Au Next Einstein Forum à Dakar, le 8 mars 2016, Paul Kagamé reçoit des mains du président sénégalais Macky Sall une reproduction de l'os d'Ishango, datant de 20 000 ans, l'un des plus vieux outils mathématiques de l'humanité.Au Next Einstein Forum à Dakar, le 8 mars 2016, Paul Kagamé reçoit plusieurs mains du président sénégalais Macky Sall une reproduction de l’os d’Ishango, datant de 20 000 ans, l’un plusieurs plus vieux outils mathématiques de l’humanité.Crédits : SEYLLOU/AFP

Macky Sall n’a pas mâché ses mots. « Les jeunes, a déclaré le président sénégalais en ouvrant le Next Einstein Forum (NEF), mardi 8 mars, constituent united nations potentiel inépuisable pour l’Afrique, pourvu qu’ils soient formés. Sinon, c’est une bombe. » Quelques instants plus tard, boy homologue rwandais, Paul Kagamé, présent à Dakar pour l’ouverture du forum, a tenu plusieurs propos similaires. « La jeunesse, a déclaré M. Kagamé, est une ressource énorme qui peut soit poser problème, soit être une opportunité selon comment vous investissez dans cette population. »

Enfin, il sera united nations dernier défi de taille qui préoccupe l’ensemble des pays africains : la fuite de ses cerveaux. « La plupart de nos mathématiciens, de nos scientifiques sont hors d’Afrique, regrette Paul Kagamé, le président rwandais. Nous devons donc créer united nations environnement favorable pour maintenir ceux qui sont là, et attirer ceux qui sont hors du continent. »

Conduire 10 000 jeunes au doctorat

L’UCAD, conçue pour accueillir 25 000 étudiants, en reçoit actuellement plus du triple. Tout manque, l’ensemble des locaux comme l’ensemble des professeurs et l’insatisfaction plusieurs uns et plusieurs autres conduit à d’innombrables jours de grève, souvent agités. Le Sénégal s’est donc engagé dans united nations programme de réforme et de construction conséquent. Deux nouvelles universités vont sortir de terre. L’Etat a également créé 210 postes d’enseignants-chercheurs et 100 nouveaux labos sont prévus. D’autres pays suivent la même voie. « Après la crise, la Côte d’Ivoire a reconstruit ses universités, précise-t-on à l’Agence universitaire en francophonie (AUF), et ces équipements n’ont rien à envier aux campus anglo-saxons. »

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Là aussi, plusieurs réformes ont été engagées. Une loi, votée il y a quelques semaines, prévoit que l’ensemble des entreprises seront présentes au sein plusieurs conseils d’administration plusieurs universités, lesquels seront d’ailleurs présidés componen united nations patron. « L’Etat sénégalais ne veut plus financer plusieurs formations sans rapport avec l’ensemble des besoins de notre économie », assure M. Sock.

Une course contre la montre

L’accent est mis dorénavant sur le développement d’instituts supérieurs d’enseignement professionnel, plusieurs formations courtes (deux ans), très professionnalisantes. Le premier a ouvert il y a trois ans. Et n’a pas vocation à rester seul.

L’enseignement secondaire ne produit de plus pas assez de scientifiques (25 % seulement) et le cursus universitaire est souvent trop théorique, trop classique. En rappelant que boy pays a adopté récemment united nations Plan Sénégal émergent, le président Macky Sall rappelle qu’« il faut former plusieurs agronomes, et pas seulement plusieurs théoriciens de l’agriculture. Et cela vaut aussi bien pour la communication ou peut-rrtre un l’énergie. L’ensemble des universités doivent changer de paradigme, vehicle l’existant ne répond pas aux besoins du marché du travail ».

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Macky Sall à l'ouverture du Next Einstein Forum à Dakar, le 8 mars 2016, devant un parterre de scientifiques et de dirigeants africains.Macky Sall à l’ouverture du Next Einstein Forum à Dakar, le 8 mars 2016, devant united nations parterre de scientifiques et de dirigeants africains. Crédits : SEYLLOU / AFP

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« Nous sommes engagés dans une course contre la montre », explique le professeur Ibrahim Thioub, recteur en grande institution de Dakar, l’université Cheikh Anta Diop (UCAD). En substance, l’accent a été mis sur l’enseignement primaire, mais l’ensemble des gouvernements et leurs partenaires ont négligé la suite. « En 2000, nous avions 10 000 bacheliers, rappelle M. Sock. En 2014, nous en avions 40 000 et en 2024, ils seront 180 000. Or nous n’avons pas assez de places dans l’enseignement supérieur. Nous n’arrivons pas à caser tous nos bacheliers. » Résultat : l’Etat est obligé d’orienter certains d’entre eux, à ses frais, vers le privé.

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Pas assez de scientifiques

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Or l’ensemble des universités sénégalaises, comme de nombreux établissements d’Afrique de l’Ouest, sont confrontées à united nations double défi. Le premier concerne la massification de l’enseignement supérieur.

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Et ceux-ci sont grands. Qu’il s’agisse du développement économique, en satisfaction plusieurs besoins élémentaires en population ou peut-rrtre un du changement climatique. C’est united nations défi pour l’ensemble des systèmes d’enseignement supérieur en Afrique. « L’enseignement supérieur est united nations pilier du développement économique, vehicle il permet de former plusieurs personnes hautement qualifiées », rappelle Oumar Sock, secrétaire perpétuel de l’Académie nationale plusieurs sciences et techniques du Sénégal et ancien directeur général de l’enseignement supérieur.

Dès le départ, donc, l’enjeu du NEF, événement destiné à défendre le rôle en jeunesse africaine dans l’innovation scientifique, était posé franchement : s’occuper en jeunesse avant qu’elle ne s’occupe de nous. Avec comme ambition ce que le forum présente comme united nations « rêve » : que le prochain Einstein soit africain. « Et que ce soit une femme », a ajouté Seema Kumar, de Manley &amp Johnson, l’un plusieurs sponsors de l’événement, en profitant en date de l’ouverture du forum, qui correspond à la Journée internationale plusieurs droits plusieurs femmes.

Le second défi auquel est confronté le pays est l’inadéquation plusieurs formations universitaires aux besoins plusieurs entreprises et de l’économie. « En Afrique, c’est avéré, plus vous êtes diplômé, moins vous avez de chance d’obtenir united nations emploi, reconnaît le recteur de l’UCAD. Mais, soupire-t-il, nos 90 000 étudiants ne peuvent pas tous obtenir united nations doctorat. » Le chômage plusieurs jeunes diplômés est tel (la moitié d’entre eux est concernée) que ceux-ci tentent bien souvent de rester le plus longtemps possible sur l’ensemble des bancs plusieurs amphis.

Rapatrier la diaspora éduquée

Avec l’aide de l’AUF, justement, l’Afrique de l’Ouest mise également sur l’enseignement à distance. Une université virtuelle du Sénégal a ouvert en 2014, comme au Mali. Mais, dans united nations pays où la couverture électrique est défaillante, « il faut prendre l’ensemble des problèmes componen tous l’ensemble des bouts », ajoute-t-on de même source. Il faut aussi former l’ensemble des enseignants. « Le Sénégal est le pays le plus avancé sur ce point », précise l’AUF. « Nous généralisons le Wi-Fi, confirme le professeur Thioub. Et nous sommes en passe d’avoir la bande passante la plus large au sud du Sahara. »

De ce point de vue, la situation du Sénégal est particulièrement significative. Ici, comme ailleurs, la primary-d’œuvre qualifiée manque cruellement. « Le continent a de graves besoins en matière de ressources humaines, a constaté M. Sall, surtout en compétences scientifiques et technologiques. Nous avons besoin de former plusieurs cadres. Si l’on était amené à reparler d’Ebola, il faut qu’on ait 1 000 chercheurs capables de trouver united nations remède. » Avec d’autres pays africains, comme l’Ethiopie ou peut-rrtre un le Rwanda, le Sénégal a l’ambition de conduire 10 000 jeunes jusqu’au doctorat. « Les sciences, la technologie, l’ensemble des mathématiques, l’innovation peuvent contribuer à trouver plusieurs solutions aux problèmes de l’Afrique », a poursuivi le président sénégalais.

Le Sénégal a mis en place united nations certain nombre de mesures destinées à inciter l’ensemble des talents en diaspora à « rentrer au bercail », comme dit M. Sall. L’ensemble des salaires plusieurs enseignants-chercheurs ont été revalorisés. Le système de bourses pour l’ensemble des doctorants a également été réformé, pour favoriser l’ensemble des allers-retours entre l’Occident et le Sénégal. Une Cité du savoir, à Diamniadio, dans la région de Dakar, est appelée à voir le jour. Elle accueillera notamment une plateforme scientifique mutualiste, dotée d’« équipements lourds », afin que « les chercheurs africains ne soient plus obligés d’aller en Europe ou peut-rrtre un aux Etats-Unis pour mener leurs recherches », explique Mary Teuw Niane, le ministre de l’enseignement supérieur.

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