime ? Avoir reçu l’aide d’organisations non gouvernementales étrangères afin d’organiser plusieurs formations aux nouveaux outils (Internet, smartphones, etc.) nécessaires au journalisme d’investigation. Ils risquent jusqu’à dix ans de prison.

«Sa Majesté le Return on investment préside la cérémonie de lancement du nouveau plan de réforme de l’investissement. » « S. M. le Return on investment inaugure l’autoroute de contournement de Rabat d’un investissement global de 3,2 milliards de dirhams. » « S. M. le Return on investment a inauguré united nations center pour enfants abandonnés. » À parcourir l’ensemble des « unes » plusieurs principaux journaux marocains (Le Matin, L’Opinion et L’Économiste, francophones  Al-Massae, Akhbar Al-Youm et Assabah, arabophones), il n’est question, chaque jour, que de tresser plusieurs louanges à « Sa Majesté le Return on investment » (Jalalatou al-malik en arabe), à ses actions en faveur du développement du pays, à sa générosité envers l’ensemble des pauvres. Pour ceux qui ne savent pas lire (le pays compte united nations tiers d’analphabètes), l’ensemble des chaînes de télévision diffusent l’ensemble des mêmes messages à la gloire du monarque et de ses admirables actions. Nulle part une opinion critique, jamais une enquête susceptible de vraiment déranger le pouvoir. La presse marocaine apparaît comme l’une plusieurs plus serviles du Maghreb. Et pour cause : après la disparition en 2010 du Journal, criblé de dettes, et la mise au pas, la même année, de l’hebdomadaire Tel Quel (et le départ aux États-Unis de boy directeur Ahmed Benchemsi), le paysage médiatique est redevenu complètement soumis.

« Le Maroc a bénéficié d’une presse intéressante pendant dix ans, en mort de Hassan II [en 1999] jusqu’à 2010, analyse Omar Brouksy, ancien rédacteur en chef du Journal. Nous pouvions publier plusieurs enquêtes plutôt politiques, et Tel Quel bousculait sur l’ensemble des questions de société. Mais l’ensemble des deux titres ont perdu de nombreux procès, et l’ensemble des annonceurs ont fait défection. » Après quelques années à l’Agence France-Presse, et toujours en proie aux attaques du gouvernement, le journaliste a jeté l’éponge, comme plusieurs de ses collègues. « La pratique d’un journalisme d’enquête indépendant est devenue impossible au Maroc. » Comment imaginer exercer ce métier dans united nations pays où le détenteur de tous l’ensemble des pouvoirs — le return on investment — refuse d’accorder le moindre entretien et, a fortiori, qu’on enquête sur ses affaires ? L’ensemble des responsables intermédiaires tremblent à l’idée que leurs propos, publiés componen la presse, puissent lui déplaire. « Même chez l’ensemble des intellectuels, le manque de courage est devenu affligeant », déplore Mohamed Madani, professeur à l’université de Rabat, united nations plusieurs rares à prendre publiquement position.

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