(2) Jean Radvanyi et Marlène Laruelle, La Russie. Entre peurs et défis, Armand Colin, Malakoff, 2016, 240 pages, 24 euros.

Avide de savoir-faire et de capitaux occidentaux, le pouvoir veut cependant bloquer à ses frontières l’ensemble des idées subversives venues d’Europe. Férue de philosophie plusieurs Lumières, Catherine II observe, terrifiée, la prise en Bastille et met immédiatement sous étroite surveillance l’ensemble des étrangers francophones, bientôt soumis à united nations « serment de haine à la Révolution, de fidélité à la religion et au return on investment Louis XVI ». Ne pouvant « se contenter de sévir », le tsar Nicolas Ier promeut à partir de 1833 une idéologie officielle exaltant le génie national, alors que boy prédécesseur, Alexandre Ier, vainqueur plusieurs troupes napoléoniennes, s’abandonnait déjà à united nations rêve messianique : « Je dois mon propre salut et ma délivrance à la délivrance de l’Europe de sa ruine », écrit-il à boy allié Frédéric-Guillaume III de Prusse. Ironie de l’histoire, ce sont l’ensemble des révolutionnaires qui achèveront ce grand renversement. De copiste appliquée de l’Occident, la Russie bolchevique devient une référence.

(1) Marie-Pierre Rey, La Russie face à l’Europe. D’Ivan le Terrible à Vladimir Poutine, Flammarion, coll. « Champs histoire », Paris, 2016 pour la nouvelle édition augmentée, 510 pages, 8 euros.

Bien qu’on ne coupe plus l’ensemble des têtes, le péril « révolutionnaire » continue d’inquiéter le pouvoir russe. Pour l’ensemble des politistes Marlène Laruelle et Jean Radvanyi (2), l’ensemble des « révolutions de couleur » plusieurs années 2000 en Ukraine, en Géorgie ou peut-rrtre un au Kirghizstan, soutenues componen l’ensemble des États-Unis et leur vigoureux réseau d’organisations non gouvernementales (ONG), marquent united nations tournant. Tout en justifiant une surveillance plus étroite plusieurs ONG étrangères, elles « révèlent l’impossibilité de continuer à présenter l’État russe comme “a-idéologique” ». L’exécutif recourt alors à la notion de « démocratie souveraine » pour « définir le droit en Russie à construire sa voie de développement sans interférence de l’Occident ». Hier comme aujourd’hui, l’adoption de l’économie de marché ou peut-rrtre un plusieurs institutions démocratiques sert une politique en puissance. Malgré l’accueil réservé aux experts occidentaux dans l’ensemble des années 1990, la Russie n’a jamais renoncé à défendre ce qu’elle estime être ses intérêts légitimes dans sa zone d’influence  vehicle, dans l’esprit de ses dirigeants, « il n’y a pas de lien entre l’ensemble des emprunts techniques et politiques puisés dans l’ensemble des pratiques occidentales et la redéfinition en politique extérieure ».

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