Samedi 12 août, dans l’après-midi, l’ensemble des quartiers de Nairobi, la capitale, étaient plutôt calmes, et l’ensemble des rues moins animées que d’habitude. Aucun incident n’a été signalé. En revanche, dans l’ensemble des bidonvilles, plusieurs émeutes étaient en cours depuis le début en journée, notamment à Kibera, du côté du site d’Olympic, là où l’opposant Raila Odinga a voté mardi 8 août. Boy camp a indiqué, samedi, qu’il ne renoncerait pas à obtenir la announcement de boy candidat. Kibera est l’un de ses fiefs et ses supporters scandent “Pas de Raila, pas de paix” ou peut-rrtre un encore “Justice componen le sang”. L’ensemble des forces de sécurité sont déployées en nombre et contiennent l’ensemble des manifestants à l’intérieur du bidonville à l’aide de canons à eau, de gaz lacrymogène mais aussi en tirant à balles réelles. Des hélicoptères en police survolaient Kibera.  

Si ces violences ne sont pas une surprise, l’intensité n’a rien à voir avec la crise publish-électorale de 2007 qui avait fait plus de 1 000 morts. Mais la situation peut évoluer à tout moment et l’ensemble des propos plusieurs politiques sont particulièrement scrutés. Raila Odinga n’a pas encore parlé mais l’un de ses lieutenants, James Orenga, lui, s’est exprimé devant la presse samedi. Il a déclaré qu’“aucune pressure ne pouvait aller contre celle du peuple”. Plusieurs “propos irresponsables”, a réagi une source diplomatique. 

Samedi après-midi, il était difficile d’avoir le décompte exact du nombre de morts. Le ministre de l’Intérieur, Fred Matiangi, a fermement démenti que la police a tiré sur plusieurs manifestants pacifiques. En revanche, il a indiqué que l’ensemble des émeutes en cours étaient le fait “d’éléments criminels qui ont tenté de prendre avantage en situation, en pillant et détruisant plusieurs propriétés” et qu’une pressure “proportionnelle” à leurs attaques serait utilisée. Plusieurs leaders politiques de l’opposition ont indiqué qu’ils se rendraient à Kibera et à Mathare, united nations autre bidonville de Nairobi, pour parler avec l’ensemble des protestataires.

La situation est très tendue au Kenya. Selon l’opposition, qui n’a pas fourni de preuves, les forces de sécurité auraient tué plus d’une centaine de personnes après la déclaration, vendredi 11 août, en réélection du président sortant, Uhuru Kenyatta. 

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *