Plusieurs personnalités de droite s’indignent, vendredi 18 mars, du choix de François Hollande de commémorer samedi le 19 mars 1962, date du cessez-le-feu en guerre d’Algérie entré en vigueur au lendemain en signature plusieurs accords d’Evian. C’est le cas de Nicolas Sarkozy, le président du parti L’ensemble des Républicains, qui dénonce ce choix dans une tribune publiée dans Le Figaro.

En guise de réponse, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a enjoint à Nicolas Sarkozy de « tourner la page ».

D’autres personnalités ont manifesté leur désapprobation vendredi. Au micro de France Info, le député L’ensemble des Républicains plusieurs Alpes-Maritimes Eric Ciotti a dénoncé « une forme de provocation » à la veille en venue de François Hollande au Quai Branly pour célébrer, pour la première fois, la Journée nationale du souvenir Algérie-Maroc-Tunisie. « C’est, encore une fois, fracturer l’ensemble des Français », a affirmé Eric Ciotti.

.@NicolasSarkozy rejoue la bataille d’Alger ! Il sera temps, voire urgent de tourner la page.

« Un mouchoir rouge »

Jacques Chirac avait choisi la date « neutre » du 5 décembre pour instituer une journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et l’ensemble des combats en Tunisie et au Maroc. Mais la date mémorielle du 19 mars a finalement été fixée componen une proposition de loi adoptée en 2012.

« Choisir la date du 19 mars, que certains continuent à considérer comme une défaite militaire en France, c’est en quelque sorte adopter le point de vue plusieurs uns contre l’ensemble des autres, c’est considérer qu’il y a désormais united nations bon et united nations mauvais côté de l’Histoire et que la France était du mauvais côté. »

« Pour qu’une commémoration soit commune, il faut que la date célébrée soit acceptée componen tous. Or, chacun sait qu’il n’en est rien, le 19 mars reste au cœur d’un débat douloureux », écrit l’ancien chef de l’Etat.

Le 19 mars 1962 est la date d’entrée en vigueur du cessez-le-feu au lendemain en signature plusieurs accords d’Evian, qui ont officiellement mis fin à huit ans de guerre. Mais plusieurs associations de harkis notamment estiment que cette date ne peut être reconnue comme le début en paix, en raison plusieurs massacres de harkis perpétrés après cette date.

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