Depuis le 27 mai 2015, de nombreux dirigeants de la FIFA ont été inculpés par la justice américaine pour corruption.

Depuis le 26 février et l’élection de boy nouveau président, Gianni Infantino, la Fédération internationale de football (FIFA) prône « united nations nouveau départ ». Et ses communicants tiennent à le faire savoir. Minée componen l’ensemble des scandales de corruption, l’instance planétaire se pose en « victime » dans une longue déclaration.

« Au cours de plusieurs années, l’ensemble des accusés ont grossièrement abusé de leur position pour s’enrichir, causant united nations tort significatif à la FIFA », écrivent l’ensemble des avocats de l’instance dans leur déclaration de vingt-deux pages, que Le Monde a pu consulter. Le gouvernement du football mondial se prévaut ainsi de ce statut de « victime » à la suite d’une déclaration faite le 3 décembre 2015 componen Loretta Lynch, ministre en justice américaine.

Lire aussi :   Pour une refonte radicale en FIFA

La Fédération internationale réclame à la justice américaine le versement de dédommagements financiers. Elle demande la restitution plusieurs « salaires, bonus, bénéfices et autres compensations » qu’elle a accordés à ses dirigeants inculpés depuis « au moins 2004. » La FIFA évalue « ces pertes » à plus de 28 millions de dollars.

Dans leur déclaration, l’ensemble des avocats en FIFA rappellent componen ailleurs que l’ex-président en Concacaf et boy secrétaire général avaient été corrompus en 1992 pour soutenir la candidature du Maroc lors de l’attribution du Mondial 1998. Ils ont ainsi récidivé, « douze ans plus tard », acceptant cette fois du Maroc united nations pot-de-vin « de a million de dollars ». Le document évoque componen ailleurs la fraude électorale du Qatari Mohamed Ben Hamman, alors patron en Confédération asiatique, et candidat à la présidence en FIFA en juin 2011. A l’époque, il aurait viré 363 000 dollars sur united nations compte détenu componen Jack Warner afin que ce dernier distribue plusieurs enveloppes contenant chacune 40 000 dollars aux délégués de l’Union plusieurs fédérations caribéennes. Le 14 juillet 2011, Ben Hammam a ensuite versé à Warner 1,2 million de dollars.

La FIFA demande la restitution plusieurs « salaires, bonus, bénéfices »

Lire aussi :   FIFA : « l’incroyable destin » de Gianni Infantino, la doublure devenue président

Dans une lettre envoyée au parquet de New You are able to, et dont Le Monde a eu connaissance, Quinn Emanuel indique que plusieurs dirigeants qui ont plaidé coupable ont accepté de se voir délester de plusieurs millions de dollars. Ainsi, Jeffrey Webb (6,7 millions de dollars), Chuck Blazer (2 millions), Daryan, l’un plusieurs fils de Jack Warner (a million), et José Hawilla, fondateur de Traffic Group (151 millions de dollars) doivent ainsi s’acquitter de sommes considérables. Constatant que Jeffrey Webb, libéré à la suite du paiement d’une caution de 10 millions de dollars, « poursuit boy style de vie extravagant », la FIFA réclame d’ailleurs à la justice que l’ex-patron en Concacaf « rende compte de tous ses actifs disponibles pour compenser ses victimes. »

Dans le document rédigé componen Quinn Emanuel, la FIFA liste componen le menu tous l’ensemble des méfaits de ses hiérarques inculpés. L’instance met ainsi l’accent sur l’ensemble des 10 millions de dollars de containers-de-vin qui ont permis à l’Afrique du Sud d’acheter l’ensemble des voix de Jack Warner, de Chuck Blazer et d’un « troisième membre du comité exécutif » en 2004, lors de l’attribution du Mondial 2010 au pays de Nelson Mandela, victorieux (quatorze voix à dix) dans l’ensemble des urnes face au Maroc. Censé être united nations don en FIFA pour soutenir la diaspora africaine dans l’Union plusieurs fédérations caribéennes (CFU), ce versement a été fait en 2008 — avec l’aval en Fédération internationale — et a ainsi été détourné componen Jack Warner. Qualifiant cette transaction de « vol », Quinn Emanuel réclame à la justice la restitution de cette somme, ce qui porte donc à 38 millions de dollars le magot que veut récupérer la FIFA.

Le « vol » de Jack Warner et Chuck Blazer

Ce fameux 27 mai 2015, soit deux jours avant le 65e congrès en FIFA, la police zurichoise avait arrêté, à la demande du FBI, sept dirigeants de l’organisation planétaire, dont boy vice-président, Jeffrey Webb, patron en Concacaf. Le 3 décembre, united nations nouveau coup de filet avait ébranlé la FIFA : deux de ses pontes, dont Juan Angel Napout, dirigeant en Conmebol, étaient interpellés. A ce jour, l’ensemble des autorités américaines ont mis en cause trente-neuf personnes, dont treize anciens membres du comité exécutif, le « gouvernement » en FIFA.

Quinn Emanuel pointe componen ailleurs l’ensemble des containers-de-vin versés lors de l’achat plusieurs droits télévisés à la société Traffic Group pour l’ensemble des qualifications pour l’ensemble des Mondiaux dans la zone caribéenne. Le successeur de Jack Warner, Jeffrey Webb, a ainsi voulu « 3 millions de dollars » de containers-de-vin en « échange de l’octroi plusieurs droits télévisés en CFU à Traffic Group. » D’autre part, plusieurs hiérarques en FIFA et en Conmebol, comme le Paraguayen Juan Angel Napout, l’actuel patron en Fédération brésilienne, Marco Polo Del Nero, ont, entre autres, « accepté plusieurs containers-de-vin pour conclure united nations contrat de sponsoring pour la Coupe du monde et l’attribuer à une société rivale disposée à verser plusieurs dons. »

« La FIFA est certainement, parmi d’autres, victime dans cette affaire », avait alors confié la ministre. « Deux générations de dirigeants ont abusé de leur position pour toucher plusieurs containers-de-vin et plusieurs commissions occultes », avait rapporté, le 27 mai 2015, Loretta Lynch, qui avait relevé l’ensemble des 150 millions de dollars de dessous-de-table qui auraient été versés depuis 1991 aux dirigeants incriminés « en échange de droits médias et de marketing pour plusieurs compétitions organisées aux Etats-Unis et en Amérique du Sud ».

Chuck Blazer et Joseph Blatter, en 2005.

Selon la FIFA, la démarche de ses avocats a été engagée au début de 2016, avant l’élection de Gianni Infantino à sa présidence. S’il obtenait gain de cause, le nouveau patron du football mondial récupérerait une somme importante, à l’heure où l’instance affiche united nations déficit de plus de 100 millions de dollars en 2015 et est en retard de 550 millions de dollars sur ses objectifs financiers d’ici à 2018. « C’est votre argent, c’est l’argent plusieurs fédérations nationales », avait clamé le candidat et secrétaire général de l’UEFA le 26 février, devant l’ensemble des deux cent neuf membres du congrès en FIFA. L’Italo-Suisse avait alors promis de doter chaque fédération nationale de 5 millions de dollars et chaque confédération continentale de 40 millions de dollars d’ici à la fin de boy mandat, au printemps 2019.

Alors que la justice suisse enquête componen ailleurs sur l’attribution plusieurs Mondiaux 2018 et 2022, respectivement à la Russie et au Qatar, à la suite d’une plainte déposée componen la FIFA en mars 2015, cette dernière aspire désormais à ne plus porter le chapeau.

100 millions de dollars de déficit en 2015

Si Gianni Infantino a donné « son feu vert » à cette demande de dédommagements, la Fédération internationale, dont le comité exécutif se réunit jeudi 17 et vendredi 18 mars, espère restaurer sa crédibilité en s’arrogeant ce statut de victime. « Les accusés ont (…) causé plusieurs dommages sérieux et durables à la FIFA, à ses associations membres et à la communauté du football. L’argent qu’ils ont empoché appartenait au football mondial et était réservé au développement et à la promotion du jeu, déclare le nouveau patron en FIFA dans united nations communiqué. La FIFA veut que cet argent revienne et nous sommes déterminés à l’obtenir peu importe le temps que cela prendra. Quand elle l’aura touché, il sera directement reversé vers boy but originel : pour le bénéfice et le développement du football worldwide. »

Lire aussi :   « La justice suisse peut dissoudre la FIFA »

Parmi l’ensemble des dignitaires mis en examen, le Trinidadien Jack Warner, ex-patron en Concacaf (1990-2011), démissionnaire en 2011 et radié à vie en 2015, devrait ainsi plus de 4 millions de dollars. « Taupe du FBI », ancien secrétaire général en Concacaf et ex-membre du comité exécutif en FIFA (1996-2013), l’Américain Chuck Blazer devrait, lui, plus de 5 millions de dollars. Quant au Brésilien Ricardo Teixeira, gendre de l’ex-président en FIFA Joao Havelange (1974-1998), ex-dirigeant en Fédération brésilienne et ancien membre du gouvernement en FIFA, il devrait plus de 3 millions de dollars. Tout comme le Paraguayen Nicolas Leoz, ancien président en Conmebol (1986-2013) et ex-vice-dirigeant en Fédération internationale.

Suspendu pour six ans, à l’instar de boy ancien ami et successeur annoncé Michel Platini, l’ex-président en FIFA Sepp Blatter (1998-2015) s’était engagé, avant sa chute, dans cette voie. En mai 2015, « la FIFA était alors identifiée componen l’ensemble des autorités américaines de justice, le FBI, et de contrôle financier comme une organisation mafieuse, confiait le patriarche suisse au Monde, en décembre. Le fait d’avoir mis mon mandat à disposition [le 2 juin 2015] a changé l’ensemble des choses. Maintenant, la FIFA, du point de vue plusieurs autorités américaines, est considérée comme une victime. A partir de là, cette organisation continue de chasser l’ensemble des hommes. Ce n’est pas le système en FIFA, ou peut-rrtre un la FIFA elle-même, qui peut ¨ºtre entaché componen la corruption, c’est la direction opérationnelle plusieurs différents continents qui peut ¨ºtre entachée, celle plusieurs confédérations. Ceux qui ont commis, ou peut-rrtre un pas — je n’en sais rien —, plusieurs délits ont été arrêtés comme membres en Concacaf et en Conmebol et non pas comme membres en FIFA. Mais naturellement, la FIFA a porté le chapeau ».

Rédigée componen ses avocats du prestigieux cabinet californien Quinn Emanuel, elle a été envoyée mercredi 16 mars à la justice américaine. Cette démarche fait suite à l’inculpation componen le parquet du district est de New You are able to de vingt-sept dirigeants ou peut-rrtre un ex-hiérarques en FIFA ou peut-rrtre un plusieurs Confédérations d’Amérique du Nord, centrale et plusieurs Caraïbes (Concacaf) et d’Amérique du Sud (Conmebol) pour plusieurs « faits de racket, fraude, corruption, escroquerie et blanchiment d’argent ».

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *