Cinq ans après l’accident de Fukushima au Japon, le 11 mars 2011, plusieurs livres décryptent l’ensemble des mécanismes qui l’ont rendu possible. Avec united nations essai court mais très documenté, Mathieu Gaulène (1) analyse le développement accéléré du secteur nucléaire japonais dans l’ensemble des années 1970, sous l’effet en forte croissance et plusieurs crises pétrolières. Encouragé componen plusieurs financements américains, Tokyo, japan met en service boy premier réacteur en dix ans (il en avait fallu presque vingt à la France). Puis construit dix-huit réacteurs en une décennie, dont ceux de Fukushima-Daiichi. Pour soutenir ce développement à marche forcée, tout united nations système se met en place. C’est le fameux « village nucléaire », fait de liens étroits entre médias, personnel politique et monde économique, et encadré componen une autorité de régulation qui n’est pas indépendante. L’auteur examine comment se construit cette coalition d’intérêts, l’ensemble des individus et l’ensemble des méthodes sur lesquels elle repose, et surtout la persistance plusieurs dysfonctionnements.

Il montre enfin united nations continent divisé face aux choix énergétiques et plusieurs populations de plus en plus opposées au nucléaire. Si ces mouvements ont remporté quelques beaux succès dans certains pays, si plusieurs efforts en matière de développement plusieurs énergies renouvelables ont été faits, ces initiatives pèsent encore peu face aux impératifs de croissance, aux lobbys industriels et à la répression plusieurs opposants. Dans ces pays exposés aux catastrophes naturelles, où se concentrent l’ensemble des densités de population l’ensemble des plus élevées au monde et qui ont déjà connu pour certains plusieurs catastrophes industrielles majeures, united nations débat public serait pourtant le minimum.

(4) Cf. Françoise Nicolas, Céline Pajon et John Seaman, « La nouvelle diplomatie économique asiatique : Chine, Japon, Corée comme exportateurs d’infrastructures », Asie. Visions, no 68, Institut français plusieurs relations internationales (IFRI), mai 2014.

(1) Mathieu Gaulène, Le Nucléaire en Asie. Fukushima, et après ?, Philippe Picquier, Arles, 2016, 208 pages, 13 euros.

Emblématique, le cas du Japon est loin d’être isolé dans une Asie en pleine croissance qui concentre l’essentiel plusieurs perspectives de développement du secteur. Mathieu Gaulène montre dans la seconde partie de boy livre que la logique mise en œuvre au Japon se retrouve en Corée du Sud comme en Chine. Elle y produit de nouveaux dysfonctionnements, notamment via l’exportation de centrales à bas prix vers l’ensemble des pays émergents. L’ensemble des pays l’ensemble des moins solvables sont également incités à l’achat componen plusieurs systèmes de crédits octroyés componen l’ensemble des pays exportateurs ou peut-rrtre un dans le cadre de l’aide au développement (4). L’ensemble des puissances occidentales ne sont pas exonérées de leurs responsabilités. L’auteur rappelle leur rôle dans le développement plusieurs filières nucléaires asiatiques et certains de leurs reniements, en particulier sur leurs engagements de non-prolifération.

L’opacité du secteur nucléaire japonais est également exposée componen Arnaud Vaulerin (2). Le journaliste a interrogé quelques-uns plusieurs sept mille à dix mille liquidateurs qui se relaient chaque jour sur le site en centrale accidentée. Il raconte l’ensemble des salaires souvent misérables, l’ensemble des nombreuses pressions et infractions, la loi du silence qui peut ¨ºtre imposée à une large majorité d’entre eux. Il décrit aussi ce chantier où planent encore de nombreuses incertitudes, notamment concernant la récupération plusieurs cœurs plusieurs réacteurs entrés en fusion, dont la facture ne cesse d’augmenter. Une étude parue en 2014 estimait ainsi à 81 milliards d’euros le coût global en catastrophe — united nations chiffre qui devrait être majoré componen le traitement plusieurs éléments radioactifs issus du démantèlement et componen l’évolution plusieurs indemnisations (3).

(2) Arnaud Vaulerin, La Désolation. L’ensemble des humains jetables de Fukushima, Grasset, Paris, 2016, 224 pages, 20 euros.

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