Sur les cinq départements aquitains trois ont voté des hausses pour cette année : Gironde (+9%), Landes (+5%), Dordogne (+4,5%). Les taux sont en revanche restés inchangés par rapport à l’année dernière pour les Pyrénées-Atlantiques, le Lot-et-Garonne, la Charente et la Charente-Maritime.

Face à la baisse des dotations de l’État, toutes les collectivités sont en tout cas obligées de mieux maîtriser leurs dépenses. Pour Jean-Michel Uhaldeborde professeur émérite à l’Université de Pau et des pays de l’Adour, ce sont les communes qui sont les plus touchées, car la DGF représente leur deuxième source de financement après les impôts locaux. ” Mais il est vrai que de façon globale les ressources fiscales continuent de progresser grâce à la réévaluation des bases, même si les élus ne votent pas des hausses de taux.”

Compte tenu de la situation économique et du poids de la fiscalité sur les foyers, le mot d’ordre est à la modération depuis quelques années. Plutôt que d’actionner le levier fiscal, les collectivités s’efforcent – avec des fortunes diverses- de mieux maîtriser leurs dépenses même si la Cour des comptes souligne régulièrement qu’il est toujours possible de faire mieux.

Pour 2016, de façon très globale, ce sont plutôt les départements qui sont responsables de la hausse des impôts locaux. Juste après les élections de 2015, certains d’entre eux ont été tentés de voter des augmentations parfois importantes. Selon le forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales, l’évolution moyenne des taux d’imposition s’élève à 5,4% hors Paris en 2016. Exception faite de 2009, il s’agit de la plus forte hausse depuis 2006. Plus d‘un tiers des départements ont augmenté leurs taux.

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