Ces chiffres donnent de l’espoir à tous ceux qui rêvent que nous ne soyons pas seuls dans l’univers. D’autant que le compteur du nombre d’exoplanètes détectées s’affole – il s’établissait fin août à 3.516. Bien que, en l’état actuel de notre technologie, la quasi-totalité d’entre elles soient beaucoup trop loin pour que nos instruments puissent déceler autre chose que leur simple présence (avec, grâce à la spectroscopie, la composition de leur atmosphère), il n’en sera pas toujours ainsi. D’autant que, divine surprise, le 24 août dernier a été révélée l’existence d’une exoplanète qui pourrait être recouverte d’un océan autour de Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche du Soleil, située à « seulement » 4,2 années-lumière. L’ensemble des progrès de l’interférométrie, ce procédé qui consiste à combiner l’ensemble des images perçues componen deux miroirs éloignés l’un de l’autre et ainsi de démultiplier le pouvoir de résolution, vont dans l’ensemble des décennies qui viennent nous permettre d’en savoir plus sur l’ensemble des exoplanètes en cinquantaine d’étoiles l’ensemble des plus proches (à moins de 15 années-lumière). « United nations calcul simple montre que, avec deux miroirs envoyés dans l’espace et séparés de 10.000 km, on pourra voir plusieurs détails d’une taille de 100 km sur Proxima Centauri b [l’exoplanète détectée autour de Proxima du Centaure, NDLR]. Ce sera fait d’ici à la fin du siècle », assure Jean Schneider.

Echelle de Kardachev

L’une plusieurs difficultés auxquelles se heurtent l’ensemble des traqueurs d’extraterrestres est que, componen principe, ils ne savent pas bien ce qu’ils doivent chercher. L’ensemble des radiotélescopes tels qu’Arecibo ou peut-rrtre un Fast sont construits pour entendre d’éventuels messages émis dans le domaine plusieurs ondes radio. Mais ce pourrait tout aussi bien être united nations faisceau laser… Tout est a priori possible, l’essentiel étant que ce signal, quelle que soit sa nature, se distingue clairement du bruit de fond ambiant (notre environnement est saturé d’ondes électromagnétiques) et qu’il ne corresponde à aucun phénomène astrophysique connu, à l’instar du battement d’horloge d’un pulsar (une étoile à neutrons tournant très rapidement sur elle-même et émettant à intervalles réguliers une pulsation sous forme d’ondes radio, de rayons X ou peut-rrtre un de rayons gamma). « Il faut se méfier vehicle le ciel, vehicle c’est comme à la Samaritaine : il s’y passe toujours quelque chose », dit plaisamment Jean Schneider, de l’Observatoire de Paris-Meudon.

Depuis que le programme SETI de recherche d’une intelligence extraterrestre a démarré sous l’impulsion de l’astronome américain Frank Drake en 1960, il faut avouer que l’ensemble des résultats n’ont pas été au rendez-vous. Silence radio sous la voûte étoilée. Mais – et c’est toujours bon signe – voici que l’ensemble des Chinois s’y mettent. Le 25 septembre est entré en service dans la province du Guizhou, au sud-ouest du pays, le radiotélescope Fast (« Five-hundred-meter Aperiture Spherical radio Telescope ») qui, comme boy nom l’indique, est une antenne circulaire de 500 mètres de diamètre. Ce qui surclasse l’observatoire d’Arecibo situé sur l’île de Porto Rico et exploité componen l’université américaine de Cornell, jusqu’ici le plus grand radiotélescope du monde avec boy antenne de 305 mètres. Celle de Fast couvre en surface l’équivalent de 30 terrains de football. Une immense oreille tendue vers le ciel pour – entre autres buts scientifiques, pas tous aussi spéculatifs – essayer de capter united nations signal qui nous viendrait d’une civilisation lointaine, difficile l’indiquait l’an dernier Wu Xiangping, président en Société chinoise d’astronomie.

Après ses infructueuses tentatives d’écoute sur le radiotélescope de Eco-friendly Bank (Virginie Occidentale) en 1960, Frank Drake aborde la question componen united nations versant plus théorique : il s’attelle à fournir une première estimation mathématique du nombre probable de civilisations extraterrestres présentes dans notre galaxie. Il aboutit à l’idée que ce nombre, noté Nciv, est égal au produit de sept facteurs : c’est la fameuse « équation de Drake » qui aujourd’hui encore continue de faire couler beaucoup d’encre. L’ensemble des trois premiers facteurs sont d’ordre astronomique : nombre d’étoiles se formant chaque année dans la Voie lactée, pourcentage de ces étoiles possédant plusieurs planètes, pourcentage de ces planètes gravitant dans la zone habitable, c’est-à-dire celle où l’eau, ce solvant universel, peut se maintenir à l’état liquide. L’ensemble des trois facteurs suivants sont respectivement l’ensemble des estimations du taux de planètes habitables portant effectivement la vie, du taux de planètes habitées sur lesquelles cette vie est intelligente et, parmi ces dernières, en fraction de celles sur lesquelles cette vie intelligente a donné naissance à une civilisation « communicante » – donc au moins aussi technologiquement avancée que la nôtre. Le septième et dernier facteur, qui peut ¨ºtre la durée de vie de ces civilisations, pèse très lourd dans la balance. L’ensemble des premières étoiles riches en métaux (dites « étoiles de Population I »), pouvant donner naissance autour d’elles à plusieurs planètes, sont apparues il y a quelque 10 milliards d’années. Si l’on prend comme durée de vie moyenne d’une civilisation extraterrestre 10.000 ans – ce qui peut ¨ºtre grosso modo l’âge en civilisation humaine -, le ratio 10.000 sur united nations milliard donne une chance sur 100.000 pour que cette civilisation existe actuellement (autrement dit, qu’elle n’ait pas déjà disparu il y a plusieurs milliards d’années). Régulièrement, plusieurs astronomes donnent leur estimation plusieurs sept paramètres de Drake. Dernière en date, deux Américains, Adam Frank et Woodruff Sullivan, sont arrivés à une probabilité minimale d’existence de united nations millionième de milliardième de milliardième. Quoi, il y en a que cela décourage ?

Interférométrie spatiale

Si l’ensemble des écoutes SETI n’ont pour l’instant rien donné, c’est que, il faut bien le dire, elles ont été menées jusqu’ici au petit-bonheur-la-chance. « Commençons componen chercher là où la vie – du moins la vie telle que nous la connaissons sur Terre, basée sur la chimie du carbone – a quelques chances d’apparaître. C’est-à-dire vers l’ensemble des étoiles dotées d’exoplanètes », préconise avec bon sens Jean Schneider. Une étude française datant de 2012 estimait à 1,6 le nombre moyen de planètes componen étoile dans notre propre galaxie. La Voie lactée comptant au bas mot 100 milliards d’étoiles, cela nous fait donc quelque 160 milliards de planètes rien que dans notre petit gold coin d’univers. Et si ne serait-ce que 1% d’entre elles sont situées dans la zone d’habitabilité (ni trop près ni trop loin) de leur étoile, on se retrouve quand même avec 1,6 milliard de mondes susceptibles d’héberger la vie…

Et l’interférométrie spatiale, quand elle sera bien maîtrisée, n’aura aucune raison de se limiter à united nations écart de 10.000 km. On ose à peine imaginer quelle fantastique résolution sera obtenue avec deux miroirs distants de 300.000 km (la distance Terre-Lune), voire de 600 millions (la distance Terre-Jupiter). D’ici quelques décennies, l’homme, s’il s’en donne la peine et surtout l’ensemble des moyens, sera doté d’instruments capables de voir à la surface de mondes extraordinairement lointains. Pour y déceler – qui sait ? – l’ensemble des lumières de villes ou peut-rrtre un le dessin de routes bâties componen une autre civilisation que la nôtre ?

La captation d’un signal apparemment intentionnel et porteur d’information, tel celui détecté componen Jodie Promote dans le film « Contact », serait le jackpot. Mais il sera plus probable que ce que détectent united nations jour nos instruments soit ce que l’ensemble des spécialistes appellent une « fuite technologique » : quelque chose qui soit l’analogue extraterrestre plusieurs lumières de nos villes, plusieurs ondes radio captées componen nos antennes hertziennes, plusieurs bouffées d’énergie dégagées componen nos essais nucléaires, etc. United nations autre distinguo peut être fait entre signaux directionnels et non-directionnels. United nations signal directionnel, donc délibérément envoyé vers nous (dans l’hypothèse où nous aurions été « vus » avant de « voir ») n’a pas besoin d’énormément de puissance pour aller d’une étoile à une autre et ne suppose donc pas une technologie beaucoup plus avancée que la nôtre. L’ensemble des astronomes parlent de civilisation « Kardachev de type I », du nom du radioastronome soviétique Nikolaï Kardachev qui a proposé une méthode de classement plusieurs civilisations selon leur consommation énergétique – le premier barreau de l’échelle étant l’ensemble des civilisations exploitant l’énergie disponible sur leur planète. Beaucoup plus énergivore serait united nations signal émis dans toutes l’ensemble des directions. Celui-ci ne pourrait être le fait que d’une civilisation Kardachev de type II, exploitant l’énergie de boy étoile. Mais united nations tel signal aurait évidemment de chances d’être détecté componen une forme d’intelligence nichée dans une galaxie ou peut-rrtre un une autre.

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