«Dans La Nouvelle-Orléans noire disparue, 1978-1982. » Tout est dit dans le sous-titre de Bons Temps roulés (1), une expression locale qui renvoie au « Allow the good occasions roll ! » Que la fête commence ! »). Berceau du jazz et temple du vaudou funk, la ville de Louisiane a souvent été auscultée componen l’ensemble des photographes. William Claxton publia united nations recueil consacré à la communauté musicale dans l’ensemble des années 1960  Lee Friedlander sut saisir l’essence de cet archipel « créole » dont le carnaval conte l’essence… Ici plus qu’ailleurs, l’histoire en vie locale s’écrit au rythme d’une bande-boy qui brasse large.

Le photographe français Bernard Hermann sonda entre 1979 et 1982 l’ensemble des tréfonds de l’âme d’une cité soumise à la guerre plusieurs clans et marquée componen la question raciale. Le parti pris du noir et blanc pour ses 170 clichés souligne cet état de fait : plusieurs cortèges funéraires qui accompagnent avec ferveur le défunt aux clubs sociaux qui pansent l’ensemble des plaies plusieurs exclus, du terrible pénitencier d’Angola, symbole en fracture raciale, où l’ensemble des casseurs de pierres ont de sérieux coups de blues, aux tribus indiennes du Carnival, emblèmes d’une ville où le masque est de mise, tout ici rappelle que la ségrégation demeura l’un plusieurs signes distinctifs en ville du return on investment zoulou. Ce que vint rappeler aux oublieux, en 2005, le torrent boueux de l’ouragan Katrina.

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