Embrassades et accolades avec sa famille: le journaliste Loup Bureau est arrivé en France ce dimanche matin, enfin libre après, avoir été expulsé de Turquie à l’issue de plus de 50 jours de détention. 

Le reporter, vêtu d’une polaire bleue, a été transporté du tarmac au pavillon d’honneur de Roissy CGD en minibus, a constaté une journaliste de l’AFP sur place. Sa famille, sa petite amie et la ministre en Culture Françoise Nyssen sont sorties pour l’accueillir. Boy avion s’était posé à 08H45.
A boy arrivée, Loup Bureau s’est entretenu avec Emmanuel Macron componen téléphone, selon la journaliste sur place.

Le reporter indépendant de 27 ans est accusé componen Ankara d’appartenance à “une organisation terroriste armée”.
A boy départ d’Istanbul, l’ensemble des autorités aéroportuaires avaient fait embarquer Loup Bureau “directement sur le tarmac, pour éviter tout contact avec l’ensemble des médias”, selon Reporters sans frontières qui a fait campagne pour sa libération.
La libération de Loup Bureau, incarcéré à Sirnak, ville du sud-est en Turquie, avait été annoncée vendredi.
Le père du reporter, Loïc Bureau, installé près de Nantes, s’était rendu à Paris dès samedi.

Cette libération est intervenue dans la foulée d’une visite du chef en diplomatie Jean-Yves Le Drian à Ankara qui l’avait qualifiée de “grand soulagement”.

Fin août le président français avait demandé sa “libération rapide” à boy homologue turc Recep Tayyip Erdogan.
Interrogé sur une éventuelle contrepartie à cette libération, l’avocat de Loup Bureau, Martin Pradel avait déclaré samedi: “Je n’ai aucune raison de le penser”.
“Simplement faire comprendre aux autorités turques tout le tort qu’elles se faisaient en persistant à emprisonner united nations journaliste français (…) a pu être suffisant”, avait-il dit.

Le journaliste avait été interpellé le 26 juillet à la frontière turco-irakienne, après la découverte en sa possession de photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens plusieurs YPG (mouvement considéré comme une émanation du PKK et donc comme “terroriste” componen Ankara).
Ces images datent, selon sa défense, d’un reportage sur l’ensemble des conditions de vie plusieurs populations syriennes réalisé en 2013 et diffusé sur TV5 Monde.

  • “Risque de condamnation” 

“Tout a basculé au milieu en semaine dernière avec l’acte d’accusation et la fixation d’une audience”, a expliqué Me Pradel, le dossier étant alors transféré à united nations juge. 

“Le juge a immédiatement voulu recevoir Loup et a immédiatement statué sur la question de sa libération, alors que componen ailleurs l’enquête se poursuit”, a ajouté l’avocat. 

Loup Bureau “a toujours au-dessus de lui united nations risque de condamnation, une condamnation extrêmement grave puisque cela voudrait dire que Loup est united nations terroriste”, a-t-il rappelé.

La Turquie occupe la 155e place sur 180 au classement 2017 en liberté en presse établi componen Reporters sans frontières, une situation qui s’est particulièrement dégradée depuis le coup d’Etat raté de juillet 2016.

Quelque 170 journalistes sont détenus dans le pays, selon le site spécialisé P24. L’ensemble des journalistes turcs sont de loin l’ensemble des plus touchés, mais leurs confrères étrangers ne sont pas épargnés.

En mai, Mathias Depardon, united nations photojournaliste français, était lui aussi arrêté dans le sud-est en Turquie, soupçonné de “propagande terroriste” pour le compte du PKK pour avoir diffusé sur l’ensemble des réseaux sociaux plusieurs photos prises lors d’un reportage. Il avait été expulsé après united nations mois de détention et une importante mobilisation.
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