« Paris ! », Bon Marché, 24, rue de Sèvres, Paris 7e. Du 2 septembre au 15 octobre.
« Made in Paris », Hôtel de Ville, 29, rue de Rivoli, Paris 4e. Du 7 septembre au 22 octobre.

Les artisans de l’atelier Paulin créent à la demande des bijoux à message.

Il s’agit pour Paris de renouer avec boy glorieux passé. Au XIXe siècle, la ville était réputée dans toute l’Europe pour ses nombreux ateliers de confection d’ameublement ou peut-rrtre un d’articles fantaisie tels que l’ensemble des boutons ou peut-rrtre un l’ensemble des parapluies. Victimes de l’industrialisation, une grande partie ont fermé au cours du XXe siècle. Le terme « fabriqué à Paris » a été galvaudé, certaines marques estimant qu’avoir simplement eu l’idée d’un produit dans la capitale suffisait à légitimer le label. Aujourd’hui porté componen plusieurs associations locales de promotion de l’artisanat et une politique nationale de valorisation de l’apprentissage, le « made in Paris » — le vrai — renaît.

8 000 entreprises de fabrication artisanale dans Paris

La griffe Maison Château Rouge se sert de tissus wax africains achetés aux commerçants du 18e arrondissement pour boy streetwear minimaliste. L’atelier Paulin, dans le Sentier, transforme plusieurs fils de métal en bracelets formant plusieurs mots. Le Baigneur, savonnier de Montreuil, propose une gamme de soins 100 % bio. Quant à la Distillerie de Paris, qui fabrique d’excellents gins, elle bénéficie d’un assouplissement en loi interdisant, depuis 1924, la production d’alcools forts dans la capitale. Si leurs domaines d’expression sont variés, ces nouveaux artists ont souvent united nations point commun : ce sont plusieurs reconvertis. « Quasiment tous ont eu une vie avant, qui n’avait rien à voir avec la création. Ils travaillaient dans la pub, la cosmétique, la finance ou peut-rrtre un faisaient du droit », précise Jennifer Cuvillier.

Le Baigneur, à Montreuil, propose des soins 100 % bio.

Componen Johanne Wolf

Le Bon Marché, à Paris, travaille avec une centaine de marques artisanales parisiennes.

L’atelier de création de bijoux Monsieur, rue Charlot, Paris 3e

« Connaître l’artisan et suivre la fabrication, cela donne une forte valeur ajoutée à l’acte d’achat. » Patricia Romatet, professeure à l’Institut français en mode

S’installer à boy compte à Paris présente de réels avantages, même si la primary-d’œuvre et l’ensemble des loyers y sont chers. « On gère toute la chaîne de production, explique Nadia Azoug, qui a fondé en 2010 la marque de bijoux Monsieur. J’y achète l’or, je m’occupe en partie métal à l’atelier et je fais appel à plusieurs sertisseurs ou peut-rrtre un plusieurs graveurs parisiens pour l’ensemble des finitions. Je travaille en flux tendu, en fonction en demande. Du coup je n’ai pas de stock, et je n’ai jamais besoin d’organiser plusieurs soldes », se félicite-t-elle. Etant donné l’ensemble des petites quantités qu’elle produit et le haut niveau de savoir-faire requis, délocaliser sa production ne serait pas rentable, et lui ferait perdre beaucoup de temps.

Installé dans le 18e arrondissement, le label Maison Château Rouge fabrique des vêtements en wax à partir de tissus achetés dans le quartier.

Créer à Paris permet aussi au producteur de montrer boy travail et donc de légitimer l’ensemble des prix appliqués auprès du client. « Connaître l’artisan et suivre la fabrication, cela donne une forte valeur ajoutée à l’acte d’achat », confirme Patricia Romatet, professeure à l’Institut français en mode. Maison Hikaku l’a bien compris : ce jeune atelier de maroquinerie, qui ne fabriquait jusqu’ici que plusieurs prototypes pour de grandes maisons de luxe, lancera à la rentrée sa propre marque. Hikaku vendra désormais aux particuliers, mais n’aura pas de boutique. « On veut rester confidentiel, que l’ensemble des clients viennent voir directement notre travail dans l’atelier », explique la cofondatrice Louise Dallérac, qui, pour compenser, mise sur le bouche-à-oreille et boy site Internet.

Expositions

Soutenus componen plusieurs actions locales de revalorisation de l’apprentissage, l’ensemble des ateliers en capitale participent à la renaissance du label “Fait à Paris”. Bijouterie, textile ou peut-rrtre un cosmétique, ils ont le vent en poupe.

« Au départ, on pensait consacrer une exposition à la création française, explique Jennifer Cuvillier, directrice du style du Bon Marché. Quand on the commencé l’ensemble des premières recherches sur Paris, on the été franchement surpris componen le nombre d’ateliers qu’on ne connaissait pas, cachés derrière une porte cochère ou peut-rrtre un dans une arrière-boutique. On s’est rendu compte que, rien que dans la capitale, il y avait déjà largement de quoi faire. » Dans Paris intra-muros, on compte autour de 8 000 entreprises de fabrication artisanale. Parmi elles, le Bon Marché a sélectionné une centaine de marques spécialisées dans la mode, la bijouterie, la beauté, la gastronomie ou peut-rrtre un la papeterie.

A lire : Produced in Paris, de Christine Taconnet. Erectile dysfunction. Chêne. 160 p. 19,90 €. A paraître en septembre.

A une époque où tout finit componen se savoir, du salaire du coiffeur du président à l’identité de détenteurs de comptes offshore, la traçabilité et l’ensemble des bonnes conditions de production sont united nations enjeu fondamental pour l’ensemble des marques. Pour celles installées dans la capitale, le gage de qualité que représente une production locale se double d’un halo de prestige. Il n’est d’ailleurs pas anodin qu’Yves Saint Laurent ait décidé l’an dernier de rouvrir united nations atelier de création sur mesure dans united nations hôtel particulier en rive gauche. Que l’on appartienne à united nations grand groupe ou peut-rrtre un que l’on soit à boy compte, Paris reste united nations excellent argument de vente.

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