Nouvelles

La fin probable de la “neutralité du net” jeudi aux Etats-unis

La fin probable de la “neutralité du net” jeudi aux Etats-unis

le

Frein à l’investissement ou de la garantie de l’internet équitable ? Le principe de la “neutralité du net”, qui déchire ses adversaires et partisans pendant des années, pourrait disparaître jeudi en faveur d’un vote par les autorités de réglementation aux états-unis.

La Commission fédérale des communications (FCC) doit se prononcer sur l’abrogation d’une règle datant de la présidence de Barack Obama, qui oblige les fournisseurs de services internet (FSI) pour traiter tous les services en ligne de la même manière, en veillant à ce qu’on appelle la “neutralité du net”.

à première vue, très technique, cette décision pourrait néanmoins avoir des conséquences concrètes pour les utilisateurs, disent les défenseurs du principe de neutralité.

Parce que la décision de la FCC permettrait, théoriquement, le fournisseur d’accès de moduler la vitesse de la vitesse d’internet, à leur discrétion, en fonction du contenu qui passe à travers leurs “tuyaux”. Les défenseurs de la neutralité du net, de peur que les FAI vont créer un “internet” à deux vitesses” à payer plus pour une plus grande vitesse, ou de bloquer certains services à la concurrence, tels que la vidéo à la demande, la téléphonie sur internet ou les moteurs de recherche.

Le gros FAI, les américains eux-mêmes sont en effet les créateurs de contenu: ComCast a, par exemple, NBCUniversal (chaînes de télévision et les studios). AT&T est à la recherche de son côté pour acheter le groupe Time Warner (qui possède les studios, mais aussi des chaînes telles que CNN et HBO).

Et si le FAI va imposer des coûts supplémentaires aux entreprises qui fournissent du contenu de la bande passante-consommer-comme les films et séries diffusées par Netflix, Amazon ou autre; ils pourraient alors décider de passer à l’augmentation de ces coûts de l’abonnement.

– Manifestations –

Mais pour les partisans du projet de la FCC, les règles en vigueur à assimiler les opérateurs de services publics et la prévention des investissements dans de nouveaux services tels que la vidéo-conférences, la télémédecine et les véhicules connectés qui a besoin du haut-débit.

Un vif débat oppose les partisans et les détracteurs de ce principe depuis plus d’une décennie, chaque prétendant à garder l’internet “libre et ouvert”, un débat à plusieurs reprises porté devant les tribunaux dans le passé et qui est encore aujourd’hui le mouvement de protestation.

Le nouveau patron de la FCC, Ajit Pai, nommé par le président, Donald Trump, a récemment décidé de mettre le sujet sur la table, et a promis de mettre fin aux règles en vigueur afin de “rétablir la liberté de l’internet.”

Malgré les protestations de la technologie des groupes et des défenseurs des droits numériques, M. Pai plaide pour un retour à une “approche réglementaire” ou ” lumière de revenir à la situation du début des années 2000, qui a permis à internet de s’épanouir.

De leur côté, les FAI promesse de gérer leur réseau de manière ouverte et transparente et que la FCC assure qu’en cas de plaintes, ils seront traités par un autre organisme, la Commission fédérale de la concurrence (FTC), spécialisée dans les règles de protection des consommateurs et de lutte contre les monopoles.

Bien que très américain, le débat sur la “neutralité du net” se rapporte indirectement à de nombreux autres pays que la base de leurs lois sur l’internet, sur le modèle américain. L’Union européenne a adopté des directives, mais chaque État membre dispose de son propre règlement.

La situation des états-unis est unique parce que ce sont des opérateurs privés qui créer et d’investir dans leurs propres réseaux, tandis qu’ailleurs, les infrastructures appartenant à l’actuel ou l’ancien monopole sont partagés.

Post Comment