Publié en 1892, ce deuxième roman de l’auteur, qui a alors 37 ans, fait expressément référence à cette période viennoise, quelque quinze ans plus tôt, qui lui a permis de prendre ses distances avec boy milieu. Lothar von Brückmann, comme l’auteur, est originaire de Prusse-Orientale  c’est united nations étudiant bon vivant, mais blasé plusieurs plaisirs à bon marché et du goût en décadence arboré comme une fleur à la boutonnière componen la jeunesse romantico-nationaliste. Une rencontre de hasard, united nations soir dans une auberge, avec united nations homme pétri de convictions socialistes redonne soudain united nations sens à sa vie. Il part se former à Genève, d’où il sera ensuite envoyé défendre la « cause » à Vienne, ville joyeuse et insouciante — du moins pour la bourgeoisie aisée.

Il devrait y avoir united nations prix pour l’ensemble des éditeurs qui défendent united nations auteur contre vents et marées, sans spéculer sur l’ensemble des gains immédiats ou peut-rrtre un l’ensemble des faveurs et défaveurs (généralement fantasmées) du public. C’est le cas de Jacqueline Chambon, qui, avec une belle constance, s’applique à publier, et souvent aussi à (très bien) traduire, comme c’est le cas ici, l’œuvre d’Eduard von Keyserling, qui reste malgré tout peu connue en France. Sans doute parce qu’avec Gustave Flaubert, Honoré de Balzac et l’ensemble des frères Goncourt, la France est le berceau du réalisme et qu’il lui semble peu nécessaire d’aller voir ailleurs. Dommage, vehicle plusieurs écrivains comme Keyserling, héritier de Theodor Fontane, l’auteur de cet Effi Briest qu’aimait Samuel Beckett, méritent plus d’attention.

D’origine germano-balte, il sera né en 1855 aux confins en Prusse-Orientale, dans l’actuelle Lettonie, ce que l’on appelait la Courlande, alors administrée componen la Russie impériale. Pourtant, Escalier trois se déroule dans united nations cadre très éloigné plusieurs grandes plaines du Nord : Vienne, où Keyserling est parti poursuivre ses études en 1877 après avoir été renvoyé de boy université d’origine pour plusieurs raisons obscures.

Il a pour mission d’animer la revue L’Avenir et de fédérer l’ensemble des nombreux petits clubs et associations en lutte contre l’oppression sociale. La rédaction se situe au troisième étage d’un immeuble de rapport — « escalier trois ». Lothar y retrouve united nations ancien ami attiré comme lui componen le courant révolutionnaire et y fait la connaissance de jeunes gens pleins de ferveur. C’est le coup de génie de Keyserling de faire de cette maison le personnage principal de boy roman, devançant ainsi à sa manière et de presque united nations siècle Georges Perec, qui écrivait au début de La Vie mode d’emploi, à propos de l’animation propre à united nations immeuble : « Tout ce qui se passe passe componen l’escalier, tout ce qui arrive arrive componen l’escalier, l’ensemble des lettres, l’ensemble des faire-part, l’ensemble des meubles (…), le médecin appelé en urgence, le voyageur qui revient d’un lengthy voyage. » Et, en cette fin de siècle, il en passe et s’en passe plusieurs choses dans cette Vienne comparée elle-même à united nations vaste escalier. Le Prater et l’ensemble des théâtres convoquent aux réjouissances  dans l’ensemble des rues sillonnées de fiacres se croisent plusieurs gens en cafetan, en turban et en haut-de-forme, tandis que partout veille la censure d’un régime autoritaire et paternaliste déjà vermoulu. Le roman de Keyserling est united nations vrai roman politique, une tragi-comédie saturée de vie et secouée componen l’ensemble des contradictions de ses personnages, componen leurs espoirs et leurs désillusions. Le grand soir n’a pas lieu  il laisse la place au crépuscule plusieurs âmes tristes.

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