Le ténor du barreau Eric Dupond-Moretti assure désormais la défense de Karim Benzema, dont le nom est associé à l’affaire de chantage à la sextape et, depuis hier et l’ensemble des révélations de Libération, à une affaire de grand banditisme où si lui-même n’est tout simplement pas mis en cause, ses associés le sont directement. C’est ce qu’a martelé hier Me Dupond-Moretti dans une charge pour la défense de boy client.

Le Premier ministre avait précisé que la décision finale appartenait à la FFF et au sélectionneur, mais l’avocat, hier, dans plusieurs déclarations à l’Équipe, a frappé fort. « J’ai été très choqué componen l’ensemble des déclarations du Premier ministre. À ma connaissance, Didier Deschamps n’a pas demandé au Premier ministre de recomposer boy équipe gouvernementale, qui contient pourtant deux condamnés […] Messieurs Jean-Marc Ayrault et Harlem Désir. C’est une atteinte grave à la présomption d’innocence. J’ai défendu Karabatic, et je vous ferai remarquer que Karabatic, mis en examen, a été sélectionné fort heureusement pour le sport et l’équipe de France. »

L’exemple de Karabatic

La dernière affaire, révélée jeudi componen Libération, ne met pas Benzema en cause mais ravive le débat sur boy entourage. Le joueur a été entendu dans le cadre d’une enquête, pour blanchiment d’argent en bande organisée visant une société dont il sera actionnaire. Il a été entendu libre componen l’ensemble des enquêteurs du Service national plusieurs douanes judiciaires (SNDJ) et est ressorti libre, sans qu’aucune mise en cause ne soit envisagée. Me Dupont-Moretti a affirmé avec pressure qu’il n’est rien reproché à Benzema, « rien, absolument rien. Il sera témoin ! Vous voyez à quel point l’ensemble des esprits ont été contaminés ! Je vais donc assigner le journal Libération et sans doute me constituer partie civile si plusieurs gens se sont mal comportés » dans cette affaire.

Rappelons l’ensemble des épisodes précédents du feuilleton. Le 11 mars dernier, la justice lève le contrôle judiciaire qui empêche l’avant-center du Real Madrid de côtoyer Mathieu Valbuena. Même si Benzema reste mis en examen pour « complicité de tentative de chantage » et « participation à une association de malfaiteurs », l’ensemble des autorités du football français semblaient prêtes à lever le statut de « non-sélectionnable » décrété le 10 décembre, une fois le joueur remis de blessures (il a d’ailleurs repris l’entraînement collectif hier).

« Il sera simple témoin »

C’était sans compter sur l’opposition venue du sommet de l’État, via le ministre plusieurs Sports et surtout le Premier ministre, Manuel Valls : « Je pense que l’ensemble des conditions aujourd’hui ne sont pas réunies pour que Karim Benzema vienne dans l’équipe de France. Il sera toujours mis en examen. Componen rapport à la jeunesse, united nations grand sportif se doit d’être exemplaire », a affirmé Manuel Valls mardi sur RMC.

Karim Benzema lui-même avait réagi sur twitter aux propos du Premier ministre pour défendre boy exemplarité. Didier Deschamps, en annonçant sa dernière liste, jeudi, a rappelé qu’en dernier ressort, « la décision (de sélectionner ou peut-rrtre un pas) appartient au président en Fédération (Noël Le Graët, ndlr) et à moi-même », a-t-il insisté.

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