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“Irresponsable”, “injustifié”. Les termes ne sont pas choisis au hasard, et sont tout sauf subtile. La déclaration de l’arabie saoudite qui a suivi l’annonce, mercredi, le 6 décembre, par le président Donald Trump sur le statut de Jérusalem a condamné avec fermeté et sans ambiguïté l’initiative américaine. Comme le reste de la communauté internationale, le monde arabe et l’oumma (la nation musulmane), Riyad a pris fait et cause pour les Palestiniens, le 7 décembre, après des avertissements répétés au cours des jours précédents sur les conséquences de la “dangereux” pour une telle annonce.

L’arabie saoudite a rejoint, officiellement, le reste du monde, ou presque. Sur les réseaux sociaux, les hashtags de chaque type de floraison, le 7 décembre : “l’Arabie saoudite soutient Jérusalem”, parmi d’autres, est l’un des plus repris.

Un mutuel appui sans faille

Sauf que les relations entre les usa et l’arabie sont confrontés à une reprise depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. Après deux mandats de Barack Obama au cours de laquelle l’écart s’est considérablement creusé entre Washington et Riyad, c’est encore une nouvelle lune de miel. Ce n’est pas un hasard que la première visite à l’étranger du nouveau président des états-unis a été en Arabie saoudite, au mois de mai. Il était magnifique, mais aussi et surtout de succès. Et suivie par une visite en Israël. Depuis lors, les gouvernements des états-unis et l’arabie saoudite ont un commun un soutien sans faille, de la multiplier, de compliments et de l’amabilité.

Une telle approximation, solide en apparence, ne peut qu’être renforcée lors de la mutuelle des intérêts convergent. Dans ce cas, le confinement de l’influence iranienne dans la région, qui est aujourd’hui la priorité pour Washington, à Riyad et Tel-Aviv. Ces trois gouvernements sont obsédés par la montée en puissance de Téhéran au cours des dernières années, et sa présence directe ou indirecte, en Syrie, au Liban, au Yémen, en Irak. L’épine iranien à l’-il, pour autant, remplacé à la question palestinienne, centrale dans la région depuis plusieurs décennies, dans la politique régionale de Riyadh ? Certains observateurs semblent le croire, et d’accuser le royaume wahhabite “connivence” avec les États-unis et d’Israël. Les plus virulents prétend que Riyad a “vendu” à Jérusalem, dans les états-unis.

Un plan de paix favorable aux Israéliens

Il va sans dire que les informations circulant sur le plan de paix israélo-palestinien, qui a été développé par Jared Kushner, beau-fils de Donald Trump, attisent les tensions. Selon de nombreuses sources, de gouvernement et de la diplomatie palestinienne, libanaise, d’arabie saoudite, de l’europe, le prince héritier de l’arabie saoudite Mohammad ben Salman (MBS), réputé pour être particulièrement proche de M. Kushner, aurait proposé au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, en visite à Riyad, le mois dernier, un plan de paix est particulièrement favorable à la… les Israéliens. Il serait la création d’un Etat palestinien indépendant, sans continuité territoriale de la cisjordanie, avec sa capitale à Abu Dis, un village palestinien dans la zone de Jérusalem-Est annexé, mais qui est coupé par le mur de séparation dans le milieu de la construction. La majorité des colonies de cisjordanie serait maintenu, et il n’y aurait pas de droit de retour des réfugiés palestiniens et de leurs descendants. Tout aussi grave, MBS aurait proposé une compensation financière importante pour le président Abbas, et lui avait donné deux mois pour rendre sa décision à la fin de son refus serait suivie d’une démission forcée en faveur du leader palestinien, plus malléable.

Si ces informations sont avérées, ils ont quelque chose à faire enrager le monde arabe et la communauté internationale. Aucune confirmation officielle a suivi ces fuites dans les médias. Au contraire, ils ont été rapidement démentie, et avec virulence, par, entre autres choses, le prince Khaled bin Salman, le frère de MBS, et l’ambassadeur du royaume à Washington.

Jérusalem, la ville trois fois sainte

Dans un contexte de revers diplomatiques, répété pour le MBS – dans le Yémen, le Qatar, le Liban, et les rumeurs de croissance de la réconciliation israélo-saoudienne ne sont pas complètement irréaliste. Mais la prudence est de mise quand il s’agit de deviner ce que réserve l’avenir pour les relations bilatérales entre Washington et Riyad. La déclaration de Donald Trump, met ses alliés arabes, dans une position qui ne pouvait pas être plus délicat. Après tout, Riyad a souvent été sur le devant de la scène des négociations de paix israélo-palestinien, comme en 2002, au sommet de la Ligue arabe à Beyrouth, au cours de laquelle Abdallah ben Abdel Aziz, le prince héritier à l’époque, a proposé la paix aux Arabes contre le retour aux frontières de 1967.

La légitimité du royaume, où sont les deux premiers lieux saints de l’islam, est dans le jeu, autant que Riyad a été avisé de la décision du président américain, à la dernière minute, et placé devant le fait accompli. Déjà en retrait dans la région, l’influence américaine, pourraient se trouver considérablement affaibli par les déclarations du président de la Trompette sur Jérusalem, la ville trois fois sainte, en particulier parmi la population arabe. Sauf que la menace iranienne est beaucoup plus urgent que la cause palestinienne, explosif pendant plusieurs décennies, mais relégué aux oubliettes depuis les soulèvements arabes et les conflits sanglants de ces dernières années. Reste à voir si l’accord américano-saoudienne de tenir bon face à la colère du monde arabe.

Samia Medawar
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