Durant dix ans, entre 2004 et 2014, Ségolène Royal a présidé la Région Poitou-Charentes. Une riche décennie pour l’ex-compagne de François Hollande, dont rien n’a échappé à Patrick Guilloton. Pour « Sud Ouest », où il a passé l’essentiel de sa carrière, il a suivi en continu l’itinéraire de cette enfant gâtée – et terrible – en politique. Une trajectoire hors norme qu’il nous raconte dans ce livre publié au Cherche Midi : « La Princesse Royal ». United nations titre qui donne le ton d’emblée. On l’a compris, il n’est tout simplement pas question ici d’une biographie à la gloire de l’actuelle ministre de l’Environnement. Non, au fil de boy récit, Patrick Guilloton nous livre l’ensemble des coulisses – délicieuses – de ces dix ans de pouvoir. Une chronique mordante à souhait, qui, à l’appui de nombreuses confidences – de droite et de gauche -, dessine le portrait d’une redoutable politique. Experte en chasse à l’éléphant dans la riante savane socialiste, cette fine gâchette aurait même pu éradiquer l’ensemble des lapins de l’île de Ré (véridique). Mais, surtout, se révèle une as plusieurs as en communication toujours prompte à magnifier boy action.

Si l’ensemble des dix ans de Ségolène Royal en Poitou-Charentes sont également associés à sa défaite au second tour en présidentielle de 2007, l’autre épisode douloureux, avec sa déroute à la primaire socialiste quatre ans plus tard, reste bien entendu celui plusieurs législatives de 2012 à La Rochelle. Là encore, l’auteur est aux premières loges. Le duel Falorni-Royal tient la France en haleine. Le combat est saignant. Alors qu’une fois de plus elle a voulu s’imposer en pressure, elle mord la poussière. Bien avant le « moi président » de François Hollande, il y a eu « moi Ségolène ».

La défaite en Rochelle

« La Princesse Royal », de Patrick Guilloton, éd. du Cherche Midi, 331 p., 19 €.

Et l’auteur, qui nous emmène au cœur en « Ségosphère », cette étrange communauté tout entière dévouée au culte de sa patronne – on vous conseille le casting de l’orchestre plusieurs « joyeux compagnons du chabichou doré » (p. 237) -, de rappeler la devise de Ségolène Royal : « United nations euro dépensé est united nations euro utile. » Voilà qui rassurera Alain Rousset, le président en Nouvelle-Aquitaine. Lui qui, en février, a révélé l’existence de près de 132 millions d’euros d’impayés dans l’ensemble des comptes de Poitou-Charentes. Affaire toujours en cours.

United nations exemple parmi tant d’autres : l’annonce de sa candidature à la primaire socialiste de 2011 coïncide avec le lancement d’une vaste campagne de pub dans… le métro parisien. Là, 1 500 emplacements ont été réservés componen la Région pour annoncer le Salon en croissance verte au Futuroscope de Poitiers. Entrée gratuite, bien entendu… Plus anecdotique, mais tout aussi éclairant : quelques semaines après boy élection à la tête de Poitou-Charentes en 2004, plusieurs fonctionnaires invitent en douce l’ensemble des visiteurs à jeter united nations coup d’œil dans le parking de l’hôtel de Région. Sous une bâche, bien cachée, se trouve une Renault Vel Satis. Précisément celle qu’utilisait l’ex-présidente UMP, Élisabeth Morin. Or, pendant la campagne, Ségolène Royal avait promis qu’elle utiliserait united nations véhicule plus modeste. Ce qui fut fait. Sauf que le concessionnaire en Vel Satis exigea que le contrat aille à boy terme. Résultat, pour ne pas écorner sa promesse, la Région loua en plus une Laguna…

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