Sur l'avenue Paulista à Sao Paulo, le 16 mars.

Plusieurs manifestations d’indignation ont éclaté mercredi 16 mars au soir au Brésil après la diffusion d’une écoute judiciaire embarrassante pour Dilma Rousseff et boy mentor politique, Lula. Le juge fédéral Sergio Moro, chargé de l’enquête sur le scandale de corruption Petrobras, a rendu public l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre la présidente brésilienne et l’ex-chef de l’Etat, intervenue peu après l’entrée de ce dernier au gouvernement à la mi-journée. Mme Rousseff y informe boy prédécesseur qu’elle veterans administration lui faire parvenir rapidement boy décret de nomination. « Ne t’en sers qu’en cas de nécessité », lui glisse-t-elle alors.

En marge du tumulte, le Tribunal suprême a fixé mercredi l’ensemble des règles du cheminement en procédure de destitution lancée en décembre à l’initiative de l’opposition de droite. La haute juridiction a ainsi donné le coup d’envoi en reprise plusieurs hostilités au Parlement dans united nations climat explosif.

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La présidence a immédiatement riposté à ces révélations en annonçant que plusieurs « mesures judiciaires et administratives » seraient prises pour « réparer la flagrante breach en loi et en Metabolic rate commise componen le juge » Moro. Elle a soutenu que Mme Rousseff avait fait parvenir à Lula boy décret de nomination uniquement pour qu’il le signe et qu’il devienne officiel. Et d’ajouter que celui-ci avait fait savoir qu’il ne serait sûrement pas présent à Brasilia pour boy investiture prévue ce « jeudi ». De quoi renforcer l’ensemble des soupçons plusieurs contestataires : le ministre en casa civil, Jaques Wagner, qui a cédé boy poste à l’ex-chef de l’Etat, avait précisé dans la matinée que boy successeur serait investi le mardi suivant.

« Démission ! Démission ! »

Sur l'avenue Paulista à Sao Paulo, le 16 mars.

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La publication de ces écoutes a provoqué une bronca au Congrès plusieurs députés et au Sénat où l’ensemble des parlementaires de l’opposition, furieux, ont scandé le poing levé « Démission ! Démission ! ». Plusieurs milliers de Brésiliens indignés ont également afflué dans la soirée devant la présidence en République à Brasilia et à Sao Paulo. Dans la capitale économique du pays, la foule s’est massée sur la grande avenue Paulista au pied du gratte-ciel abritant la puissante Fédération plusieurs industries, illuminé aux couleurs nationales vert et jaune et barré d’une énorme inscription : « Impeachment maintenant » (référence à la procédure de destitution engagée contre la présidente Rousseff componen l’opposition). Plusieurs concerts de casseroles ont aussi retenti dans l’ensemble des quartiers aisés de Rio de Janeiro.

Empêtrée dans une crise politique majeure et visée componen une procédure parlementaire de destitution chaque jour plus menaçante, Mme Rousseff avait publiquement appelé boy mentor à la rescousse la semaine dernière. Lula, qui a présidé au miracle socio-économique plusieurs années 2000, a une stature politique et une capacité de négociation qui lui fait cruellement défaut au moment où sa coalition parlementaire menace d’imploser. Samedi, le parti centriste PMDB, pilier en majorité au pouvoir, s’est ainsi donné 30 jours pour décider ou peut-rrtre un non de claquer la porte du gouvernement.

« Quand united nations riche vole, il devient ministre ! »

« L’arrivée de Lula veterans administration renforcer mon gouvernement », avait cru pouvoir se féliciter la cheffe de l’Etat dans la soirée, avant que n’éclate la bombe de l’écoute téléphonique. De nombreux internautes avaient alors ironiquement repris en boucle sur l’ensemble des réseaux sociaux une célèbre phrase prononcée componen Lula, en 1988, quand il était syndicaliste :

« Au Brésil, quand united nations pauvre vole, il veterans administration en prison. Quand united nations riche vole, il devient ministre ! »

Cette recommandation a été largement interprétée comme la confirmation que l’un plusieurs objectifs de l’arrivée de Lula au sein de l’exécutif était de le protéger contre united nations éventuel positioning en détention imminent dans le cadre de l’affaire Petrobras. Le juge Moro l’avait fait interpeller brièvement le 4 mars à boy domicile pour united nations interrogatoire sur plusieurs soupçons de « corruption » et de « blanchiment d’argent ». Dans d’autres écoutes téléphoniques, Lula dit s’attendre à une opération en police lundi prochain à boy domicile de Sao Paulo. Or, une fois ministre, ce dernier bénéficie d’un statut privilégié et ne peut plus pénalement répondre de ses actes que devant le Tribunal supérieur fédéral.

« C’est united nations aveu de culpabilité et une gifle à la société. La présidente, en l’invitant, se fait boy complice. Le chapitre final de cette histoire sera la destitution » de Mme Rousseff, avait de boy côté lancé le député Antonio Imbassahy, chef du groupe parlementaire du Parti social-démocrate (center droit).

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