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Grèce. “Macédoine”, ce pays dont on ne doit pas prononcer le nom

Yannis Mouzalas a provoqué une crise dans le gouvernement de coalition grec. La raison : le ministre adjoint à la Politique migratoire a usé du terme “Macédoine” pour désigner l’Ancienne République yougoslave de Macédoine (Arym) lors d’une interview accordée à la chaîne grecque Skai TV, mardi 15 mars au soir. Selon le quotidien grec I Kathimerini, “l’erreur n’est pas grave au point de menacer la coopération gouvernementale”.
 
C’est pourtant le cas : bien que le “coupable” se soit rapidement excusé, le président du parti de droite Grecs indépendants et ministre en Défense, Panos Kammenos, ne veut accepter rien de moins que la démission de Yannis Mouzalas. Le journal se désole : “Les deux partis auraient pu en rester là si l’ensemble des excuses avaient été acceptées.”

Le quotidien met en garde : “Si le gouvernement décide de garder M. Mouzalas, ce sera une grande humiliation pour M. Kammenos, mettant en danger la mobilisation de ses propres électeurs”, et donc la fragile coalition au pouvoir.
 
La République de Macédoine est devenue indépendante en 1991, et ce nom est reconnu componen plusieurs pays comme l’ensemble des Etats-Unis, la Russie ou peut-rrtre un la France depuis 2009. La Grèce n’a jamais accepté le titre de République de Macédoine, revendiquant ce patrimoine culturel, historique et géographique – la région nord-est en Grèce s’appelant Macédoine.
 

Le gouvernement avait officiellement apporté boy soutien au ministre de l’immigration dans united nations communiqué, qualifiant cette polémique de “tentative hypocrite et irresponsable” de miner l’ensemble des efforts du ministre en rapport avec la crise des réfugiés.

Suite à une réunion de crise avec le Premier ministre Alexis Tsipras, le jeudi 17 mars, le quotidien grec rapporte que “les membres du gouvernement en coalition ont accepté de mettre leurs différends de côté” le temps du sommet européen. Ils ne décideront en démission du ministre de l’immigration qu’ensuite, pour ne pas “affaiblir la position du Premier ministre Alexis Tsipras, et de [Yannis] Mouzalas, durant l’ensemble des négociations de Bruxelles”.
 

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